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Folle ivresse ou douce folie?
Mer 24 Fév 2016 - 22:45

 
    






Participants : 1° Milah Jones / 2° Killian Jones / 3° QUI3
Début du RP : 22 07 2014 | Dernier Post : 22 07 2014
Contexte : Une nuit à la belles étoiles sur les eaux d'une mer approchant d'Arendelle. La lune est pleine et l'eau calme. Tout semble paisible alors que le navire glisse silencieusement sur les remous languissant de la flotte.
Période de la journée : Nuit
Météo : Le ciel est dégagé, la lune y est pleine. Une légère brise vient parfois troubler le souffle des eaux.

Pour "Folle ivresse ou douce folie?", c'est parti !


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Folle ivresse ou douce folie?
Mer 24 Fév 2016 - 22:50

 
    


Killian JonesMilah ~ Killian

L es doux rayons de la lune éclairaient les remous calme de la mer alors que mon Jolly Roger glissait silencieusement sur les eaux sinueuses. La nuit était d'un calme plat. Trop calme pour ne pas être sur mes gardes. Les eaux les plus paisibles étaient également les plus dangereuses, je ne l'avais que trop souvent appris aux dépends de mon équipage. Combien d'hommes avais-je perdu parce qu'ils ne suivaient pas mes indications à la lettre? Quelques-uns? Des dizaines? Peut-être même des centaines, je n'ai jamais été capable de retenir le nom de la plupart d'entre eux. Ce n'est pas une fois mort que je risque de les retenir! Quelques langues de brume vinrent serpenter sur les eaux alors que je tournais légèrement la barre de mon navire vers la gauche. Où allions-nous? Je n'en avais aucune idée. Quelque chose me disait que je devais être ici. Il était rare que je me laisse aller à mes rêveries, mais une voix m'avait murmurée dans mon sommeil la route à suivre. C'était pour cette raison que j'étais derrière la barre avec les étoiles pour seules amies, alors que la plupart de mes hommes ronflaient dans un coin de la cale. Cette solitude ne me pesait aucunement. Voilà maintenant des années que la solitude était ma seule compagne, la seule qui méritait que je m'y attache un tant soit peu. Il est beaucoup plus facile de se lier à la solitude qu'aux gens. La solitude vous sera toujours fidèle, elle ne vous abandonnera jamais... et ne mourra jamais.

Seulement, cette solitude me pesait autant qu'elle me plaisait. Un souvenir me pesait. Une larme sinueuse, un sourire attendri, une chevelure aux couleurs du torrent d'un ruisseau en plein automne...pourquoi tous ces souvenirs d'elle me revenait maintenant. Pourquoi maintenant? Pourquoi son regard semblait vouloir me transpercer alors que j'avais réussi à plus ou moins l'oublier dans l'ivresse que m'offraient la mer et l'alcool? Était-ce rêve qui avait ravivé son souvenir ou bien la lueur de la lune se reflétant sur l'eau? Une brise vint me chatouiller le cou alors que j'observais l'infini ténébreux me faire face. D'un geste machinal de la main, j'ai réajusté mon long manteau de cuir et j'ai lâché la barre. Boussole à la main, je me suis dirigé vers la rambarde de mon navire tout en songeant le vide qui me faisait face. Où devais-je aller alors que j'ignorais ce que je cherchais? Me passant une main dans ma chevelure, j'ai soupiré tout en lançant ma boussole au loin.


-À QUOI ÇA SERT DE S’ORIENTER ALORS QUE J’IGNORE OÙ JE VAIS! Hurlais-je à la lune tout en entendant le bruit de ma boussole rejoindre les remous de la mer.


La haine étreignit mon cœur et mes yeux se fermèrent automatiquement. Je devais me calmer, sinon je savais ce qui se produirait. J’aurais encore le sang d’un de mes matelots sur les mains…sur ma main et mon crochet, plutôt. Eh oui, disons simplement que ces bons à rien me servaient souvent de défouloir. Seuls quelques-uns trouvaient grâce à mes yeux et ils étaient rares. Eux-mêmes ignoraient mes inclinations plus affectives à leur encontre. Peut-être parce que je passais mes journées à leur hurler dessus.

«Ce n'est pas tout, mais je m'ennui. De plus, il n'y a aucun navire à la ronde que je pourrais détruire pour illuminer ma nuit» pensais-je rageusement en sortant un flacon d'une des multiples poches de mon manteau.


Retirant brusquement le bouchon du flacon, j'ai avalé une longue rasade du liquide ambré avant de grimacer. Je devais absolument arrêter de me procurer de l'alcool n'importe où. Jetant le reste du liquide à la mer, j'ai soupiré à nouveau. Le même goût que l'urine d'une jument avariée! Si je retrouvais le troll qui m'avait vendu cette eau croupie, il allait se retrouver à faire une jolie croisière dans l'un de ses barris de vin bon marché. Une croisière dont il ne reviendra jamais, sans aucun doute. Eh oui, j'étais toujours très énervé lorsqu'on s'en prenait à mon eau-de-vie! J'allais devoir faire un détour par le port D'Arendelle pour y faire le plein...ce qui risquait d'être légèrement contraignant. Je n'y étais plus réellement la bienvenue depuis quelques années déjà. Allez savoir pourquoi, mais les gens ont tendance à vouloir vous pendre lorsque vous êtes la cause du décès d'un roi et d'une reine. Bien sûr, je pourrais attendre, mais disons que ma passion pour l'ivresse est trop...importante pour attendre d'atteindre une escale aussi lointaine.


-Oh et alors…ça ne sera pas la prochaine fois que je m’approche de la potence, Soupirais-je à la lune.


À qui pourrais-je parler? Mouche? Il devait dormir dans un coin, sous un paillasson sans doute. De toute façon, la lune était l’interlocutrice parfaite : Elle écoutait sans bronché, n’avait aucun préjugé et ne pouvait répondre. Un bruit de remous plus fort que les autres vint me sortir de ma rêverie. Jetant un regard vers la mer, mon regard ne trouva pas ce qui avait bien pu causer un éclaboussement aussi retentissant.

-Peut-être un gros poisson? Me suggérais-je à moi-même dans un murmure.


Chose peu croyable sachant qu’aucun moucheron ne volait en surface de l’eau. Peut-être un poisson particulièrement stupide? Secouant ma tête d’un sens à l’autre pour me réveiller, un deuxième clapotement d’eau me fit sursauter.

-Mais c’est quoi ce foutoir, Maugréais-je à voix haute tout en escaladant la rambarde afin de mieux voir.


Cette fois, j’étais sûr de ne pas avoir rêvé! Il était évident que quelque chose suivait mon navire et j’allais bien découvrir ce que c’était. Descendant lentement vers l’eau, m’aidant d’une corde, j’ai fixé la noirceur des eaux comme pour y trouver une réponse.


-Alors fichu poisson, sort de cette eau une fois de plus que je t'embroche! Tu m'empêches de me concentrer! Criais-je comme un dément.


Il est certain que mon comportement peut sembler irrémédiablement empreint de folie, mais le manque de sommeil et d'alcool avait toujours eu tendance à me rendre instable. Le manque de sommeil, le manque d'alcool et la solitude. Sortant mon épée, j'ai laissé glissé sa pointe sur l'eau afin d'appâter le poisson qui s'amusait à troubler mes pensées.

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Folle ivresse ou douce folie?
Mer 24 Fév 2016 - 23:02

 
    


Milah JonesMilah ~ Killian

J 'avais fini par m'éloigner d'Arendelle. Personne n'avait aperçu Killian dans le coin et quand j'avais commencé à le décrire les gens s'étaient montrés agressifs. Il semblerait qu'il ait tué les parents de la Reine actuelle. Certes tout le monde adorait la reine actuelle mais il semblerait que tout le monde adorait aussi ses parents. Du coup Killian n'était pas en odeur de sainteté dans le royaume et le savait sans doute, inutile de le chercher par là.

J'avais voyagé une bonne partie de la journée au fin fond de l'océan. Les chances d'y trouver Killian étaient inexistantes, son navire était solide et le capitaine ne risquait pas de le laisser couler, je n'avais jamais eu cette crainte. Qu'il soit mort sur terre d'une bataille qui aurait mal tourné, ça m'arrivait d'y penser, mais Killian au fond des abysses nul ne pouvait l'imaginer. Non, je voyageais au fond de l'océan parce que l'endroit est magnifique. Les coraux multicolores s'accrochent à chaque pan de rocher, des volcans sous-marins laissent échapper des bulles emplies de gaz colorés, les poissons sont ici plus mortels et imaginatifs que partout ailleurs et leurs couleurs sont un régal pour les yeux. Je pourrais vous décrire ce maelström de rouge, bleu vert, ce ballet subtil et mortel entre les poissons ou encore le chant des coraux...Mais à quoi bon ? Vous ne pourriez pas les voir même si vous descendiez ici. Il faut les yeux d'une sirène pour les voir et le coeur d'une femme des mers pour les apprécier.

Je n'étais remontée plus près de la surface qu'à la tombée de la nuit, j'avais envie de voir les étoiles. J'avais lu...enfin....non, ma mémoire dans le monde de Storybrooke se rappelait d'un conte qui disait que peu importe où se trouvent deux amants séparés ils voient les mêmes étoiles. C'était une erreur, notez, les étoiles visibles dépendent du monde dans lequel on se trouve et, même sur un même monde, de l'endroit où l'on se trouve. Mais c'était réconfortant parfois de parler aux étoiles de Killian et de ma quête. Elles ne posaient pas de questions, n'étaient pas moqueuses ou condescendantes, elles écoutaient sans réagir et j'aimais cela chez elles.

J'aperçus l'ombre du navire bien avant d'être à la surface et décidais de rester sous l'eau, non loin de lui. C'était peut être le Jolly Rogers mais il faisait nuit et il me serait difficile de le déterminer à la lueur de la pleine lune. Autant attendre l'aube. D'autant que retrouver Killian de nuit, sans pouvoir sortir de l'eau pour le rejoindre, serait un véritable crève-cœur. Et, accessoirement, rester non loin toute la nuit m'aiderait à me faire à l'idée que ce n'était probablement pas le Jolly Rogers. Le nombre de bateaux arpentant les mers est bien supérieur à ce que l'on croirait, en chercher un bien précis c'est comme chercher une goutte d'eau particulière dans l'océan. Je commençais à me raisonner et à rabattre le caquet de mes espoirs afin de ne pas trop déchanter quand un objet heurta l'eau violemment. Je nageais vers lui et le récupérais avant qu'il ne s'enfonce dans les abysses. Une boussole, voilà quelque chose qu'un marin ne jetait jamais, et pourtant elle était tombée trop loin du navire pour être tombée. Je l'observais plus attentivement à travers les remous du courant, à la faible lueur des étoiles et mon coeur manqua un battement.

Je connaissais cette boussole, et je connaissais celui qui l'avait jetée. Je me rapprochais du navire et sortis la tête de l'eau, assez longtemps pour l'apercevoir, accoudé à la rambarde, il venait de vider son outre, alcool bas de gamme sans doute. J'esquissais un sourire et voulut me rapprocher de lui mais je plongeais sous l'eau à nouveau, un peu bruyamment à priori. S'ensuivit un long monologue intérieur que je vous épargnerais mais qui disait, en substance "Je l'ai retrouvé ! Et....euh....Je fais quoi maintenant?"
J'avais passé tant de temps à le chercher que je n'avais pas vraiment prévu comment lui annoncer que 1) je n'étais pas morte, 2) j'étais maudite, 3) j'étais une sirène. Quoique le 1 et le 3 semblaient aller de soi dès qu'il m'apercevrait. Sauf s'il pensait rêver ou halluciner, il n'était pas vraiment étranger aux hallucinations, surtout si l'alcool venait à manquer.

Je soupire, passer si longtemps à le chercher pour ne pas oser l'aborder c'est ridicule. Sortant de l'eau à nouveau je m'approche et...me ravise, je plonge à nouveau. Non pas que j'ai peur...Enfin, peut être un peu, mais j'ai une idée. Filant rapidement je m'éclipse en direction des profondeurs, un galion repéré plus tôt s'ouvre devant moi et je n'ai pas à fouiller longtemps pour y trouver quelques bouteilles de rhum et de whisky, je m'improvise une "besace" avec quelques algues et emporte avec moi plusieurs bouteilles puis je remonte à la  surface où Killian semble tenter d’appâter un poisson avec son épée.... Il ne brille plus par son intelligence et son sens du rationnel quand il manque d'alcool.

Je prends une grande inspiration et tremblante, plus d'anticipation et d'excitation que de peur, j'avance vers le navire, me plaçant du bon coté afin que la lune éclaire mon visage.

"Hello Captain !"

Cette phrase que j'ai dit la première fois que je l'ai rencontré dans cette taverne, après qu'on m'ait expliqué qui il était. Cette phrase que j'ai dite ensuite tous les matins à notre réveil, cette phrase qui était comme un "je t'aime" que nous n'avons jamais eu besoin de prononcer. Cette phrase que je prononce encore chaque fois que je me réveille, chaque fois que son absence se fait trop insupportable.



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