avatar

❥ Messages : 53
❥ Rubis : 0
Espace vide
∂6 Monde : Réel
∂6 Conte : Hercule
∂6 Identité : Hadès
∂6 Clan : Clan Neutre
∂6 Caractère : Taciturne, Froid, Mélancolique, Solitaire, Perdu
∂6 Âge : Euh...disons qu'il vit depuis très longtemps...
∂6 Profession : Il ne travaille pas pour le moment...
Espace vide
ஐ Avatar : Ralph Fiennes

Voir le profil de l'utilisateur http://ouat-rpg.forumactif.fr/t739-hades
"Mais où suis-je?!" [PV Maria Rodriguez]
Mar 24 Déc 2013 - 17:39

 
    


Hadès.
Il fut une époque ou du moins un monde dans lequel, ce nom faisait frémir les gens, les effrayait, les horrifiait. Un nom que nul ne voulait prononcer de peur de s'attirer sa colère. Hadès était en fait le dieu le plus craint et haï par les mortels. Autant il aurait pu comprendre leur frayeur dès qu'il apparaissait, les humains sont si stupides à ses yeux et sont si jeunes et ont tellement de défauts. Oh ! Il acceptait bien ce fait, il savait qu'ils n'étaient pas parfaits. Ils étaient même bien imparfaits, jeunes par rapport aux dieux et bien incompétents par moments.
Il comprenait parfaitement le fait qu'ils avaient peur de lui et il était vrai qu'il ne faisait jamais rien pour changer. Et puis...il était le dieu souverain du monde des morts, il avait une énorme responsabilité. Ce n'était pas comme s'il devait gouverner le ciel, la terre ou bien les océans. Son travail était bien plus imposant, plus rude.

Empêcher les morts de sortir des enfers était quelque chose d'assez aisé. Les criminels allant dans le Tartare n'en sortaient jamais et les bienheureux dans les Champs-Elysées pouvaient se réincarner selon leur bon vouloir; alors Hadès n'avait pas vraiment à trop s'en soucier, fort heureusement.
Empêcher les vivants de rentrer dans les enfers avant l'heure était une tâche un peu moins aisée. Combien avaient-ils été ces héros qui voulaient tous se prétendre plus forts que la Mort elle-même ou bien plus fort que le dieu gardien de ce monde ? Hadès ne les comptait plus mais admirait leur courage. Et leur bêtise. S'ils croyaient que c'était aussi simple de vaincre les enfers...Et vas-y qu'Orphée vienne chercher sa belle Eurydice ! Oh ! Hadès, n'avait pas été trop cruel et avait même été attendri par l'amour que portait le jeune homme à sa belle. Sauf qu'il avait été suffisamment crétin pour ne pas tenir compte des avertissements du dieu gardien du monde des morts. Ah !...des héros il en avait vu circuler. Des mortels débiles qui pensaient que tout était aussi simple parce qu'ils étaient des demi-dieux ou qu'ils étaient très réputés pour une de leur qualité. Hadès en était bien las. Mais ce n'était pas trop souvent et leur présence ajoutait un peu piment à sa vie infernalement monotone; parce qu'oui il s'ennuyait souvent.
Empêcher les Titans de sortir du Tartare ou des enfers tout simplement était une tâche extrêmement difficile. Bon en fait ils étaient bien enfermés au plus profond des entrailles de la Terre, depuis que Zeus, Poséidon et Hadès les y ont mis. Ce n'était pas bien compliqué de les laisser là, prisonniers à jamais car ils ne devraient plus jamais en sortir. Pour les libérer c'était tout aussi simple; il n'y avait qu'Hadès pour le faire. Et bien sûr, ce dernier n'aurait jamais pensé à avoir le faire un jour.
Aller punir les humains commettant l'hybris. Alors cela, c'était un des seuls moments où Hadès pouvait se rendre sur Terre et une de ses sources de divertissement préféré. Le problème c'est que cela a fini par lui coûter; les mortels en avaient peur et le détestaient. Mais était-ce sa faute à lui ? Les humains n'avaient qu'à pas se vanter d'être supérieurs aux dieux et les injurier et puis tout irait dans le meilleur des mondes !

D'ailleurs en parlant d'injures...Il se demandait encore pourquoi il avait été instauré - contre son gré - que si jamais les humains désiraient l'invoquer, il fallait le faire non pas en le priant ou autre chose...nan !...fallait jeter des malédictions et des injures.
Là...il n'avait pas tout compris à la logique de la chose mais cela avait été instauré ainsi. Même pas une petite prière gentille ou une petite demande sympathique. Non rien. Malédictions et injures. Comme une rustre blague de son frère Zeus.
Hadès l'a un peu mal pris ce jour-là - simple euphémisme, il a été énormément vexé et l'a rajouté à sa liste des cent raisons "Pourquoi je déteste mon frère Zeus"; ceci s'appelle de l'humour, il n'a effectivement pas de liste portant ce nom-là, c'est une simple liste mentale portant en réalité le titre de  "les cinquante raisons qui font que je déteste mon frère"...la narratrice que je suis s'enfonce...

Hadès se remémorait toutes ces fois encore qui ont fait qu'il avait de plus en plus basculé vers l'accomplissement de cet acte insensé.
Oh ! Au fond de lui il avait toujours su que rien ne fonctionnerait comme prévu, que tous ses rêves seraient anéantis par une tierce personne; Hercule en l'occurrence. Il aurait juste préféré que ce ne soit pas son neveu qui le stoppe. En fait, si cela n'aurait pas été quelqu'un de sa famille, il n'en aurait pas trop été peiné. Mais voilà, le destin a voulu que ce soit son neveu qui se mette en travers de sa route. Son neveu, ce jeune homme qui avait tout pour lui; la beauté et la détermination de sa mère, la force et le charisme de son père. Tss...Hadès en aurait presque été jaloux. Presque. Il l'a été quand Megara est tombée sous le charme du héros. Le dieu souverain des enfers a un peu pris feu ce jour-là - au sens figuré du terme hein !
Et s'il n'avait pas été un dieu digne et fier comme il l'était, il en aurait presque pleurer de rage. Un peu exagéré me direz-vous, mais la chose était pourtant vraie. Triste de ne jamais être aimé, désespéré d'avoir tout perdu parce qu'il n'a pas été capable de prévoir l'étendue de la malédiction jetée par cette mortelle là !...comme s'appelait-elle au juste ? Regina ?...La Méchante Reine, oui.
Celle-là, il la retenait. Un jour elle paierait, avait-il déclaré dans sa tête la première fois qu'il se réveillait seul dans son monde souterrain, après sa plus grande défaite. D'ailleurs il s'était mis à être en colère après tout le monde, à tout détester, tout haïr.
Puis finalement non. Il s'était dit que cela servirait à rien de se venger. Après tout, c'était de sa faute à lui s'il avait échoué. Déjà il n'aurait juste eu qu'à en parler à Zeus, de son problème de solitude et de ne pas savoir comment s'y prendre pour être apprécié des humains - et surtout des humaines. Car le connaissant, il aurait sans doute accepté, en le raillant quelque peu comme à son habitude; ah les petits frères...Et puis il n'aurait ainsi jamais accumulé toute cette haine, cette tension, cette colère en lui, il n'y aurait pas eu de plan machiavélique, Hercule serait directement devenu un dieu dès le départ et puis...et puis il y aurait pas eu d'histoire.

Un profond sentiment de désespoir l'avait envahi.
Quelques siècles qu'il était enfermé là-dedans, sans pouvoir sortir. Plein de monde là-haut avait été emporté avec la malédiction. Hadès se sentait vraiment seul. Il y avait bien Peine et Panique mais il n'en pouvait plus de les entendre parler ! Lui, il avait besoin de compagnie vivante et non malveillante. De toute façon, c'était bien au contact de ces créatures de cauchemar en tous genres qu'il était devenu peu à peu mauvais.
En quelques siècles il a eu le temps de s'assagir, de changer quelque peu. Il n'avait plus envie d'être seul. Juste besoin de voir quelqu'un, n'importe qui ! Même Hercule ou Megara, qu'importe mais quelqu'un !
Et c'est d'ailleurs ainsi qu'un beau matin - il a perdu toute notion du temps mais la narratrice qui raconte, non - bien qu'il ne puisse faire la différence là où il était, alors qu'il se morfondait une énième fois depuis quelques siècles, qu'une sorte de miracle se produisit. Enfin, miracle. Pour lui en tous cas, il le percevait ainsi.
Un portail venait de s'ouvrir, juste devant lui, alors qu'il marchait. Il avait été bien sûr surpris et s'était demandé s'il n'avait pas d'hallucinations ou que ce n'était pas un rêve; et il s'était même pincé et giflé pour vérifier. Mais c'était la réalité.
Un portail menant vers un autre monde. Autre monde voulant signifier, forcément des personnes vivantes. Autre monde, une nouvelle chance. Et il n'avait alors pas hésité une seule seconde à le franchir; et le portail s'était refermé juste derrière lui.

Et maintenant il se retrouvait là, tout seul, aux abords d'une ville d'un monde qu'il ne connaissait pas, debout, surpris, sa lance à deux fourches dans sa main; arme n'ayant rien de magique.
Première réaction de sa part d'ailleurs, fut de se protéger les yeux avec sa main. Quelques siècles qu'il vivait dans une certaine pénombre et qu'il n'avait pas revu la lumière d'Hélios...hum pardon, la lumière du soleil. Un soleil qui n'était pas au plus haut dans le ciel, mais sa lumière seule bien que faible en cette douce matinée qui débutait, fut suffisante pour aveugler le dieu souverain du monde des morts qui avait réussi à s'échapper de son monde souterrain qu'il considérait non pas comme son chez-soi, mais comme une horrible prison.
Et puis s'était alors posé une question, une question évidente dans son esprit.


-Mais où suis-je ? Quel est ce monde ?

Bon ok, deux questions, mais on ne va pas tergiverser là-dessus, merci bien !




Theme of Hadès: