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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Sam 9 Fév 2013 - 19:23

 
    






Titre du Topic
Prénoms & Noms des participants





















Once Upon a Time...

Prénom & Noms des participants : Milah & Killian
Date où se déroule le sujet : indéterminée
Période de la journée où se déroule le sujet : coucher du soleil
Météo : beau

Once Upon a Time...


Once Upon a Time
Neverland

>








Milah & Killian


J
e n'arrive pas à croire que je l'ai fait....J'ai quitté mon fils. Je me contrefiche de mon époux, soyons francs, il n'avait d'époux que le nom depuis bien longtemps et ce n'est pas comme si je l'avais un jour aimé mais Bae....J'ai abandonné mon fils pour suivre un inconnu sur les océans. Je devrais me sentir abattue, triste, honteuse, demander à Killian de me ramener à mon fils chéri mais....Mais je ne suis rien de tout cela. Je suis excitée, excitée de découvrir un nouveau monde d'aventures, de rêves, de combats ! Killian a promis de m'apprendre à combattre et ce matin il a tenu parole en m'entrainant sur le pont, il m'a jeté une épée et nous avons fait quelques passes....Mes fesses se souviennent encore des coups que j'ai reçu à cette occasion et mes oreilles résonnent toujours des rires de l'équipage mais qu'importe, tout est si nouveau et si je pense à Bae ce n'est que pour lui souhaiter le meilleur loin de moi, car je ne reviendrais pas, il est hors de question que je revienne.

J'ai passé la meilleure journée de ma vie, je suis fourbue pourtant, la vie sur un navire est épuisante, physiquement et je suis une femme, c'est donc épuisant moralement que de supporter l'équipage qui m'insulte et me traite de mauvais œil. Mais qu'importe, tout est si excitant si nouveau si merveilleux...Peut être est-ce cela aussi qui m'épuise d'ailleurs. Tant de nouveauté à assimiler, d'informations à retenir, de gestes à apprendre. Le réveil fut difficile, il a précédé l'aube de quelques bonnes heures, mais de toute façon je dormais à peine,le roulis du navire, quoique léger parait-il, me barbouillait l'estomac. Je n'avais pas vraiment le mal de mer et je ne vomissais pas mon diner comme un marin d'eau douce mais je n'étais pas au mieux de ma forme et lorsque je m'allongeais le bateau me donnait l'impression de se retourner sur lui même encore et encore. J'ai appris certains nœuds de marins, j'ai surtout appris à remuer des doigts rendus gourds par le froid, l'eau salé et la fatigue. J'ai découvert le bateau de la proue à la poupe en passant par la cabine du capitaine, le moment le plus agréable. Puis j'ai eu une leçon de combat à l'épée avec Killian avant de faire le repas, je cuisinais mieux que leur chef cuistot officiel qui m'avait cédé la place sans sourciller. Et après le repas alors que j'espérais un repos bien mérité j'avais rapiécé une voile déchirée lors d'un abordage. Je venais de terminer et le soleil se couchait, enflammant l'horizon. Je pris un instant pour l'admirer.

La vie que m'offrait Rumple était meilleure que celle que je pouvais attendre à l'époque où je l'ai épousé, c'est certain mais elle était d'un ennui mortel et maintenant qu'il s'est distingué par sa lâcheté au combat....J'ai honte d'être sa femme, même si tous savent que je ne le suis qu'officiellement....Killian...Killian est différent, c'est un fantasme devenu réalité, un rêve rendu tangible par je ne sais quelle fée bienveillante qui a pu voir ma détresse d'être mariée à un lâche !

Il me faudra du temps pour que l'équipage ne voit pas en moi une intruse, mais si cela devient trop pénible ou compliqué je pourrais toujours débarquer et mener une vie d'aventures avec d'autres, dans d'autres lieux, d'autres mondes, d’autres univers même. Ici loin de mon village natal tout me semble soudain possible !

J'observe le soleil se coucher, tout est si merveilleux dans cet univers qui vient de naitre sous mes yeux. Killian n'était au début qu'un amusement, un charmant jeune homme que j'ai eu plaisir à séduire et à mettre dans mon lit mais maintenant il est la clef d'un univers d'aventures et de mystères, son charme sombre n'en est qu'exacerbé. Je frissonne rien que de penser à lui et je sursaute quand soudain je le vois à mes cotés, admirant lui aussi l'horizon rougeoyant. Je sens mes joues bruler, voilà que je rougis comme une jeune vierge....Ridicule.

Je n'avais jamais réalisé que le monde était si grand. Enclavée dans ma forêt je l'imaginais tenant dans un mouchoir de poche.....

Aggrave ton cas en disant des âneries, tu as raison ma fille c'est vraiment le mieux à faire....Merde ! je me remets à douter comme quand j'étais une jeune adolescente complexée par sa poitrine menue et son visage d'enfant....Me voilà ridicule, consciente de l'être et essayant de paraitre à mon avantage sans rien faire d'autre que de me ridiculiser plus encore...Serait-ce que ce pirate me plait réellement ? Ou que je crains de perdre la clef de cette vie d'aventure qu'il représente avec tant de prestance ? Dans tous les cas je ne me reconnais pas en cet instant. J'en suis à me demander ce qu'il va penser de moi, je ne m'étais plus demandée cela depuis si longtemps que j'avais oublié cette sensation d'incertitude, de fragilité, d'excitation aussi....Je me rends compte avec étonnement que quand bien même c'est l'une des sensations les plus désagréables qui soient cela m'avait manqué d'une certaine façon. Les hommes ont toujours été à mes pieds, dès que je suis devenue vraiment une femme, vers 16 ans, ils étaient séduits d'un simple regard, d'un vague mouvement de hanche ou même de mes longs cheveux bruns et là....Là je me retrouve à rougit, pour un peu je bégayerais, et pourtant cela me donne l’impression d'un défi à relever. Je peux devenir une pirate, je peux devenir une combattante, un marin, une femme capable de tenir tête à un homme, en discussion et en combat...Tout est possible, tout est à ma portée et je le ressens intensément à chaque instants, sauf quand Killian est près de moi....Il semble mettre à mal mes certitudes avec un talent inné, il en joue d'ailleurs et son sourire narquois montre qu'il n'est pas dupe de mes sourires et regards assurés....




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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Mar 12 Fév 2013 - 18:15

 
    















    La vie d’un pirate n’était pas ordinaire. Chaque jour était différent du précédent mais aussi du prochain, tout comme les vagues des océans n’étaient jamais identiques les unes aux autres. Un marin dans l’âme n’avait de cesse de chercher l’aventure, la nouveauté, parfois au péril de sa propre vie. Ces hommes étaient incapables de rester à terre et d’y travailler dans une routine que certaines personnes appréciaient. Il y avait certes des gestes répétitifs pour que le voyage se passe au mieux mais chaque traversée était une aventure dont ils ne connaissaient pas le déroulement. C’était d’ailleurs pour cela que les curieux, les gens vivant en campagne et en ville, passaient leur temps à rêvasser de voyages merveilleux où ils découvriraient de merveilleux et somptueux trésors, combattants auprès des meilleurs pirates, criant des termes que l’on entendait uniquement sur le pont d’un navire : à l’abordage, hissez les voiles, et bien d’autres encore. Ils rêvaient de combats navals, de devenir des loups de mers craints aux quatre coins des océans... et pourtant ces gens là continuaient à rentrer chez eux chaque jour, perpétuant ce que nous appellerons le fameux métro, boulot, dodo. Ces ignorants ne connaissaient rien de la vie en mer. Ils ne savaient pas que la mer pouvait vos bénir et vous maudire dans une même journée. Elle pouvait vous bercer calmement, et les minutes suivates elle tenterait de briser la coque de votre navire en déchaînant ses forces de façon presque surnaturelle. Les dieux de la mer étaient connus pour être capricieux et chaque moment était bon pour les prier et espérer une mer clémente.

    Les pirates, et marins en général, étaient connus pour leurs curieuses superstitions ; la plus étrange étant qu’une femme ne pouvait monter à bord d’un navire sans y apporter le mauvais œil. Et pourtant, ce jour-là, ce fut bien l’une d’elle qui non seulement monta à bord mais devint un membre de l’équipage : la fameuse Milah, ancienne Madame Rumpelstiltskin, était désormais des leurs pour le meilleur comme pour le pire. C’était à se demander sil elle avait réellement était un jour sa femme. Certes, ils avaient eu un enfant – un certain Bae si les souvenirs de Killian étaient corrects – mais d’après tout ce qu’elle avait pu lui raconter, jamais elle n’avait ressenti d’amour envers cet homme ridicule. Mais le pirate la comprenait, s’assurer un confort financier n’était pas négligeable. Mieux valait vivre avec quelqu’un que l’on ne supporte pas mais avoir un toit sur la tête et de quoi manger à sa faim plutôt que rester seul et quémander un peu de nourriture pour enfin finir dans un fossé, rejeté par la société. Selon lui, Milah avait juste fait preuve de bon sens et avait écouté son sens de la survie lorsqu’elle avait épousé ce lâche qui n’avait même pas daigné se montrer lors de la guerre contre les trolls. Mais le confort a toujours un prix, tout comme la magie, et la belle jeune femme s’était apparemment rendue compte qu’elle était piégée dans une vie monotone sans espoir de découvrir un jour le monde. D’ailleurs, lorsqu’elle avait raconté tout ceci à Killian et à son équipage – car en effet, le capitaine se déplaçait rarement à la taverne sans ses fidèles matelots, qui travaillaient sous ses ordres mais étaient aussi des amis de longue date partageant l’amour pour les océans déchaînés – , le pirate s’était demandé comment elle avait pu tenir si longtemps. La lâcheté de son mari était sûrement une chose qu’elle avait remarquée dès le début et pourtant elle avait accepté d’avoir un enfant avec lui. Mais après tout, Milah avait fait ses choix et Hook n’était pas là pour les critiquer car ce genre de choses ne faisait pas réellement partie de ses préoccupations.

    Le jour où la nouvelle « recrue » monta à bord, Killian avait eu l’agréable surprise d’avoir un autre invité sur son navire : le mari lui-même, appuyé sur sa canne tel un vieil homme, qui n’avait pas tardé à s’écrouler à ses pieds, permettant ainsi à Killian de le regarder tel un tyran jugeant un pauvre paysan. Le pleurnichard voulait que sa femme revienne ? Qu’il essaie de la reprendre dans ce cas. Mais non, c’était à peine si l’homme avait osé prendre en main le sabre que Hook lui avait lancé. Milah était prisonnière, serait offerte au reste de l’équipage pour des jeux lubriques et son ex-mari ne pourrait rien faire contre cela. Ou du moins voilà ce que Killian avait réussi à faire croire à cet imbécile qui, même en ayant conscience que sa femme courait un grave danger, n’avait pas levé le petit doigt pour l’aider. A quoi bon avoir une femme si l’on refuse de la protéger et que l’on salie son honneur en plus du reste de sa famille ? Voilà bien une chose que Killian n’arrivait pas à concevoir. Il avait beau être une personne agressive et vile, cela ne l’empêchait d’avoir certains principes en ce qui concernait l’honneur. L’honneur, une des forces les plus importantes sur un navire. Une force ralliant les hommes autour d’un même emblème, d’une même pensée et d’une même force. Rumpelstiltskin ne ressemblait décidemment en rien à Milah. Elle, au moins, portait en elle la force, le courage et la détermination nécessaires à la vie et à la gloire qui lui ouvrait désormais les bras.

    Au matin, l’équipage s’affairait déjà sur le pont principal, obéissant aux ordres de leur capitaine sans broncher. Ces hommes avaient de l’expérience, c’était indéniable. Il fallait les voir hisser les voiles, laver le pont, vérifier chaque pièce, chaque recoin du bateau comme si chaque jour était dédié à un concours du meilleur bateau. Debout à la proie du navire, Hook scrutait l’horizon à la recherche de quelques signes incompréhensibles pour quelqu’un qui n’avait pas le pied marin. L’étude du vent, la direction que prenaient les oiseaux, le rythme des roulis, les sons, tout était une source d’information pour le capitaine qui ne se laissait jamais surprendre, pas même par une tempête. Une fois son inspection terminée et ses ordres délivrés, Killian convoqua la nouvelle arrivante sur le pont pour tenir sa promesse : l’initier au combat à l’épée.

    Le maniement de l’épée n’était pas une chose qui s’apprenait en un jour, cela nécessitait de longues heures, ou plutôt des journées entières d’entraînement et il n’était pas rare de voir les meilleurs escrimeurs s’entraîner au moins quelques minutes par jour pour se perfectionner. Affiner ses réflexes, maîtriser son équilibre et savoir viser juste étaient des choses qui s’apprenaient sur le tas... certains avaient échoué et n’étaient donc plus là pour en parler. Autant dire qu’il valait mieux être un bon élève dans ce genre de matière pour ne pas finir embroché dès les premières séances. Mais Milah était prête à apprendre et surtout déterminée. Bien évidemment c’était sans compter sur son professeur qui avait l’art et la manière de la pousser dans ses retranchements. Le but n’étant pas de la tuer, Hook se contenta de « s’amuser », lançant des attaques lentes et faciles à parer histoire de tester les réflexes de sa nouvelle compagne. Et pour être franc, cette femme se débrouillait plutôt bien pour une novice : peut-être avait-elle déjà frappé son mari ou quelques voleurs à coup de poêle et de tisonnier. Les femmes et leurs mystères !

    Plus la leçon avançait et plus Killian montait le niveau en faisant quelques parades pour montrer ce qui pouvait être fait lors d’un combat. Il était devenu maître dans le maniement de l’épée mais il avait bien d’autres talents au combat. Certes l’épée et le sabre étaient des éléments essentiels mais il fallait également savoir se servir du reste de son corps comme d’une arme défensive et offensive. Plusieurs fois il la fit tomber en lui faisant une balayette avec son pied. D’autres fois, c’était avec le pommeau de son arme qu’il la touchait aux côtes, mais à chaque fois, la belle se relevait et en redemandait malgré les rires des marins qui observaient l’entraînement comme un petit spectacle offert par le capitaine : pas de doute, elle était faite pour être un pirate. Le but n’étant pas de l’épuiser, Killian termina enfin sa leçon et lui permit de se reposer quelque peu, lui glissant quelques mots à l’oreille tout en lui caressant le creux du coup du bout des doigts.

    Et comme tout bon pirate qui se respecte, les corvées suivirent au petit matin. Killian avait tenu à ce qu’elle ne soit pas réveillée en même temps que le reste de l’équipage mais seulement une heure après, et pourtant ce fut bien avant le lever du soleil qu’elle s’éveilla. La vie sur un bateau ne suivait pas la course du soleil mais celui des marées et des vents, aussi il n’était pas étonnant de les voir tous déjà affairés à tout mettre en place, à tout vérifier, criant des instructions de la proue à la poupe tandis que les vagues giflaient la coque du navire – Ma Merveille, comme le disait si bien le capitaine – le faisant tanguer calmement tel un enfant dans son landau. Ce jour-là, Hook ordonna à certains de ses hommes d’apprendre les bases à Milah et de la considérer comme un véritable membre de l’équipage. Un ordre qui impliquait deux choses : la première étant qu’il devait respecter Milah comme si elle était l’un des leurs et non une simple enveloppe charnelle dont ils pourraient se servir pour assouvir leurs besoins primaires, et la seconde étant de ne pas la ménager juste pour le prétexte qu’elle était une femme. Depuis le début, Killian avait été très clair sur le sujet avec la belle jeune femme : si elle rejoignait son équipage, elle devrait montrer qu’elle en était digne et il n’y aurait aucun favoritisme. Ceci dit cela ne semblait visiblement pas être un problème et le capitaine prenait plaisir à l’observer tandis qu’elle apprenait à faire des nœuds de marins, qu’elle cherchait à cacher sa douleur et la fatigue qui s’emparait peu à peu d’elle. Mais ce qui le rendait réellement satisfait était le fait de la voir sourire lorsqu’elle réussissait à refaire ce que l’on venait de lui apprendre. Cette femme avait une soif de connaissances insatiable, cela ne faisait aucun doute, et elle était prête à souffrir pour pouvoir enfin vivre. Bien qu’elle soit donc considérée comme n’importe quel matelot sur ce navire, Milah s’était distinguée par son art culinaire. Le cuisinier actuel n’étant pas des meilleurs, il fut vite relégué au nettoyage du pont tandis que la femme pirate montrait ses talents, jour après jour, pour la plus grand joie de tous. C’était sûrement une des raisons pour laquelle elle fut d’ailleurs accueillie à bras ouverts par la suite. Remplissez l’estomac d’un homme et vous aurez son cœur entre vos mains.

    La journée se terminait enfin, les hommes terminaient les dernières tâches qu’ils avaient à accomplir et allaient s’installer sur leurs couchettes. Le calme s’empara alors du navire, seul le bruit des vagues lentes et douces empêchant le silence de s’imposer. Un vent frais soufflait doucement, et les eaux généralement azur de l’océan se couvraient de mille et une couleurs offertes par le coucher du soleil qui semblait sombrer sous l’océan tel un bateau coulant en silence après une dure bataille. C’était donc sous cette atmosphère fantastique que Killian rejoint Milah, sans faire un bruit, tel un serpent se glissant sous des draps de satin. Elle sursauta alors quand elle remarqua sa présence, chose qu’il ne manqua pas de remarquer mais il continua à observer le coucher du soleil en silence, ressentant les frissons de sa belle comme s’il s’agissait d’empathie. Ils étaient là, debout à regarder l’horizon, comme deux adolescents amoureux cherchant un moment de silence pour profiter l’un de l’autre et la mer était là pour les guider... un magnifique tableau que seul l’océan pouvait offrir.

    Ce ne fut pas lui qui brisa le silence, contrairement à d’habitude, mais bien elle, en expliquant de façon presque poétique ô combien découvrir le monde était une merveille pour elle. Ses yeux pétillaient de malice, de désir de découvertes et d’aventures – et tout cela, Killian pouvait le lui offrir et comptait bien le faire. La courageuse et intrépide « divorcée » se mit alors à rougir légèrement, perdues dans ses pensées. Elle semblait en plein combat contre elle-même, combattant une quelconque peur que Killian ne saisissait pas encore. Serait-elle en train de douter ? Ces premiers jours à bord seraient-ils source de questionnements sur sa vie ? Pour le capitaine, il ne faisait aucun doute que Milah montrait une part plus fragile d’elle-même, chose qu’elle n’avait jamais osé – ou réussi – à faire jusque là. Comprenant alors ce qu’il se tramait dans sa tête, Killian se mit à sourire, un sourcil arqué comme toujours et se rapprocha de sa belle, se mettant juste derrière elle, les mains appuyés sur le rebord de son navire de façon à encercler la femme pirate qui frissonnait légèrement. Il approcha doucement sa bouche de son cou nu et l’effleura de ses lèvres, tout en murmurant :

    Killian ▬
    « Et tu n’as encore rien vu. Il déposa un baiser dans son cou, cherchant volontairement à la perturber. « Chaque monde a sa propre forêt, ses propres remparts. Chaque montagne a ses pics et ses falaises. Chaque océan a sa barrière de corail. Et pourtant tu verras que chaque voyage, chaque traversée montre que les limites n’existent pas. »

    Ses mains quittèrent le bois du navire pour se poser sur quelque chose de plus appréciable : les hanches de Milah. Elle avait le corps d’une déesse et bien des hommes avaient du lui faire la cour par le passé. Et pourtant, elle était là, avec lui, sur son navire. Elle était sienne et pourtant il sentait qu’elle n’était pas encore totalement à lui. Quel paradoxe ! N’allez pas croire qu’ils étaient incapables de tenir une conversation l’un avec l’autre, bien au contraire. Ils avaient déjà passé des soirées entières à parler de leurs passions, leurs déceptions et leurs espoirs. Leurs esprits semblaient s’accorder l’un avec l’autre, chacun ayant sa personnalité propre pour autant. Mais on ne pouvait pas passer outre le lien charnel qui les unissait car ces deux là avaient passé bien des nuits à se réchauffer... chaque contact, chaque baiser, était comme de l’huile jetée sur un brasier déjà immense. L’un comme l’autre n’était que désir. Non, ce n’était pas du romantisme, oh que non. Il n’y avait qu’à voir la façon dont ils se traitaient sur le pont, se lançant tour à tour des remarques blessantes ou en s’ignorant complètement. Mais une fois le calme revenu, la foule partie, il était bien difficile de faire taire l’animal qui ne demandait qu’une chose : sortir et assouvir ses désirs.

    Et n’allez pas croire que Hook était le plus demandeur. Il était certes très porté sur la chose, très explicite dans ses propos mais sa compagne lui faisait aisément concurrence quand il s’agissait de rejoindre la cabine du capitaine. Milah n’était pas une femme faible, elle aimait montrer qu’ELLE n’était pas une lâche. Sa force de caractère n’avait d’égal que son charisme et elle, comme le capitaine, en usait et en abusait. Peu importe qu’elle ait été un jour mariée à un homme puisque elle était désormais avec lui et pour le moment, il fallait bien dire que leur relation était bien plus charnelle qu’intellectuelle. La violence faisait partie de leur quotidien alors que la douceur était un bien rare. Chaque phrase, chaque geste était calculé pour exciter l’autre, montrer qui était le dominant et qui était le dominé... Killian avait d’ailleurs quelques marques de griffures sur le dos pour le prouver – entre autres.

    En ce moment, plus rien ne comptait à part Milah. Elle hantait ses pensées, ses nuits, et il ne souhaitait qu’une chose : pouvoir la désirer encore et encore. Il comptait bien lui montrer que, contrairement à ce Rumpel, il serait prêt à tout pour la garder. Quiconque chercherait à la lui voler ou à la violenter, aurait à subir le courroux du pirate qui ne pouvait se contrôler d’avantage en sa présence. Elle était si proche, tellement proche, il pouvait sentir son odeur délicieuse, il pouvait entendre les battements accélérés de son cœur dans sa poitrine accompagné d’une respiration qui devenait plus forte à chaque instant. Il était un peu comme un marin ayant succombé au charme d’une sirène, ayant écouté son chant mélodieux et étant prêt à s’échouer contre les récifs dans le seul but de pouvoir l’approcher et la toucher.





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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Mar 12 Fév 2013 - 22:27

 
    

Milah & Killian


L
es jours se succèdent, semblables et différents à la fois. Chaque jour est un émerveillement et une épreuve. Tout dans cette vie est contraste et paradoxe. Le plaisir de la découverte la fatigue du travail accompli, la relation charnelle, fusionnelle entre Killian et moi et nos piques acerbes, nos joutes intellectuelles. La douleur de mes entrainements à l'épée et la joie que j'éprouve pourtant en maniant cette lame fine, en voyant un éclair d'admiration parfois dans ses yeux quand je réussis enfin un mouvement. La colère de la mer et le sourire arrogant de Killian alors qu'il l'affronte, ayant prévu la tempête et préparé le navire. Le coté dur de ce capitaine, son arrogance, son autorité et ce regard qu'il a en regardant son navire avancer sur les flots déchainés, le regard d'un père sur son fils qui grandit, le regard que j'avais eu pour Bae, fut un temps. Les rires de l'équipage et leurs encouragements, leur peur du mauvais œil et leur admiration devant ma détermination. Ma fatigue et ma volonté d'en faire toujours plus. Oui, tout ici est contraste et paradoxe, tout ici est imprévisible, sauf pour lui, tout ici est nouveau, excitant, effrayant, dérangeant et pourtant parfait.

Parfait comme la présence de Killian à mes cotés en cet instant, sous la lueur orangée d'un soleil mourant, sous la lueur blafarde d'une lune naissante. Instant paradoxal et contrasté lui aussi à l'image de ma vie aujourd'hui, de ma vie désormais. Sa présence échauffe mes sens, fait battre mon coeur plus vite. Je voudrais me retourner, l'embrasser, l'entrainer dans sa cabine et ôter ses habits, mais j'ai aussi envie de me délecter de cet instant, de son souffle dans mon cou, de la douceur de l'air, du contact dur et apaisant du bois sous mes mains. J'aime l'entendre parler d'un monde où les limites n'existent pas, où la liberté guide nos pas, où nos envies sont reines et dirigent notre course. J'aime cette idée qui est si nouvelle pour moi, enfermée dans ma vie étriquée avec un être étriqué, des parents étriqués, des amis étriqués des amants étriqués. Killian m'a offert une échappatoire, un monde nouveau, une vie nouvelle et...Peut être...Mais je mourrais plutôt que de le lui avouer, une forme d'amour.

Notre relation aussi est contrastée et paradoxale, à l'image de ce nouveau monde. Tantôt nous échangeons tendrement des baisers enflammés et unissons nos corps lentement, enflammant nos sens peu à peu, profitant de chaque seconde, laissant le plaisir nous envahir lentement, pas à pas, pied à pied comme si nous luttions contre lui pour mieux l'apprécier, tantôt nous joutons, non pas verbalement, non pas quand il m'entraine à l'épée, mais au lit, nos corps se lient et se livrent alors tout autre combat, la passion se déchaine et nous appelle à un plaisir sauvage, rapide, presque bestial. Je n'avais jamais connu un tel plaisir dans les bras d'un homme, ce n'est pourtant pas faute d'en avoir essayé un certain nombre pour ne pas dire un nombre certain, mais aucun n'avait su comme Killian découvrir mon corps, l'échauffer, en faire un réceptacle d'un plaisir si important qu'il me submerge, me renverse, m'envahit, me dépasse. N'étant plus alors maitresse de mes gestes, n'étant plus en état de raisonner je me rends compte parfois au matin que j'ai laissé sur le corps de mon amant des traces de mon plaisir, morsures, griffures. Je remarque au sourire goguenard de l'équipage que j'ai du crier plus fort que je ne l'imaginais. Est-ce pour cela que je ne m'imagine pas me séparer de lui ? Ce que je crois être un début d'amour ne serait-il que mon corps qui me rappelle le plaisir que je ressens entre ses bras, sous ses mains expertes, sous les caresses de ses lèvres douces, sous ses morsures, sous ses assauts ? Ou bien est-ce plus profond que cela ? Les deux sont-ils différents ou bien les gens appellent-ils amour ce que je nomme désir et bonheur ce que je nomme plaisir ? Je ne sais. Ma mère disait aimer mon père et pourtant jamais je ne l'ai entendu crier son plaisir, ce qui tendrait à prouver que les deux diffèrent...Ou que ma mère mentait...Plausible aussi, c'est d'elle que je tiens ce don de manipulation. Ces pensées n'ont que peu d’importance actuellement, tant que nous restons en mer je ne risque pas de le perdre, j'ai donc le temps d'affirmer ma prise sur lui...Ou lui sa prise sur moi, cette relation pour contrastée et paradoxale qu'elle soit n'en est pas moins, clairement, réciproque. Le plaisir qu'il me donne je le lui rend, son regard quand le plaisir l'envahit ne saurait mentir, le sourire qu'il arbore parfois quand il m'aperçoit de l'autre coté du pont, son regard quand je réussis un geste que l'on m'a expliqué ou montré, sa fierté quand je pare une attaque dans un combat, son sourire goguenard qui se fige un instant pour éclater en rire quand je l'emporte dans nos joutes verbales, tout cela ne saurait être feint. Dans quel but de toute façon ? Il ne doit pas manquer de femmes qui le courtisent, il n'a pas plus d’intérêt à en garder une que je n'avais d’intérêt auparavant à garder un amant. D'autant qu'il doit pouvoir, comme moi auparavant avec mes amants, leur faire subir les pires avanies et les avoir à ses pieds s'il claque des doigts.

Moi Milah la belle, celle que tous courtisent et qu’aucun jamais n'a su séduire, qu'aucun jamais n'a su retenir, voilà que je me sens tomber amoureuse de cet homme, de sa finesse de sa force de son intelligence de ses rêves de sa culture de ses voyages, de ce qu'il a à m'offrir. Voilà que je me sens comme une adolescente, craignant qu'il ne me délaisse pour une autre, plus belle, plus intelligente, différente. Au village je ne craignais rien, soyons honnêtes j'étais la plus belle, et de loin, une des rares à avoir toutes mes dents et des formes bien placées associées avec une fidélité très limitée. Mais dans ce monde sans limite les femmes sont légions sans doute, pas en mer, c'est sur, là je ne suis pas en danger, mais à chaque escale je devrais subir la concurrence de femmes exotiques au teint d'ébène ou de miel....Comment y faire face ? Je me découvre jalouse moi qui n'avais jamais eu aucune raison de l'être auparavant, je découvre l'insécurité moi qui n'avais jamais eu à l’expérimenter. Et je détestais cela...Ou j'adorais cela, je ne savais pas vraiment. Contraste et paradoxe là encore. Cette sensation de sauter dans le vide sans rien pour me retenir, sans savoir où j’allais atterrir, tout cela était excitant, terrifiant, dérangeant et merveilleux. Était-ce cela l'amour ? Dans les histoires que je contais à mon fils c'était si différent. Les amants se savaient amants, ils ne doutaient jamais des sentiments de l'un ou de l'autre, sauf en cas d'intervention extérieure, et l'amour toujours triomphait à la fin, c'était ce qui les rendait fort, ce qui leur permettait de gagner. Avec Killian je ne me sentais pas forte, pas triomphante, au contraire, je me sentais hésitante, rougissante, je me voyais tout découvrir comme une enfant voyant la neige pour la première fois. C'était si différent de ce que ressentaient ceux qui avaient dit m'aimait, de ce que ressentais mon couard de mari qui disait m'aimer mais n'avait pas su se battre pour moi quand il l'avait fallu. Non qu'il ait eu la moindre chance de me récupérer, mais tout de même, c'eut été la moindre des choses. Je savais moi que je me battrais pour Killian si l'on tentait de me l'enlever, que ce soit une jolie femme lui faisant du charme ou un ennemi tentant de le tuer. Qu’importe si je n'avais aucune chance, Killian méritait qu'on se batte pour lui et si Rumple avait eu le moindre semblant d'honneur il aurait su que je méritais qu'on se batte pour moi, qu'on meure pour moi s'il le fallait.

Je frissonne tandis que les mains de Killian se posent sur mes hanches. Je voudrais me retourner, l'embrasser, mais je reste immobile, le coeur battant la chamade, appréciant l'instant, l'intimité entre nous, le silence de la mer.

Le silence de la mer ce n'est pas du silence, ce n'est pas le silence de la campagne où parfois au coeur de la nuit il n'y a, véritablement, par les nuits sans vent, aucun bruit, pas le moindre bruit audible. Non la mer est vivante, en permanence.
Le silence de la mer est constitué du bruit apaisant des vagues qui nous entourent et nous portent, des craquements du bateau qui semble ronronner sous al caresse de l'océan, les rires de l'équipage en bas ou les ronflements de ceux qui ne prendront leur quart que plus tard, le "plouf" des poissons volants qui passent parfois non loin, le vent qui gonfle les voiles et nous entraine vers l'aventure et l'avenir.
Le silence de la mer est peuplé de petits bruits rassurants qui sont autant d'indicateurs que Killian semble comprendre, comme s'il discutait avec la nuit, avec le vent, avec les étoiles qui lui disent où aller et avec les vagues qui le préviennent avant de s'énerver. Le silence de la mer est vivant, envahissant, il donne envie de rester éveillé à l'écouter, de tenter de le comprendre, de deviner les histoires merveilleuses qu'il raconte. Parle-t-il d'une île déserte où enterrer un trésor ? D'une lagune aux sirènes ? D'un monde merveilleux à découvrir ? d'îles pirates où faire escale pour acheter du rhum et raconter nos aventures ? Que raconte-t-il que Killian entend et qui me reste étranger ?

Je reste immobile, tentant de deviner, mon dos reposant sur la poitrine de mon amant, je m'appuie sur lui, en cet instant comme chaque seconde depuis que j'ai quitté Rumple, en toute confiance, étrangement.

Tant de mondes à découvrir, aurais-je assez de toute une vie pour m'émerveiller ?

Revoilà l'adolescente aux rêves fous. Curieusement, en fait, je 'navais pas eu ces rêves à l'époque, j'étais pressée de trouver un époux avant que mes parents ne m'en trouvent un. Séduire un homme n'était pas un souci, mais en séduire un assez bête pour m'épouser ensuite et assez bien placé pour m'intéresser c'était autre chose. Mais Rumple m'avait facilité la tache, il était comme tous les autres, fou amoureux de moi, il eut fait n'importe quoi pour me plaire, et lorsque je prétendis vouloir me préserver pour le mariage, de peur que mon père ne me tue, il m'avait cru....Quel idiot, il n'y avait plus rien à préserver depuis longtemps mais après tout, un petit mensonge de plus ou de moins...J'avais bien dit que je l’aimais, entre autres mensonges, qu'il était le seul à me comprendre, que je ne pouvais vivre sans lui, qu'il était la lumière de mes jours....J'avais du déballer un monceau de bêtises à l'eau de rose mais il m'avait cru, il avait tout cru, du début à la fin, et il m'avait épousée. Certes je le savais lâche, manipulable, de peu d’intérêt, mais j'ignorais à quel point ma vie avec lui serait misérable. Aurais-je mieux fait de me sauver ? Je le pense aujourd'hui, mais à l'époque j'étais une jeune femme, trop jeune pour survivre si j'étais partie à l'aventure, seule, sans personne pour me guider. Killian m'offrait plus que l’aventure, il m'offrait l'art du combat l'art de la marine, une compagnie, un allié sur lequel je pouvais compter, des alliés même puisque l'équipage commençait à m'adopter, m'avait adoptée devrais-je dire, en partie pour ma cuisine, en partie pour ma détermination, ma force.

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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Dim 24 Fév 2013 - 11:26

 
    















    Sur ce bateau, il n’y avait qu’un seul homme capable de commander à tout l'équipage. Une seule personne pouvait faire son entrée et, en levant simplement la main, créer le silence complet sur le pont sans même avoir énoncé d’ordres à haute voix. L'index levé, il était tout puissant et maître de chaque décision. Killian était le capitaine, le seul et l’unique, par conséquent quiconque montant sur son navire se retrouvait sous ses ordres. Pas la peine d’essayer de se rebeller car la règle suivante était la même pour tous : Hook donnait les ordres et eux les exécutaient à la lettre sans jamais broncher, ni même se demander si ce qu'il avait demandé avait un sens ou non. Son aura légendaire était bien évidemment fortement liée au fait que ses hommes lui obéissaient au doigt et à l’œil mais ce n’était pas tout. Etant pirate depuis bien longtemps, il avait un savoir-faire et des connaissances bien précieuses pour toutes personnes en quête de trésors et de gloire. Lui seul connaissait l’emplacement de terres mystérieuses et d’artefacts indescriptibles. Lui seul savait comprendre la mer comme si elle lui murmurait chaque matin et chaque nuit ses humeurs et ses regrets. Il était fait pour vivre sur l’eau et chacun savait qu’il valait mieux travailler pour lui plutôt que d’essayer de lui tenir tête si l’on se trouvait sur son navire. Le supplice de la planche était un jugement bien doux comparé à ce que le capitaine et son équipage pouvait faire subir aux rebelles.

    Et comme tout bon capitaine, Hook se levait avant son équipage et se couchait bien après, veillant à ce que sa merveille, son navire, soit bien en règle. On racontait d’ailleurs que ces moments étaient les rares où l’homme ne parlait pas – chose étonnante lorsque l’on connaissait ce moulin à paroles, avare de jeux de mots et de tirades en tout genre – et où il semblait retrouver une certaine paix intérieure. Car oui, le reste du temps, Killian était un pirate, un vrai, dont le sang bouillonnait constamment et dont l’âme ne trouverait jamais de repos même dans la mort (si l’on écoutait les mythes de pirates qui aimaient à penser qu’un pirate continuait sa quête de trésors même une fois qu’il aurait trépassé, passant dans l'au-delà, un monde toujours mystérieux où mille et un trésors étaient cachés aux yeux de tous). C’était l’histoire de toute une vie. Au moins, il était libre de faire ce qui lui plaisait même si cela impliquait que la plupart des gens ne l’appréciaient guère. De toute manière, le capitaine Hook considérait les pirates comme un peuple à part entière avec ses coutumes, ses mœurs et ses valeurs. Les gens du continent ne pouvaient pas comprendre ce qui les motivait et par conséquent ; être appréciés par eux n’était d’aucune utilité. Certains continentaux décidaient parfois de tenter l’aventure en rejoignant un équipage du jour au lendemain mais les océans avaient leurs rites de passage et ils étaient bien peu nombreux à tenir une semaine, ou même à tout bonnement survivre. Il suffisait d’une tempête pour que le nouveau venu passe par-dessus bord. Un seul roulis de trop et voilà que les apprentis marins finissaient par se vider l’estomac, trop peu habitués au berceau que faisaient tanguer les dieux des mers. Et oui, on ne s’improvisait pas marin aussi facilement ; il fallait avoir une certaine endurance mais aussi et surtout un moral d’acier capable de résister aux pires tourments que pouvaient apporter la vie rythmée par dame Nature.

    Mais désormais Killian ne passait plus ses nuits seul sur le pont. La compagnie de Milah était loin de lui déplaire car elle était une des rares à pouvoir attirer son attention mais aussi à créer en lui de la compassion et un désir de la protéger – ce qui ne lui était alors jamais arrivé. Malgré les phrases poétiques de la belle, le petit rituel continuait, le silence demeurant tel une ombre vous suivant où que vous alliez. Les mains posées sur les hanches de Milah, il continuait d’observer l’horizon qui changeait peu à peu de couleur au fur et à mesure que l’astre flamboyant disparaissait à l’Ouest. Des teintes de violet se mêlaient désormais au orange et rouge qui donnaient à la scène un caractère presque fantastique. Chaque couleur était transformée par les dernières lueurs du Soleil laissant la place à une lune pleine et bienveillante.

    La nuit sera calme, avait alors pensé le pirate qui connaissait bien le caractère de ces océans qu’il côtoyait depuis bien des années. Les vagues étaient faibles ce soir là, créant un fond sonore que le capitaine connaissait par cœur mais qui pourtant avait toujours eu la capacité de l’apaiser. Milah reposait tranquillement entre ses bras dans une étreinte douce presque romantique. Le calme ambiant aurait surpris bien des personnes connaissant ces deux êtres au sang chaud et pourtant, c’était bien le cas, ils profitaient de l’instant présent sans pour autant chercher à couvrir les murmures de l’océan. Sa compagne posa alors une question peut-être anodine voire naïve pour certains mais ce fut avec un grand sérieux et un ton ampli d’inspiration que le capitaine lui répondit :

    Killian ▬
    « Le temps importe peu une fois que l’océan t’a accueilli. Un jour, tu comprendras que rien ne commence, rien ne se termine. La vie d’un marin, celle d’un pirate principalement, n’a rien à voir avec celle que tu as pu connaître sur le continent. Les minutes et les heures n’ont pas de réelles existences dans certains mondes que je te ferais découvrir. »

    Le calme était appréciable, certes, mais il était bien compliqué de résister aux appels de la chair. Doucement, le pirate commença à déposer de doux baisers sur la peau sucrée et douce de la belle dont le cou dénudé était encore réchauffée par sa retenue évidente. Une langue coquine se mêla aux baisers, comme pour goûter sa peau aux saveurs enivrantes tandis que son étreinte se resserrait doucement autour de la taille de la belle, ses mains remontant presque innocemment vers la poitrine de cette femme qu’il désirait ardemment, ses baisers se faisant plus sauvages dans son cou, mordillant doucement le lobe de son oreille tandis qu’il souriait en imaginant la suite des évènements.

    Killian était loin d’être un homme cachant ses pensées et ses désirs. Il était aisé de savoir ce à quoi il pensait – par contre, le comprendre était une autre paire de manche – et en cet instant, l’homme n’avait qu’une idée en tête : emmener sa chère et tendre tigresse dans sa cabine personnelle pour lui faire découvrir un monde de fantasmes et de luxure. Peu importait que l'équipage soit réveillé une énième fois par leurs ébats : le capitaine ayant tous les droits. Certains feraient mine de ne rien entendre, d'autres seraient trop ivres pour être réveillés par une corne de brume et les autres écouteraient sournoisement les bruits de l'autre côté de la cloison, un sourire malsain aux lèvres, imaginant la scène, l'esprit rempli d'idées salaces. Les plaisirs de la nuit étaient une chose que la nuit semblait exacerber, tel un aphrodisiaque, mais c'était bien l'alchimie entre ces deux êtres qui faisaient que chacun désirait autant l'autre.








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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Dim 24 Fév 2013 - 19:41

 
    

Milah & Killian


L
es lèvres de mon amant me font frissonner, chaque fibre de mon être frémit sous ses caresses. Peu m'importe la beauté de la lune, le calme de l'océan ou l'univers qu'il me reste à découvrir, en cet instant mon univers s'arrête à son souffle dans mon cou, sa langue qui caresse ma peau, ses dents qui mordillent mon oreille, ses mains qui enserrent ma taille, ma poitrine, défont mon corsage, la chaleur de son corps dans mon dos, les battements de son cœur, écho aux miens. Je me retourne, mes lèvres cherchent les siennes, avidement, en cet instant ma vie dépend de ce baiser, de cette étreinte. Au fond de mon esprit embrumé par le désir une voix murmure que sa cabine n'est pas si loin. Une voix lointaine, faible, si discrète et si vite oubliée.

Mes mains parcourent son torse musclé, les boutons de sa chemise cèdent sous mes doigts agiles, mes dents trouvent sans peine le chemin de son cou qu'elles mordillent, tantôt avec douceur tantôt comme un appel, avec tout l'empressement qui m'envahit. Sa chemise tombée au sol, vaincue, mes mains s'attaquent à son pantalon qui ne résiste guère. De son coté il a triomphé de mon corsage et ma poitrine à peine libérée se retrouver emprisonnée entre ses lèvres fines, entre ses dents blanches. Je gémis, me cambre, il me regarde, sourit, accentue ses caresses tandis que mes mains, livrées à elle-même, s'aventurent de son dos vers l'aine de mon amant, vers l'objet de mes désirs. Lui aussi frémit, gémit. Le vent se mêle à nos mains, caressant notre peau, unissant nos frissons, la mer se joint à nous à chaque mouvement du bateau, quelques gouttes d'eau se déposant régulièrement sur nos corps que la lune met en valeur de sa pâle lueur. Nous n'avons pas regardé si l'équipage était parti, si nous étions seuls, cela n'a guère d'importance, à la lueur complice de la lune, rythmés par un océan apaisé, nos corps se lient, se retrouvent, s'étreignent. Mes cris que je tente d'étouffer échappent bien vite à tout contrôle, je lis dans ses yeux tout ce qu'il ne me dit pas, lit-il dans les miens tout ce que je tais ?

Peut-il lire dans mes yeux qu'il m'a sauvée d'une vie misérable d'ennui et de médiocrité ? Peut-il lire dans mes yeux que malgré tous mes amants aucun homme n'a jamais pu me faire ressentir ce que je ressens dans un seul de ses baisers ? Peut-il lire dans mes yeux l'aveu que je n'ose murmurer ?

Le plaisir efface mes questions, efface tout raisonnement cohérent, nous nous laissons emporter, loin de tout. Un navire pourrait arriver, la tempête pourrait se lever, le monde pourrait cesser de tourner ou le temps reculer, en cet instant nous ne sommes qu'un, unis dans un cri de plaisir qui nous dépasse, nous transcende et nous enveloppe, cocon de solitude partagée.

Nos corps se séparent à regrets, combien de temps a passé ? La lune semble haute dans le ciel sombre, sa lueur se reflète sur l'océan et dans les yeux de Killian. Combien de membres d'équipage avons nous réveillés durant nos ébats ? Un sourire nous unit de nouveau, peu importe, la nuit est à nous et commence à peine. Je fais mine de remettre mon corsage tandis qu'il fait mine de se rendre décent et nous allons dans sa cabine. A peine a-t-il fermé la porte que nos lèvres s'unissent de nouveau, corsage et vêtements tombent à nouveau, définitivement cette fois, nous les abandonnons près de la porte, carcans de tissus emprisonnant des corps avides de se retrouver, avides de sensations, et le lit nous tend ses bras, accueillant une nouvelle étreinte. Mes dents parcourent son cou, mes ongles son dos, son souffle caresse ma nuque, mes cheveux caressent son torse, le temps, l'espace perdent leur importance, nous nous laissons entrainer dans un monde où rien ne compte que les sensations. Rien ne compte que la caresse du bout de ses ongles sur la peau fine de ma poitrine, que ses lèvres douces découvrant mon intimité, que le gout épicé de sa peau, le son de nos souffles s'entremêlant, des draps que nous froissons, rien ne compte que l'odeur musquée de notre plaisir qui envahit la cabine, que son regard dans le mien, la lune qui éclaire nos ébats.

Quand enfin nos corps sont rassasiés l'un de l'autre je m'allonge sur le ventre, à coté de lui, nous prenons le temps d'apprécier le plaisir qui reflue lentement, en silence. Les craquements du bateau nous ramènent peu à peu à la réalité tandis que le son des vagues rythme le roulis du bateau. A ces sons habituels se mêlent rires et discussions, je rougis soudain, comprenant pourquoi ils rient, de quoi ils parlent. Il n'y a pourtant pas de quoi avoir honte, mais je me rends compte que la bulle qui nous entourait n'était qu'imaginaire, et que nous n'étions pas vraiment seuls. Je rougis mais je ris malgré tout car si mes parents m'ont éduquée pour que je sois pudique ils ont raté leur mission.

"Il faudra bientôt faire escale, ce doit être un supplice pour tes hommes de nous entendre chaque nuit eux qui n'ont pas caressé de femme depuis si longtemps."


Je souris, nos corps ne se touchent plus et pourtant nos regards nous unissent, notre respiration semble ne faire qu'une. Les bruits du bateau passent à l'arrière plan lentement, la cabine redevient cette forteresse de solitude qui nous sépare du monde. J'aime cet endroit,l'odeur du bois qui se mêle aux embruns, les cartes de navigateur et tout son matériel si précieux qui me parait magique, qu'il est le seul à savoir manier. M'apprendra-t-il un jour ? J'aime la couchette frustre qui accueille nos ébats ou notre sommeil, j'aime les fenêtres qui s'ouvrent sur une infinité de possibilité, j'ai parfois l'impression que si je les ouvrais, les refermais puis les ouvrais à nouveau le paysage aurait changé, comme si ce navire, cette cabine, était une porte vers une infinité de mondes à portée de la main, comme s'il me suffisait de faire un vœu pour découvrir une terre nouvelle.

Faire escale, je n'en ai pas encore eu l'occasion depuis que j'ai quitté Bae, je n'ai vécu que sur ce navire, apprenant à respirer au rythme du vent et à manier les voiles autant que l'épée. si alv ie sur le navire est dure et ne laisse pas de place à la fainéantise elle est aussi bien remplie et ne laisse aucune place à l'ennui, je l'apprécie. Par ailleurs ici les tentations sont mineures, tant pour Killian que pour moi, aucun homme de son équipage, même s'il venait à me plaire, n'oserait lever les yeux sur moi, n'oserait me voir comme une femme, encore moins comme une belle femme. L'autorité de Killian est naturelle, comme son charisme,mais quelques légendes que murmurent les marins l'aident à les maintenir. Le Capitaine Killian est une légende aux yeux de ses hommes, un Dieu même, on dit que la mer est son amante et qu'elle murmure à son oreille les secrets des trésors oubliés, des criques protégées, des galions déroutés ou des tempêtes déchainées. On dit que le ciel est son père et qu'il le protège des éclairs. On dit qu'il est implacable, mais ce n'est pas une légende. Il ne pardonne pas à un ennemi et ne laisse aucune chance à un homme de devenir un ennemi. J'ai vu comment il a humilié mon époux, j'aurais aimé être à ses cotés à cet instant. Il est aussi un instructeur exigeant qui en fait pas de cadeau et si ses mains savent caresser ma peau avec la douceur d'une plume dans la chaleur de sa cabine elles savent aussi manier l'épée qui me blesse lorsque nous nous entrainons. Ma peau blanche est zébrée de bleus virant au violet ou au jaune pour les plus anciens, souvenirs des leçons qu'il m'a enseignées.

Une telle légende, s'il descend à terre, combien de femmes seront à ses pieds ? Combien de rivales aurais-je à évincer ? Je me découvre jalouse, féroce, possessive. C'est un sentiment nouveau pour moi que de craindre de perdre un homme, de ne pas le satisfaire, de ne pas être tout son univers. D'abord parce que généralement je suis l'univers de mes amants et ensuite parce que, généralement, je me contrefiche de mes amants, ils ne sont que des jouets dont j'use pour mon plaisir ou pour blesser mon époux. Je me découvre jalouse, je découvre qu'il pourrait me blesser moi qui suis habituée à blesser les autres. Et si je n'étais pour lui qu'un passe-temps, un amusement, une passade ? Et si je n'étais pour lui que ce que mes amants étaient pour moi ? Une ombre passe dans mon regard, je secoue la tête, faisant voler mes longs cheveux qui caressent le torse de Killian involontairement. C'est idiot. Nous ferons escale, il sera temps de me battre quand je verrais mes rivales.
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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Sam 2 Mar 2013 - 20:55

 
    















    Les actes du pirate commencèrent enfin à faire leur effet sur la belle jeune femme qui ne pouvait contenir des frissons d’excitation. Sa peau brûlante était un brasier sous les lèvres coquines de Killian qui continuait de la dévorer de baisers, et à goûter sa peau avec sa langue. Cédant enfin à ses pulsions, Milah finit par se retourner pour répondre à ses embrassades ardentes, s’accrochant à lui comme si sa vie en dépendait. Les mains du capitaine commençaient déjà à parcourir avec plaisir les courbes de sa dulcinée, découvrant sa poitrine, ses hanches puis s’accrochant à ses fesses pour la soulever et l’embrasser avec passion. Se déplaçant tout en continuant ces gestes torrides, il se rapprocha du mât pour y adosser Milah qui s’empressait déjà de débouter sa chemise tout en le mordillant à son tour, déclenchant le râle du concerné qui n’en pouvait plus d’attendre. Il la désirait tellement en cet instant, rien n’aurait pu le détourner de son désir, pas même l’apparition du Kraken, monstre ô combien craint par les marins, capable de détruire à lui seul une flotte entière.

    Esclaves de leurs instincts, les deux amants ne mirent pas bien longtemps à ôter leurs vêtements, les déchirant presque tant leurs gestes semblaient sauvages. Des tissus de cuir et de soie bien inutiles, voilà ce qu’étaient les vêtements une fois jetés au sol, éclairés par la seule lumière de la lune complice des deux bêtes sauvages qui s’adonnaient au vice sur le navire qui tanguait doucement sous la force des vagues. La plaquant un peu plus contre le mât, Hook commença à embrasser la poitrine de sa belle, la mordillant afin de déchaîner en elle une passion incontrôlable. Leurs mains expertes se dirigeaient déjà vers l’objet primordial de leur acte, les faisant frémir l’un après l’autre. Les mains de Milah étaient d’une douceur extrême mais avaient aussi une capacité étonnante à déclencher les gémissements bestiaux du capitaine qui se remit à l’embrasser avec passion, soulevant ses cuisses pour mieux coller son corps au sien. Rapidement, leur deux corps en devinrent un seul, accompagné de gémissements et finalement de cris impossibles à réprimer tant leur passion était grande. C’était à croire que Milah et Killian étaient faits pour être ensemble. Chaque ébat était une expérience, une dose de plaisir qu’aucune drogue, ni magie ne pouvait apporter. Chaque caresse, chaque coup de rein, les amenait toujours plus loin dans le domaine animal, et cela pour leur plus grand plaisir. S’accrochant toujours plus aux cuisses de Milah, le capitaine ne cherchait pas à être doux mais bien à affirmer son statut de mâle dominant. Chaque cri de sa compagne était une invitation à être plus insistant et désormais des perles de sueur ruisselaient sur leurs corps, mêlés aux gouttes d’eau apportées par le vent nocturne qui semblait vouloir se mêler à leurs plaisirs charnels.

    Toute bonne chose ayant une fin, les deux amants se rhabillèrent comme pour montrer qu’ils n’étaient pas les bêtes sauvages qu’ils avaient laissé échapper quelques minutes plus tôt. Cependant, il ne faisait aucun doute que tenter de tromper les apparences était une chose futile sur un bateau où tout était conçu pour que les ordres soient entendus de la proue à la poupe du navire. Tout mot énoncé un brin trop fort pouvait être entendu partout sur le navire, et ceci jusqu’à la calle. L’équipage avait donc eu un aperçu de ce qu’un homme devait faire pour donner du plaisir à une femme. Les poèmes et les promesses étaient inutiles. Seuls comptaient la capacité à faire frissonner l’autre afin qu’il vous désire plus que tout. Encore un autre domaine dans lequel le pirate excellait vu les cris qu’il avait fait échappés à sa dulcinée.

    Le vent se calmait peu à peu, des nuages passaient doucement devant la lune créant un jeu de lumières magnifique et le bruit de vagues continuait de bercer le navire de façon régulière, presque tendre. D’un geste presque inconscient, le capitaine remit en place le col de sa chemise, bombant le torse tout en souriant malicieusement à Milah et en marchant tout aussi innocemment vers sa cabine. Mais l’appétit sexuel du capitaine n’ayant d’égal que son ego, il ne s’attarda pas et reprit ses baisers aussitôt la porte verrouillée. La cabine était bien vaste comparée à celle que l’on pouvait voir sur d’autres navires. Elle était à l’image de son propriétaire et de nombreux objets étranges y étaient entreposés au milieu de trésors et de pièces d’or. Le silence qui généralement l’habitait était désormais un vague souvenir : les respirations fortes et saccadées, les baisers enivrants, les caresses et griffures, les gémissements gagnaient peu à peu la pièce, toujours plus sauvages, toujours plus puissants. Une fois les préliminaires terminés, Killian retourna Milah pour mieux observer son dos, les mains posées sur ses hanches, déplaçant finalement son regard vers les rondeurs qui se trouvaient juste sous son nez. Ses doigts habiles se chargèrent de l’exciter un peu plus, et finalement, le capitaine s’unit à nouveau à elle dans un geste brutal qui leur fit échapper tout deux un râle de plaisir. Les mains de Milah cherchaient désespérément à s’accrocher aux draps qui glissaient sous son étreinte vaine. Ses hanches se cambraient instinctivement pour que son amant s’enfonce toujours plus loin en elle, tandis qu’il s’agrippait à ses cuisses de déesse et exprimait son plaisir par des sons bestiaux. L’endurance de Milah céda enfin, la forçant à se mettre à plat ventre tandis que Killian continua de lui procurer du plaisir avec ardeur. Se rapprochant d’elle tout en effectivement ces va-et-vient qui déclenchaient à chaque fois leurs gémissements, le capitaine déposa des baisers dans la nuque de sa belle et finit par émir un ultime gémissement prêt de son oreille alors qu’il terminait leurs ébats avec brio.

    Désormais installés l’un à côté de l’autre, le silence s’empara d’eux, chacun souriant bêtement et cherchant à reprendre une respiration plus ou moins normale. De l’autre côté du mur se faisaient entendre les voix des membres de l’équipage qui commentaient et imitaient la scène terminée dans la cabine. Killian n’y prêta pas la moindre attention, trop habitué aux discussions salaces et perverses des marins, mais ne put ignorer le fait que Milah rougissait, un sourire malicieux sur le visage. Ce que cette femme était parfaite ! Cela en était presque à croire qu’elle n’était qu’un être chimérique habitant les pensées de ce capitaine à l’esprit torturé. Un rire cristallin s’échappa de la jeune femme tandis que le capitaine caressait doucement son dos du bout des doigts tout en l’écoutant parler de la prochaine escale.

    Milah ▬
    « Il faudra bientôt faire escale, ce doit être un supplice pour tes hommes de nous entendre chaque nuit eux qui n'ont pas caressé de femme depuis si longtemps. »

    Killian se mit à rire à son tour, imaginant en effet le « supplice » qu’il imposait à son équipage qui ne pouvait que rêver de femmes à embrasser et à qui faire l’amour chaque nuit comme le faisait le capitaine sans se soucier d’eux. Milah marquait donc un point.

    Killian ▬
    « Ne t’inquiète pas pour eux... ils savent régler ce genre de problèmes entre eux. » Un regard pervers se dessina alors sur le visage du capitaine qui ne savait que trop bien ce qu’il se passait de temps à autre lorsque certains de ses hommes avaient réellement besoin de voire des femmes. Il n’y avait qu’à voir les perruques blondes et les robes qui trainaient dans certains coffres de ces pirates... non, ce n’était en rien des cadeaux à offrir aux femmes une fois à terre. Tout cet attirail leur servait bel et bien à bord, pour des desseins qu’il valait mieux ne pas chercher à visualiser. « Mais passer un peu de temps à terre n’est effectivement pas une chose négligeable. Au moins, nous pourrons faire le plein de vivres, et l’équipage pourra se détendre à la taverne la plus proche. Un équipage heureux est un équipage efficace. »

    Sur ces mots, des hourrahs et des sifflements se firent entendre de l’autre côté du mur. Décidemment, cette paroi était bien trop fine. Désormais un mot revenait en boucle dans les paroles des pirates, bien bavards en cette heure si tardive, « escale ». Il suffit pourtant au capitaine de donner un simple coup contre la paroi pour que tout bavardage cesse automatiquement. Son autorité était toujours aussi forte et les hommes lui obéissaient au doigt et à l’œil, prêts à tout pour être le meilleur membre de l’équipage aux yeux de leur capitaine. Ils étaient finalement comme des enfants tentant de se faire bien voir au près d’un de leurs parents, et rabaisser les autres était une méthode qu’ils n’hésitaient pas à employer.

    Alors qu’il caressait les cheveux longs et ondulés de Milah, le pirate remarqua un brin d’anxiété apparaître dans le regard de sa belle. Sans même énoncer un mot, il montra son inquiétude et l’embrassa tendrement avant de murmurer un « Quelque chose ne va pas, dear ? ». Elle semblait perdue dans ses pensées, songeant à quelque chose qui échappait pour l’instant à son amant. Garder ses angoisses pour soi n’était pas bon, surtout si on les gardait sur l’oreiller, aussi Killian était bien décidé à ce qu’elle se confie à lui. Mais si elle livrait ses pensées à lui, le reste de l’équipage l’entendrait aussi... pas très engageant comme situation quand l’on avait des pensées sombres en tête que l’on devait faire sortir pour se soulager. Mais Hook connaissait ses hommes comme sa poche et trouva une ruse simple mais efficace. Il toqua une nouvelle fois contre le mur qui le séparait de ses hommes et énonça sur un ton autoritaire :

    Killian ▬
    « Je veux voir tout le monde debout aux premières lueurs du jour. Nous ferons escale dans l’après-midi. » L’hilarité et la jovialité s’empara des marins qui commencèrent à chanter, probablement à boire pour fêter l’occasion comme ils le faisaient à chaque fois, et à parler toujours plus fort. Les voilà donc trop occupés pour qu’ils écoutent la discussion privée entre le capitaine et sa compagne. Le pirate lança un regard calme et protecteur à la concernée et embrassa son épaule nue, tout en répétant sa question : « Qu’est-ce qui ne va pas... ? Tu peux tout me dire tu sais. »

    Voilà bien une facette de l’homme que personne n’avait encore pu découvrir. Hook était un être violent, autoritaire et souvent égoïste mais il savait prendre soin de ses possessions. Milah l’avait rejoint pour vivre enfin heureuse, par conséquent, il chercherait à apaiser ses peurs et ses appréhensions tant que possible. Il ne ferait pas de dîner romantique. Il ne chanterait pas pour elle de belles chansons inspirées. Il ne ferait pas de peinture à son effigie. Mais il la couvrirait de bijoux que nul autre homme ne pourrait jamais lui offrir. Il lui offrirait des nuits plein de passion et d’ivresse. Et plus que tout, il serait celui qui l’écouterait sans jamais la juger. Etait-ce cela que l’on qualifiait d’amour ?








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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Dim 3 Mar 2013 - 8:31

 
    

Milah & Killian


L
e mot escale sembla enchanter les pirates qui parlaient fort, riaient et applaudissaient non loin de nous. Je souris, ce n'était pas voulu, certes, mais je crois que je viens de m'en faire des amis. J'observe Killian qui m'explique qu'ils survivent en se débrouillant entre eux, je souris légèrement, après tout quand je ne trouve pas d'amant à la hauteur j'ai bien une amie qui sait caresser mes courbes avec une délicatesse qu'un homme ne saurait avoir et qui m'emmène au septième ciel sans qu'un homme ait besoin d'être là.

Killian a du voir mon hésitation, le voile dans mes yeux l'espace d'une seconde en pensant à cette escale. C'est idiot de ma part de croire qu'il n'y a entre nous que la promiscuité du navire pour nous unir, il y a plus, tellement plus et d'une certaine façon je le sais, mais une petite voix au fond de moi me fait douter, une petite aigrelette, insistante, désagréable, bien plus efficace que celle qui tentait de nous faire rejoindre la cabine tout à l'heure.
Sa douceur m'étonne, cet homme a tant de facettes, il peut être un pirate sanguinaire dont l'on conte la légende, un capitaine autoritaire et respecté, un ennemi implacable, un maitre d'armes impitoyable un amant passionné et voilà qu'il se révèle attentionné et tendre. Je souris tandis qu'il occupe ses hommes d'une annonce qui déclenche chez eux liesse et joie.

On les entends rire, chanter, se réjouir à l'idée d'avoir une femme dans leurs bras demain. Une femme et une chopine c'est pour eux un trésor étonnant. Je le conçois, ici en mer, coupé de tout et de tous, le monde est différent et s'ils poursuivent les trésors enfouis et les galions emplis d'or c'est pour pouvoir s'offrir femme et alcool à chaque escale. Les chansons à boire se font entendre, bruyamment, j'entends quelques marins me remercier, qu'ils parlent à mon intention ou entre eux importe peu, ce soir je suis leur héroïne. Je souris légèrement tandis que mon amant revient vers moi, déposant un nouveau baiser sur mon épaule.

"Tout va bien"

Je le regarde dans les yeux puis viens me blottir contre lui, déposant un baiser sur son torse et un autre sur ses lèvres.

"Tout est tellement....Nouveau, c'est excitant, merveilleux et un peu inquiétant parfois."

Je me serre contre lui, posant ma tête contre son torse, écoutant son coeur battre, ayant repris un rythme normal. Je ne vais tout de même pas lui dire que j'ai peur de le perdre, j'ai déjà du mal à me 'lavouer à moi même, à réaliser tout ce que cela implique, à comprendre d'où me vient cette appréhension nouvelle. Que nous soyons liés par une passion débordante est indéniable mais que cela aille plus loin, pour lui, c'est déjà une autre question, question à laquelle je ne cherche pas de réponse, trop occupée que je suis à tenter de démêler mes propres sentiments. Et même si l'on s'aime, a-t-on besoin de se le dire, de le murmurer, de le susurrer, d'en faire un mantra rituel tous les matins, tous les soirs, pendant chaque étreinte ? C'est ridicule, j'ai vu tant de couple se dire je t'aime sans le penser, c'était devenu tellement habituel qu'ils disaient je t'aime comme ils disaient bonjour. Il est de ces habitudes, de ces conventions sociales, que je ne comprends pas vraiment et peu importe mes sentiments pour Killian ou les siens pour moi, ils n'ont pas besoin de nom, ils n'ont pas besoin de mots. On pourrait parler d'amour mais l'on oublierait la passion, on pourrait parler de passion amis l'on oublierait la complicité qui nous unit, l'on pourrait dire bien des choses en somme mais un sel mot n'y suffirait pas, il en faudrait tant pour nous décrire que les mots deviennent spécieux, simples enveloppes tels nos habits si vite jetés à terre et abandonnés.

"C'est idiot, je vais découvrir un nouveau monde, faire de nouvelles rencontres, je devrais sauter de joie comme ton équipage."

Finalement ce qui m'inquiète m'a échappé, même si je ne l'ai pas détaillé. Je souris, amusée, je me sens comme une idiote de craindre qu'il ne me quitte. Et après ? Je n'ai jamais eu besoin d'un homme avant, ce n'est pas parce que celui-ci est, particulièrement, bon amant et qu'il m’emmène découvrir le monde, et qu'il m'apprend à me battre que cela devrait changer. Si je ne peux en trouver un autre capable de faire tout cela je ferais comme j'ai toujours fait, j'en prendrais plusieurs. Et d'ailleurs quel homme serait assez idiot pour aller voir ailleurs quand il peut m'avoir moi ? J'étais invivable avec Rumple mais Killian et moi nous entendons bien, nos disputes ne sont que le prélude d'une passion déchainée qui fait craquer tout le navire. Il ne trouvera pas ailleurs cette relation qui nous unit, une telle passion. Comme si nos corps étaient incomplets l'un sans l'autre.
du bout des doigts je caresse son torse, machinalement, dessinant des arabesques légères. Je souris en me rappelant que je sais, du bout des doigts, du bout des lèvres, faire frémir, gémir ou grogner mon amant, le plier à ma volonté. Avoir ce pouvoir, surtout sur Killian, pirate redouté, capitaine autoritaire, c'est un aphrodisiaque que peu de femme sauraient comprendre.

Je me redresse légèrement, le regardant dans les yeux

"Alors dis-moi, où faisons nous escale demain ? Quel monde vais-je découvrir ?"

Dans le village où j'ai grandi peu de voyageurs faisaient halte, c'était un petit village, loin du chateau, misérable et sans grand intérêt. Mais parfois un voyageur s'installait en taverne et tous els enfants alors venaient l'observer, l'entourant de paires d'yeux inquisiteurs et timides. C'était moi, toujours, qui allait vers lui, moi, toujours, qui prenait la parole, lui demandant de nous conter le monde, la forêt, la mer, les voyages qu'il avait fait. Et puis j'avais grandi...Mais contrairement à mes camarades je n'avais pas perdu cette habitude. J'étais toujours celle qui allait vers le voyageur lui demandant de conter son histoire aux enfants présents, sauf que maintenant je lui demande aussi un récit privé dans sa chambrée. Une nuit avec un voyageur cela me semblait dépaysant. Que dire maintenant que je suis sur un navire en partance pour l'inconnu ?


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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Mer 6 Mar 2013 - 12:13

 
    



















    Les cris et les chants disparaissent tel un fond sonore, devenant de simples bruits occultés par la discussion privée entre les deux amants désormais bien calmes, l’un à l’écoute de l’autre comme jamais personne ne l’avait probablement été envers eux. Milah comme Killian, étaient deux êtres qui avaient du supporter la misère des hommes, supporter le dégoût inspiré par la lâcheté de certains et désormais voilà qu’ils trouvaient enfin quelqu’un les comprenant et les jugeant à leur juste valeur. C’était bien la première fois que le pirate semblait se préoccuper de quelqu’un d’autre que de lui-même. Mais pourquoi ? Cette femme avait quelque chose de différent des autres ladies qu’il avait pu rencontrer par le passé. Nombreuses avaient été celles qui s’étaient retrouvées sous ses draps et pourtant aucune d’elles n’avait jamais eu cette effet sur lui. C’était à croire qu’elle lui avait jeté un sort, plus une bénédiction qu’une malédiction à vrai dire, mais cette soudaine complicité n’était pas une chose dont le pirate avait l’habitude... et pourtant, tout ceci lui semblait naturel, un peu comme s’il avait toujours connu Milah, suivant la légende disant que les êtres humains étaient nés à la fois homme et femme : deux êtres vivants en parfaite harmonie dans un même corps, et se retrouvant soudain séparés suite à la colère d’un dieu jaloux de leur bonheur. Une légende parmi tant d’autres qui semblait prendre tout son sens désormais.

    Maintenant que le capitaine avait réussi à montrer à Milah qu’il pouvait se montrer à l’écoute, la jeune femme commença à se détendre, se mettant même à sourire alors qu’elle continuait de déposer des baisers et des caresses sur son torse. Lui faisant part de ses pensées mitigées et opposées, Milah dévoilait peu à peu une certaine fragilité qui, au lieu de décevoir son amant, créait en lui une forme d’affection. En effet, il semblait que le pirate s’attachait à elle bien plus qu’il ne l’avait prévu, et c’était à peine si il s’en rendait compte. Les femmes et leur pouvoir sur les hommes ! Des êtres pouvant être à la fois si faibles et tellement puissants à la fois, voilà ce qu’elles étaient. Un véritable paradoxe engendré par dame Nature pour donner du plaisir aux hommes et les mener par le bout du nez comme de braves petits chiens. Et le pire dans tout ça était finalement que ces chers messieurs en redemandaient toujours, comme pour pouvoir se sentir faibles le temps de quelques minutes et récupérer un sens de virilité par la suite. Tout n’était qu’équilibre ; un équilibre engendré par le chaos et la diversité.

    Killian ▬
    « L’inconnu a toujours fait peur à l’espèce humaine, cela fait partie de nos instincts. Rien n’est idiot dans tout ça. » Il marqua une pause avant d’ajouter, glissant doucement ses doigts dans la chevelure ondulée de Milah. « L’inverse aurait été inquiétant en revanche je suppose. Avoir conscience d’un danger potentiel n’est pas une chose offerte à tout le monde contrairement à ce que beaucoup d’hommes aiment à penser. Il faut savoir écouter ses instincts car ce sont eux qui t’aideront à survivre même quand tout espoir paraîtra inutile. » Un ange passa, mais il ajouta, suite à la question de Milah, « Disons que je te laisse imaginer où nous allons. Surpris, surprise, my dear. »

    Le pirate plongea à son tour dans ses propres pensées, songeant à tout ce qu’il avait vu, parcouru et découvert et pourtant, sans qu’il n’en soit conscient, tout ceci n’était que le début d’une vie éternellement longue et semée d’embûches. Rumpelstiltskin ne hantait pas alors ses pensées et pourtant l’horloge du jugement continuait de tourner, tic, toc, lentement mais sûrement, jusqu’à ce que l’heure fatidique arrive. Tic. Toc.

    Le capitaine donna un ultime coup contre la paroi, ordonnant ainsi à ses hommes de retrouver leur calme et d’enfin dormir. Le silence s’imposa comme s’il n’avait jamais été brisé. Le navire retrouva sa tranquillité nocturne habituelle, laissant le bruit des vagues dominer à nouveau la nuit comme une berceuse que seuls les vrais marins arrivaient à apprécier. Killian déposa un dernier baiser sur le front de sa belle, murmura un
    « Demain est un autre jour. » et s’endormit calmement, un sourire apaisé sur le visage. Le jour se terminait enfin et dans quelques heures tout recommencerait à nouveau. Chaque jour était un éternel recommencement.

    Avant même que les premières lueurs de l’aube n’apparaissent, le capitaine Killian Jones avait délaissé sa cabine pour faire son éternelle inspection de son navire. Seul dans le noir, il murmurait des mots inconnus, probablement toujours en train de discuter avec celle qui l’avait guidé tout sa vie : la mer. Pas une seule lumière n’éclairait le navire, pas même une lanterne et pourtant le pirate se tenait bien là, fixant un point au loin dans l’obscurité. Peu à peu, les mots incohérents semblèrent prendre un rythme différent. Etait-il vraiment en train de chanter ? Sa voix grave et calme se répercutait aux quatre coins du navire, mais aussi le long des vagues qui semblaient porter ses paroles comme l’écho répondant à un appel en pleine montagne. Le bois craquait, le métal se tordait doucement sans jamais céder... le navire semblait respirer. Mêlés aux ronflements des pirates, tout ces sons se mélangeaient pour former une douce mélodie s’alliant au chant modéré du capitaine. Dans quelques minutes, le soleil se montrerait enfin, bénissant le navire de sa douce chaleur et éclairant le pont de ses teintes orangées.

    Les océans avaient tous leur propre langage et leurs légendes, et pourtant le capitaine semblait en comprendre chaque mot, chaque son. Les mers déchaînées, les vagues monstrueuses, les lieux mystérieux où coulaient navire après navire, rien de tout ça ne lui était inconnu. Des années plus tard, ce jeune capitaine deviendrait le plus grand pirate de tous les temps, capable de bien des prouesses, surpassant les étonnantes capacités qu’il possédait déjà. L’apprentissage ne cessait jamais et Killian était un éternel apprenti, avide de savoir et de connaissances. Nul besoin de parchemins ou de livres car tout semblait demeurer à jamais dans son esprit, complétant peu à peu un puzzle d’une précision impressionnante que nul homme ne pouvait imaginer. Le suivre était pure folie, mais l’éviter serait une triste erreur car Killian était également un très bon maître, capable d’enseigner aisément et rapidement les choses les plus essentielles mais aussi certains détails que peu de personnes, parmi tous les mondes qu’il avait pu visiter, connaissaient.

    Les premières lueurs de l’aube se montraient enfin. Le navire se réveillait doucement alors que les marins s’étiraient, bavardaient tout en mangeant avant d’entamer cette belle journée. Nul ne fut surpris de voir le capitaine déjà debout, patientant tranquillement derrière le gouvernail, un regard sérieux sur le visage alors qu’il scrutait chaque membre de son équipage qui montait sur le pont. C’était la même chose chaque matin. Monter sur le pont signifiait que l’on était prêt à travailler dur et à honorer ses engagements, aussi, le capitaine tenait à ce que chaque pirate respecte ce principe car c’était ici que commençait son autorité. Etrangement, tous les marins sans exception obéissaient sans geindre, fiers de servir sous les ordres d’un tel capitaine.

    Encore une fois, Killian n’alla pas rejoindre Milah dans sa cabine, la laissant se réveiller dans un lit vide et froid. Cependant, le pirate avait eu une attention toute particulière pour sa belle en déposant quelque chose pour elle sur l’immense table d’ébène qui trônait au centre de la pièce. En effet, là où se trouvaient les divers objets, papiers habituels et aliments variés, le capitaine avait déroulé une carte qu’il avait lui-même créée il y a quelques années de ça. Des noms étranges y étaient indiqués à divers endroits, telle une carte au trésor incompréhensible mais une chose était évidente : l’homme avait mis en évidence le lieu de leur escale en y plaçant une punaise pour en indiquer l’emplacement. C’était à croire que l’homme avait prévu cela depuis des jours... et pourtant, l’idée était venue de Milah, n’est-ce pas ?

    Armé de sa longue-vue, il observait l’horizon où nul bout de terre n’était pourtant visible. Tout bon marin savait qu’avant même d’apercevoir le continent, certains signes en annonçaient l’approche. Les oiseaux se comportaient différemment, volaient de façon plus désordonnée, se battant pour voler les poissons ramassés par les pêcheurs sur leurs petites embarcations. Les remous de la mer changeaient peu à peu, indiquant qu’une barrière physique approchait et quelques formes floues se dessinaient dans le léger brouillard, permettant de distinguer d’autres bateaux arrivant d’autres directions. Encore fallait-il avoir l’œil pour voir tout ceci.

    Le capitaine parla peu ce matin là mais ses ordres n’en restaient pas moins vivifiants pour son équipage. Chaque son, chaque indication leur indiquaient qu’ils arriveraient bientôt.

    Killian ▬
    « Du nerf pirates ! Je veux voir cette merveille glisser sur l’eau comme une femme nue sur un drap de satin ! Du nerf ! »






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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Dim 17 Mar 2013 - 19:35

 
    

[quote="Milah Jones"]
Milah & Killian


L
e soleil est encore endormi quand je m'éveille mais mon amant a délaissé mes bras et les draps depuis longtemps déjà. Le lit est froid, la cabine sans son capitaine perd de sa prestance, de son charme. Ou peut être est-ce moi qui voit les choses différemment quand il est là. J'observe les parois de bois, chaleureuses, rassurantes, qui craquent sous le roulis de l'océan mais il manque al respiration lente de Killian pour que tout cela soit parfait. C'est comme si sans lui cette pièce était vide, elle contient une part de son âme, une part de son être et quand il entre dans la pièce il la complète, la rend réelle. Je m'étire, caresse mes lèvres en me rappelant des baisers brulants de Killian cette nuit, laisse mes mains caresser mon cou que sa barbe a caressé, ma gorge où sa main est restée cette nuit, caresse tendre et possessive à la fois, mes hanches qu'il aime tant. Je souris et me décide à me lever.

Je souris, je devrais me réveiller au lieu de songer à de telles âneries. Je me lève et ramasse mes vêtements par terre pour m'habiller. En passant j'observe la carte. J'ai le sommeil léger, Killian a du être plus silencieux qu'un chat pour la dérouler sans me réveiller et y pointer ainsi notre destination. J'observe la carte, un sourire flottant sur mes lèvres, j'apprécie l'attention, il savait que cela me ferait rêver, anticiper, imaginer, il savait que peu importait la destination mais que j'avais malgré tout envie de al connaitre, comme si ça allait me parler, comme si le nom dévoilerait un peu de l'endroit, lèverait un peu ce voile de mystère. Mais non, bien sur. Les noms étranges sur la carte me font rêver, les monstres dessinés dans les océans me parlent d'aventures, de frissons, de dangers. Un frisson parcourent ma colonne vertébrale et je constate que je ne me suis pas habillée. Certes la cabine est un endroit où nul à part Killian n'entre, mais il n'y fait pas chaud, surtout avant l'aube et je ferais bien de me dépêcher

Le temps que je sorte et le soleil pointe le bout de son nez, intimidé par le vent frais de cette aube naissante, semblant vouloir rester sous l'océan comme j'aurais aimé rester à sommeiller sous les draps. De fait il semble s'extirper lentement, douloureusement, de la couverture chaleureuse que lui fournit la mer, pas à pas, laborieusement il s'étire derrière l'horizon, encore bien caché, puis il darde un ou deux rayons, comme pour tâter le terrain, comme pour se décider, prenant le temps d'hésiter encore, comme on sort un bras de sous al couette pour mieux le rentrer, convaincu qu'il fait trop froid pour sortir et qu'on a désormais une bonne raison de rester au lit. Puis la raison semble l'emporter et peu à peu on le voit sortir de sous l'horizon, timidement encore, comme s'il pouvait à tout instant retourner sous sa couette.

Je souris et me dirige vers les cuisines. Killian est avec son autre amante en ce moment et je n'ai pas ma place dans ce duo. Rien ni personne ne saurait se mettre en lui et la mer, bien fou qui s'y essayerait. Tout en fredonnant un air léger je virevolte au milieu des casseroles, suivant les mouvements du bateau qui me semble différents, plus chaotiques mais de façon si ténue que cela doit être mon imagination qui me joue de tours.

Je prépare un solide petit déjeuner pour tout le monde et sonne al cloche qui alerte les pirates. Chaque membre de l'équipage connait sa place, ses obligations et les moments où il est libre de se détendre, ou de manger, je sais donc qui viendra, quand, dans quel ordre, ce qu'ils mangeront. Je sais aussi que Killian ne viendra pas, il est sur le pont, derrière la barre de son navire, concentré sur ce que lui seul peut discerner. Si la nuit il est tout à moi, en journée il est Capitaine et je suis un membre de l'équipage. Cette relation pourrait paraitre étrange, mais c'est en respectant cela que nous nous sentons réellement proches, nous ne passons pas nos journées en tant que couple, ce qui nous aurait sans doute lassés l'un comme l'autre, nous sommes un couple la nuit et tant d'autres choses la journée. Même si le simple fait que nos regards se croisent enflamme mes sens et....à croire son sourire, les siens. Mais cette attente, cette douce torture que nous nous imposons, surtout à l'entrainement quand nos corps s'entremêlent sans que nos lèvres ne se rejoignent, cela ne fait qu'exacerber la passion qui nous lie et à laquelle nous nous laissons aller le soir venu.

Je laisse l'équipage manger et après avoir grignoté moi-même un morceau je monte sur le pont, un léger sourire à Killian et je regarde dans la même direction que lui, apercevant une ébauche d'ombre à l'horizon, l'escale promise, le repos qu'attendent les marins. Ils sont efficaces, ne parlent pas de cet avenir si proche, concentrés sur leurs tâches je les vois trimer comme toujours, ils ont une confiance aveugle en Killian, j'admire cela chez lui, sa capacité à commander, son charisme. J'admire aussi la loyauté de ses hommes, loyauté qu'il a gagné en montrant la sienne.

La journée suit son cours, l'ombre à l'horizon se dessine peu à peu. C'est étrange, toutes les pensées sont tournées vers cette île, cette escale tant attendue, mais l'ombre à l'horizon n'attire aucun regard, chacun est concentré, occupé à sa tâche. Killian et moi nous sommes entrainés, comme chaque matin, il m'a battue, comme chaque matin, sous les rires tonitruants de l'équipage, comme chaque matin. mais dans son sourire, dans son regard, dans les plaisanteries des matelots, je vois l'amour, la fierté, la tendresse, je vois une famille à laquelle j'appartiens, je vois un microcosme dont je suis partie intégrante. Je vois leur plaisir de me voir progresser, leur déception quand je me fais avoir bêtement, leur compassion quand l'épée de Killian cingle mon postérieur douloureux, leurs encouragements quand j'apprends une nouvelle passe d'armes, leur approbation quand, enfin, je la maitrise. Oui, ce navire, cet équipage, c'est la famille de Killian et j'en fais désormais partie. Je ne m'étais jamais sentie aussi...réelle. Comme si à leurs yeux je n'étais pas la fille d'un tel, la femme du tisserand, la plus belle femme du village, la femme du lâche....Non, pour eux j'étais Milah, une Milah qu'ils croyaient apprendre à connaitre mais qu'ils révélaient pour moi à chaque seconde.

Enfin l'horizon s'assombrit totalement, les mouettes nous envahirent, l'île se rapprochait de nous et l'impatience des marins se faisait sentir. Il régnait sur le navire un climat d'anticipation et de joie. Et pourtant un regard extérieur ne l’aurait pas senti, il fallait les connaitre pour voir dans le sourire de certains le plaisir de retrouver la terre ou dans le regard d'un autre le désir de serrer une femme dans es bras. Leurs actes étaient les même que d'habitudes, réalisés avec la même précision, le même sérieux.


Mais finalement nous arrivâmes en vue du port. C'était une vraie ville, comme je n'en avais jamais vue auparavant. Je n'étais pas beaucoup sortie de ma campagne il faut l'avouer. Les maisons s'organisaient autour de ruelles pavées qui claquaient sous les sabots des chevaux et cliquetaient sous les roues des chariots. Tout semblait si vivant, si bruyant si animé. Je regardais autour de moi comme une enfant découvrant la neige, je n'imaginais pas de telles merveilles, des échoppes aux panneaux colorés et accueillants des gens partout qui discutent, travaillent. Je vois plus de gens ici en une seconde que je n'en ai vu de ma vie. Le soleil déjà descendait sur l'horizon, nimbant al scène d'une lueur irisée irréelle. Un homme allumait les réverbères et saluait tous les commerçants d'un sourire, échangeant avec eux ragots et histoires drôles. La rue s'illuminait ainsi peu à peu tandis que dans notre dos le soleil disparaissait. Je ne sais combien de temps je restais à admirer cette vie avant de réagir. Killian et l'équipage étaient occupés, ils savaient ce qu'ils avaient à faire, contrairement à moi. Personne ne m'ayant donné d'ordre je restais à l'écart, prenant garde de ne pas gêner.

Derrière la ville se dessinaient des collines où des cultures en terrasses verdoyaient allégrement, des lanternes bougeaient de loin en loin, des paysans rentrant chez eux après leur dur labeur sans doute mais vu d'ici on aurait dit des lucioles joyeuses.

En haut de la plus haute des collines se dressait un palais, je n'avais jamais eu l'occasion de voir un palais mais ces tours blanches comme l'écume, ces toits immenses, ces couleurs chatoyantes, cela ne pouvait qu'être un palais, comme dans les histoires que me contaient mes parents autrefois. Je me sentais, d'ailleurs, redevenir une enfant à découvrir peu à peu ce monde qui semblait tout à la fois me fuir, se réfugier dans les ténèbres de la nuit naissante et s'approcher de moi, timidement, comme pour me découvrir.

Je suis eprdue dans la contemplation, à tel point que c'est la main de Killian dans mon dos qui me fait réaliser que nous avons accoster et que l'équipage s'apprête à descendre. Je suis Killian qui précède les marins et descends, majestueusement, la passerelle de bois. L'équipage est uni et soudé et il semble que l'escale soit aussi bien rythmée et codifiée que la vie sur le bateau, tous comme un seul homme se dirigent vers une ruelle sombre, étroite et tortueuse que je n'avais pas remarqué. Tous comme un seul homme s'y engouffrent d'un pas à la fois pressé et joyeux. Tous comme un seul homme tournent à gauche au niveau de la troisième ruelle que nous croisons et tous entrent dans une taverne discrète qui se trouve dans cette ruelle.

Killian entre le premier, moi à son bras, et la taverne dont on entendait les conversations, les rires gras, les chants salaces et les raclement de chaises depuis l'extérieur devient soudain silencieuse. Est-ce le cas chaque fois que la porte s'ouvre ou bien est-ce le charisme de Killian, sa réputation ? Je ne saurais dire, je ne demande pas, je reste encore subjuguée, étonnée, perdue dans ce monde nouveau si différent de celui que je connais. On pourrait croire qu'une taverne est une taverne, que celle-ci ne diffère guère de celle où j'ai rencontré Killian et nombre d'autres de mes amants, mais non. Les tables sont les même, sales, vieilles. Les bancs et tabourets sont les mêmes, usés par des milliers de postérieurs, les dés sont les mêmes, pipés, les femmes sont les mêmes, vulgaires, à demi-nues déjà, dans les bras des plus riches, le comptoir est le même en bois plein, solide pour qu'un ivrogne puisse s'y cramponner, la porte est la même épaisse protection contre le monde extérieur pour laisser cette bulle d'ivresse intacte. Et pourtant tout diffère, les gens, ce silence, moi....Peut être est-ce moi qui diffère, plus que la taverne, peut être est-ce pour cela que je vois les choses différemment. Peut être les choses sont elles identiques mais mon regard différent.

Killian et l'équipage, dont moi, s'installent à une table, les bruits reprennent, d'un coup, comme une bulle qui éclaterait, relâchant un brouhaha joyeux. L'équipage ne reste pas à l'écart et peu à peu le brouhaha envahit notre tablée où la bière vient d'arriver. Chacun parle de son coté écoutant, ou non, son voisin. Je souris légèrement, je n'avais jamais senti cela dans al taverne du village, cette cohésion, cette union au delà des mots, des gestes, des regards. Ce qui unit cet équipage ne se décrit pas, ne se voit pas, ne 'explique pas. Ils sont un.

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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Dim 7 Avr 2013 - 15:45

 
    















    La journée se déroula comme la précédente, les heures se suivant avec rapidité, comme si le temps lui-même cherchait à s’échapper, suivant le vent, symbole de liberté et de vivacité. Une fois les hommes à leurs postes, le navire sembla s’élancer, comme projeté par les mains invisibles de Dame Nature désireuse de les mener là où leur cœur se trouvait. Certains disaient que les marins ne juraient que par les océans mais l’on ne pouvait nier que le continent avait bien des avantages que même les mers les plus riches ne pouvaient leur apporter. La nourriture et l’eau, ces besoins essentiels à la vie, en étant les principaux éléments bien évidemment. Mais il fallait également savoir qu’un vrai pirate avait toujours à cœur de raconter ses aventures, plus ou moins exagérées, à tous ceux qui seraient assez curieux pour les écouter conter leurs histoires durant de longues heures. Le conteur devient un acteur aux mille et une facettes, jouant à la fois le héros et ses ennemis, décrivant chaque paysage, chaque sensation que cela soit de la joie, de la peur ou bien du courage ; le public quant à lui se projette dans cet univers qui se façonne peu à peu dans son esprit, imaginant son rôle dans cette aventure que jamais il n’aurait pu vivre en restant tranquillement dans sa chaumière. Oui, les pirates étaient des conteurs et avaient l’art et la manière de créer l’intérêt et la curiosité chez chacun, enfants comme adultes, femmes comme hommes. Et il ne faisait bien évidemment aucun doute que le capitaine Killian Jones excellait dans la matière tant son charisme impressionnait et intriguait les foules.

    Killian était certes un amant mais il était avant tout un meneur d’hommes. Son rôle était de préparer son équipage, d’en faire des personnes talentueuses et pour cela tous les moyens étaient bons. Aussi, c’était bien en tant que capitaine que le futur Hook entraînait Milah au maniement de l’épée. Peut-être n’était-ce qu’un jeu pour elle mais cette activité lui sauverait probablement la vie plus tôt qu’elle ne le pensait. Chaque mouvement, chaque parade mais aussi chaque coup était un apprentissage nécessaire pour qu’elle reste en vie. La vie d’un pirate n’était pas douce et futile, bien au contraire... après avoir survécu aux colères de l’océan, il fallait savoir braver les fléaux de l’esprit humain qui pouvaient se montrer bien pires que les éléments et surtout plus fourbes. L’être humain était plein de vices, l’animal le plus insondable de tous mais aussi le plus dangereux tant il était versatile. Chaque mot était un mensonge, chaque respiration était un coup de poignard en plein cœur, chaque baiser était un fer chaud posé à même la peau.

    Une fois la terre promise en vue, les marins redoublèrent de motivation et donc de force. Les voiles bougeaient au gré du vent qui les poussait gracieusement vers le port où attendaient déjà quelques bateaux bien moins imposants que cette merveille dirigée par le capitaine Killian Jones. Le vent se calmait peu à peu comme pour permettre au navire d’arriver avec grâce et prestance. Les autres équipages ne manquèrent pas de regarder ces nouveaux arrivants qui leur faisaient soudain de l’ombre et amenaient avec eux peur et doutes. L’arrivée de Killian et de ses hommes n’avait jamais été de bon augure mais cette fois-ci était encore plus importante... une femme avait rejoint leurs rangs. Une femme, symbole de malheur pour les marins du monde entier. Une femme, symbole que même les malédictions ne pouvaient atteindre le Capitaine Jones que l’on disait immortel. Triste ironie quand on savait le nombre d’années qu’il allait pouvoir traverser dans un futur bien proche grâce à un simple haricot.

    La nuit commençait à arriver tandis que chaque rue s’illuminait peu à peu transformant cette ville en une magnifique couronne de lumières dansantes aux teintes variées. Les alentours du port avaient cette sorte d’aura dorée que peu de gens pouvaient percevoir. Certains racontaient que l’on pouvait parfois apercevoir les marins décédés marcher tranquillement, observant chaque navire, piégés dans leurs souvenirs de voyageurs émérites. Chaque nouvelle recrue marchait dans les pas des anciens, faisant inconsciemment les mêmes actions. C’était un cycle infini que seules les légendes savaient expliquer car la mort avait visiblement une emprise différente sur ceux qui osaient braver le danger au péril de leur vie, parcourant des mers inconnues et découvrant des mystères encore non révélés sur la terre ferme. La vie en mer avait ses propres lois.

    Une fois le navire amarré, chaque marin fut ampli d’un calme étrange, attendant les ordres de leur capitaine. Killian avança doucement, ses bottes tapant doucement le bois magique de ce bateau étonnant, les mains croisées dans le dos alors qu’il faisait une dernière inspection de ses troupes. Un simple regard vers sa dulcinée lui suffit à ressentir toute la richesse du paysage qu’elle contemplait alors. Mais il était temps de mettre pied à terre et ce fut en posant doucement sa main chaude dans le dos de Milah, que le pirate indiqua à celle-ci qu’il était temps de retourner à la réalité. Tel un bataillon, les pas des marins suivaient la même cadence : celle de leur leader. Les gens se retournaient un à un sur leur passage, à la fois pétrifiés et vivifiés par l’avancée d’une telle force à la fois dangereuse et mystérieuse. Rien n’était dû au hasard, tout était calculé. Aussi, c’était sans hésitation que le capitaine se déplaçait dans ses rues et ruelles sombres qui semblaient être identiques les unes aux autres. Les fenêtres se fermaient les unes après les autres, créant un claquement presque rythmé, au fur et à mesure que les pirates avançaient devant les maisons visiblement anciennes, aux portes faites de bois massif, renforcées de métal et donc chaque pierre semblait avoir une histoire à raconter. Mais cette fois-ci, l’ombre de la piraterie faisait son œuvre dans les rues et chacun savait qu’il valait mieux se terrer le temps d’une nuit plutôt que de se retrouver gisant sur la pavé froid, allongé seul et vidé de son sang, un regard de terreur gravé sur le visage.

    Et soudain, sans raison apparente, l’aura néfaste de ce groupe d’hommes – et de Milah guidée par son amant – se changea en une force plein de joie et de détente. Ils y étaient enfin. Après tant de labeur et de force décuplée, le lieu qu’ils attendaient tous se trouvait désormais face à eux. Une simple porte les séparait de ce lieu divin. Faite d’une seule pièce de bois, l’ouvrage était remarquable et pourtant ne laissait pas à penser qu’une taverne se trouvait de l’autre côté. La ruelle était habitée par un silence puissant et pourtant, à peine la porte ouverte, des éclats de voix, des bruits de talons claquant le sol, de la bière coulant à flot et de la musique résonant de toute part, s’emparèrent du cœur des pirates comme le chant des sirènes auquel nul homme ne saurait résister.

    Entrer dans un tel endroit était un peu comme pénétrer dans une autre dimension, un univers différent. Ici, Killian et ses hommes n’étaient que des clients parmi tant d’autres et non de terribles mercenaires. Chaque personne dans cette pièce avait son passé, ses erreurs, ses plaisirs sombres et ses passions inavouées. Chacun d’eux était un meurtrier en puissance, un manipulateur des plus doués, un sadique au sommet de son art et pourtant aucun d’eux ne représentait un danger en cet instant... une ruche remplie d’abeilles tueuses, coexistant pacifiquement les unes avec les autres, se nourrissant et communiquant dans une parfaite harmonie que personne d’autres dans cette ville ne semblait soupçonner.

    Les boissons ne tardèrent pas à arriver, tout comme les discussions et les rires qui s’étaient montrés si rares et discrets ces jours-ci à bord. Killian semblait dévoiler une nouvelle facette de lui-même. Certes, son aura légendaire se dégageait toujours, mais c’était bel et bien en tant que camarade qu’il se comportait désormais et non en tant que capitaine. Ses hommes avaient le droit de se sentir comme autre chose que des larbins. Ils étaient bien plus que des marins sous ses ordres mais bel et bien ses amis, ses frères et ses fils tout à la fois. Une main posée sur les hanches de Milah, il proposa de porter un toast aux nouvelles aventures qui les attendaient et au repos bien mérité qui les attendait. Levant son verre, le torse bombé afin de dégager tout son charisme, il énonça :

    Killian ▬
    « J’ai déjà bravé bien des tempêtes et le courroux des océans et à chaque fois, chacun de vous a réussi à me prouver sa valeur. J’ai combattu des créatures à vos côtés que nul autre homme ne saurait même imaginer. Et aujourd’hui, c’est au nom d’un nouveau marin que je souhaiterais lever mon verre. »

    Le capitaine se leva, suivi aussitôt par ses hommes à la manière de soldats lors d’un défilé parfaitement réglé à la minute, et ajouta :

    Killian ▬
    « J’ai entendu bien des légendes – qui se sont parfois révélées vraies – et pourtant une fois de plus la mer nous a montré que rien ne peut surpasser la force d’une femme. »

    Portant doucement son regard vers la concernée, Killian lui lança un clin d’oeil et un sourire plein de malice et s’exclama :

    Killian ▬
    « Pour Milah ! »

    Tout l’équipage ▬ « POUR MILAH ! »

    Bien évidemment, une telle effusion de joie ne put qu’attirer l’attention et Killian décida qu’il payait une tournée générale, déclenchant alors l’hilarité de tous. Ce n’était pas tout les jours que l’on se faisait offrir à boire gratuitement sans finir allongé sur un lit, ou seul dans une ruelle... enfin bref. Cependant, quelques minutes après que la discussion recommence à tourner autour des banalités, un groupe d’hommes firent leur apparition face à cette tablée de marins. Sans même savoir d’où ils venaient, ni même qui ils étaient, il suffisait de sonder leur regard pour comprendre que des idées sombres les traversaient et que ces pensées déclenchaient cet étrange sourire sadique qu’arboraient souvent les mercenaires prêts à se battre.

    Nul ne saurait dire combien de temps s’écoula entre le moment où ces étrangers parlèrent du fait qu’une femme n’était rien de plus qu’un objet pour satisfaire la luxure – chose qui ne toucha pas seulement Killian mais aussi tout l’équipage qui semblait la considérer désormais comme un membre de l’équipage voire même une sœur – et celui où le bruit des sabres et couteaux sortant de leur fourreau se fit entendre. Quelques minutes, quelques secondes ? Difficile à dire tant leurs esprits étaient tous contrôlés par la rage désormais. Furtivement, le capitaine Jones glissa à l’oreille de sa douce :

    Killian ▬
    « Après la théorie et l’entraînement, voilà la pratique. Enjoy, dear. »

    Le bruit de son sabre sonna comme le glas de la faucheuse, fendant l’air et s’apprêtant à traverser chacun de ces intrus. Une chose était sûre, sans qu’il ne puisse l’expliquer, Milah était prête à montrer ce qu’elle avait appris ces derniers jours et pourrait montrer à quel point une femme pouvait bel et bien humilier un homme au combat à l’épée. Le sourire sur le visage de l’équipage indiquait clairement qu’ils s’attendaient – voire ‘espéraient’ – à ce que la soirée se passe ainsi. Une bonne dispute de bar, version mercenaire, où perdre menait directement dans l’autre monde.







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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Ven 24 Mai 2013 - 18:32

 
    

Milah & Killian


L
e monde semblait s'ouvrir devant cet équipage, mon équipage, ma famille désormais. Tous semblaient craindre Killian mais plus encore tous me regardaient d'un œil interloqué, effrayé, curieux ou agressif, j'éveillais, manifestement, la passion des foules dans un sens positif ou non. Je savais que les légendes prêtaient à la mer un caractère jaloux et possessif et qu'avoir une femme sur un bateau était censé porter malheur, j'avais aussi entendu des histoires de femmes capitaines, que la mer tolérait car elles n'étaient pas des rivales, mais une femme dans l'équipage, une femme amante du capitaine et le fait que je me tenais à ses cotés quand tous marchaient derrière nous ne laissait guère de doute sur notre relation, c'était interdit, maudit, c'était plus de malheur que de briser tous les miroirs du monde. Cela étayait encore l'aura de Killian, une aura déjà puissante tant grâce à son charisme, son charme, qu'aux légendes qui courraient à son sujet, dont la plupart étaient vrais à l'en croire. Mais je lui savais un léger, très léger, penchant pour al vantardise, surtout devant une jolie femme, je l'avais vu faire à la taverne avant que son regard ne se pose sur moi, avec son dévolu.

Pourtant la houle qui semblait diriger l'équipage se dissipa, la joie d'être à terre se fit sentir, c'était impressionnant de sentir tous ces gens autour de nous changer d'humeur au gré de celle de Killian, s'adapter, inconsciemment, à son pas, son rythme, ses sentiments, comme un seul homme. Sur le bateau ils étaient le corps d'un capitaine autoritaire et œuvraient comme un seul homme mais l'on aurait pu croire que cette unité se faisait moins sentir à terre, n'étant plus utile. Que nenni, elle était plus forte encore, plus prégnante, plus évidente et tellement réconfortante. Je n'avais jamais connu un tel sentiment d'appartenance, le sentiment d'être une part de quelque chose de plus grand.

Quand nous entrâmes dans al taverne et que Killian porta un toast je ne fus pas surprise de voir tous les marins lever leur verre, je faisais partie de l'âme du navire désormais, partie de son équipage, partie de cette vie multiple et si étrange. J'étais autant une part de ce navire que Mouche et son bonnet rouge, que John et le clac clac de sa jambe de bois, que Roumègue et ses perpétuels grognements plaintes et autres soupirs, que Vigie et sa vue d'aigle ou que Barrique et son appétit vorace.


Notre joie se fit entendre dans toute al taverne et Killian proposa une tournée générale, tous se réjouirent avec nous, sans bien savoir pourquoi, pour al plupart, mais on ne va tout de même pas bouder une tournée générale. Nous discutions donc de tout et de rien, attablés autour de nos choppes, certains riant aux éclats, d'autres commençant à lutiner les serveuses quand une troupe d'hommes sombres à la mine patibulaire mais presque s'approcha. Leur chef me toisa d'un oeil lubrique et parla de tout ce que je pourrais faire pour le rendre heureux, il cherchait manifestement les ennuis, critiquant l'équipage de me voir comme l'une des leurs et non comme un simple objet de plaisir qu'on abandonne au port comme il se doit de toute femme.

Je ne suis plus sure de tout ce qui se passa à cet instant, tout allait à la fois si vite et si lentement, je me souviens clairement avoir tiré l'épée de son fourreau dans un bruit d'acier doux et chuintant, je crois avoir été la première, je me souviens l'avoir avancé sous la gorge du mercenaire

"Redis-moi ce que je peux faire pour t'être agréable, si tu l'oses"


je me rappelle le bruit des épées de toute part, le cri de l'aubergiste qui songeait déjà la casse, et mon amant me murmurant qu'il était temps d'appliquer ses leçons. Mais justement de ses leçons je ne me rappelais rien, entre une leçon sur le pont où tout ce que l'on risque est un bleu sur les fesses et un combat réel où la mort est au bout de chaque épée, il y avait, soudain, un précipice, un gouffre, un univers que je ne savais franchir. Je n'hésitais pas pourtant, je me rappelais que l'hésitation était la pire des ennemis, elle et la peur. Je pris donc ma robe et la déchirais sur le coté d'un geste rapide pour me permettre de bouger correctement puis levais mon épée vers le chef des mercenaires, celui qui m'avait insultée.

J'avançais donc face au chef qui avait sorti son arme lui aussi et nous commençâmes à ferrailler. S'il me prit de haut au début, n'attaquant pas réellement, une large estafilade sur al joue lui démontra que je ne plaisantais pas, toute femme que je sois.
Il commença alors à comprendre ce qui se passait et ses mouvements se firent plus agressifs, plus puissants. Il avait sur moi l'avantage de la puissance et de l'allonge mais n'avait pas mon équilibre, il faut dire que s'entrainer sur le pont d'un bateau apprends à maitriser le roulis et à sans cesse être en mouvement, il n'avait pas non plus ma rapidité et surtout il n'avait pas mon envie de vivre. J'avais tant de raisons de vivre. L'équipage, nombreux, se débarrassa rapidement des hommes du mercenaire, quoique je ne m'en redis compte qu'au bout d'un moment quand je pris conscience que seules nos épées résonnaient encore. Aucun membre de l'équipage ne bougeait, tous m'observaient. Sans doute, si 'javais été mise en danger, s'il avait pris le dessus sur moi de façon trop flagrante, l'équipage serait-il venu me défendre mais ils se contentaient pour l'instant d'observer le combat en m'encourageant. Je puisais dans leurs cris dans leur énergie la volonté de vaincre, la volonté de tuer.

Le combat dura-t-il plus de quelques instants ? moins de quelques heures ? J'avais perdu toute notion du temps, tout souvenir des leçons de Killian, j'agissais à l'instinct, ne lâchant des yeux mon adversaire que contrainte et forcée pour ne pas trébucher sur un gobelet renversé, sautant sur un banc, puis sur une table, je pus lui faire une nouvelle estafilade, profonde, au bras mais au même instant il me blessait à la cuisse. Je ne m'en rendis compte qu'en sentant le sang, chaud, couler le long de ma jambe. La douleur viendrait plus tard, me surprenant à la fin du combat, quand l'excitation retomberait.
Je ne saurais dire combien de temps dura le combat mais il s'en lassait, tapant de plus en plus fort, énervé de me voir résister, et ce fut sa perte, alors qu'il tentait de me frapper j'esquivais et saisissant le poignard dans am botte le lui enfonçais dans la poitrine. Il recula, hébété, et s'écroula sans un cri. J'avais vaincu.

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L'aventure m'appelle (Killian.) (NC - 18)
Ven 28 Juin 2013 - 15:32

 
    


L’aventure
m’appelle

Si il y avait bien une chose que tout mâle craignait – et là nous ne parlons pas uniquement des hommes mais bien des mâles de toutes espèces bien évidemment – c’était bel et bien la colère d’une femme. Les plus machistes prenaient plaisir à se moquer de celles qui se battaient entre elles à coup d’ongles et de nattes tirées mais ils n’avaient sûrement jamais croisé le regard vengeur de l’une d’elles. Les légendes en étaient pourtant remplies. Au cours des âges, et cela depuis des temps très anciens, sirènes, méduses, harpies, banshees et autres créatures féminines, terrorisèrent le monde soit disant contrôlé par les hommes. Personne ne pouvait fuir une mère voulant venger sa famille, une femme protégeant son honneur, une humaine ivre de folie et de sang. Disons simplement que ces chères ladies savaient bien mieux ce que voulaient dire le sens de l’expression : « la vengeance est un plat qui se mange froid » ... mais gare à celles qui, au contraire, avaient le sang chaud. Tel une déesse égyptienne, à l’instar de Bastet, la femme guerrière pouvait démontrer une aptitude au combat bien surprenante ainsi qu’une violence terrifiante. Et Milah le démontra ce soir là où son initiation prenait fin.

En effet, loin d’être une simple élève sous les conseils de son professeur, la belle brune se défendit avec talent et exécuta avec instinct tout ce qu’elle avait du répéter maintes fois à bord de ce bateau de pirates. Visiblement, l’entraînement avait porté ses fruits, et ce n’était pas une simple robe qui allait la gêner. Déchirant ce bout de tissu pour se permettre de plus amples mouvements, Milah semblait danser sur cette musique créée par les sabres et dagues qui s’entrechoquaient avec violence. Ces inconnus ne savaient vraiment pas dans quoi ils venaient de se lancer en menaçant l’équipage du capitaine Hook. Tandis que sa dulcinée continuait de croiser le fer avec le chef adverse, les autres pirates tuaient un à un les hommes se mettant sur leur route... et ils furent bien nombreux. Aux ennemis de base s’ajoutèrent des hommes ivres se pensant soudain aussi forts qu’Hercule, l’alcool leur donnant cette impression d’invincibilité. Mais, sans surprise, tous tombèrent sur ce sol sale, couvert de boue et de poussière, le regard surpris et leur sang coulant amplement de leurs larges blessures. Killian et ses hommes ne faisaient pas dans la dentelle et n’étaient pas du genre à blesser sans tuer. Quand on les défiait, une seule solution s’offrait : mourir.

Une fois le dernier homme tombé, le séduisant capitaine indiqua à ses hommes d’observer leur nouvelle recrue qui se battait toujours avec vigueur – quelques entailles couvrant son corps par-ci par-là. Pas question d’intervenir, c’était SON combat. Au lieu de participer à cette bataille, les hommes de l’équipage imitèrent leur leader et encouragèrent Milah en poussant des cris virils, plein d’enthousiasme, la félicitant à chaque coup atteignant sa cible mais aussi à chaque blessure reçue pour l’inciter à riposter de plus belle. Qui plus est, cet imbécile de poivrot semblait avoir autant de patience qu’un chien devant une montagne de steaks. Une fois de plus, les contre-attaques inculquées par Killian furent d’une grande utilité et lui permirent de porter cet ultime coup qui mena l’ivrogne de vie à trépas.

Enjambant les corps inertes comme s’il ne s’agissait que de simples troncs d’arbres, Hook se rapprocha de sa belle en conservant cette allure majestueuse qui en intriguait tant. Pas de démonstrations effusives d’amour, non, mais un simple index caressant doucement sa joue rosée par l’effort et par la légère entaille qui guérirait bien vite sans laisser de trace sur ce visage parfait. Pas un mot, pas une parole, mais un simple regard qui en disait long sur la fierté qu’il éprouvait face à la victoire de Milah – et il la féliciterait officiellement plus tard à sa façon, une fois à bord et seul à seul, dans cette cabine où leurs cris avaient déjà fait vibrer maintes fois les fines cloisons.

Continuant son chemin sans réellement s’arrêter au côté de Milah, Killian se dirigea vers le bar sous les regards médusés et/ou intrigués des clients encore vivants. Désormais face au tavernier qui avait gardé sa main dans ce verre – tétanisé par l’attaque précédente et donc dans l’incapacité de reprendre son nettoyage de verres – , le pirate le fixa en silence tout en souriant étrangement. Un ange passa avant qu’il finisse par énoncer, calmement, sur ton presque amical malgré les cadavres au sol :

Killian ▬ « Je ne voudrais pas salir votre réputation. Mes hommes et moi-même aimons bien trop cet endroit pour le voir fermer ses portes. » Sortant une bourse pleine de pièces d’or de sa poche, le capitaine continua tout en sous-pesant cette petite richesse, « Prenez ça. Vous recevrez la suite demain. »

Le tavernier échappa un hoquet de surprise en voyant toutes ces pièces en or pur, imaginant déjà la deuxième partie du butin entre ses mains. Avec tout cela, il pourrait même agrandir sa taverne en mettant son voisin à la porte. Ses yeux pétillaient d’une malice presque indécente avant qu’il réponde :

Tavernier – « La proche tournée est offerte par la maison. Installez-vous là-bas, le temps que l’on fasse le ménage. »

Et ce fut en effet en quelques minutes que le sol se retrouva vidé de ces cadavres et même lavé... si, si, ils avaient bien LAVĖ le sol ! A croire que c’était la seule occasion de le faire... Cependant, Killian refusa d’un geste de la tête, tenant même à payer lui même cette tournée avant que lui et ses hommes – et sa belle, bien évidemment – ne quittent le lieu aussi sagement qu’ils étaient entrés.

Personne ne broncha, hormis peut-être Milah qui montrait sa force de caractère en ruminant quelques paroles incompréhensibles. Peut-être ne s’en rendait-elle même pas compte, encore sous l’effet de l’adrénaline qui lui donnait des ailes. Leurs ombres semblaient glisser dans le noir comme des vagues sur l’océan mais aussi silencieusement qu’un serpent se faufilant sur un drap de satin. Une fois à bord, chacun s’amusa à ressasser inlassablement cette bataille autour d’un bon verre, ajoutant quelques anecdotes pour pimenter le tout et se rendre plus impressionnant. Bien évidemment le combat de Milah était sur toutes les lèvres, chaque pirate expliquant son rôle Ô combien important dans l’entraînement de la belle brune. A les écouter, on aurait pu penser que tout l’équipage lui avait appris ces parades et attaques alors qu’ils ne s’étaient que contentés de hurler pendant que Killian croisait le fer avec elle au petit matin. Oui, les pirates avaient cette étrange façon de raconter les histoires, en rajoutant toujours un peu plus, en oubliant toujours un peu, ne disant que l’essentiel. Juste l’essentiel, créant légendes et mythes qu’ils reportaient aux quatre coins du monde, développant ainsi des espoirs perdus et des peurs insensées chez le commun des mortels. L’homme de la mer n’était qu’un beau parleur à la langue bien pendu : prenez toujours gardes à ses dires et pesez chacune de ses informations sous peine de tomber dans les méandres de son histoire imaginaire et pourtant si réelle. Et comme pour chaque histoire, les corsaires commençaient toujours par un mystérieux : il était une fois... .

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