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Chat va chauffer pour Whale !
Sam 9 Fév 2013 - 13:45

 
    






Participants : 1° James Whale / 2° Elliot st John / 3° QUI3
Début du RP : 09 02 2013 | Dernier Post :  25 05 2013
Contexte : Quelques temps après le premier voyage de James Whale avec le chapeau de Jefferson
Période de la journée : En plein après-midi
Météo : Plein soleil, températures douces et agréables.

Pour "Chat va chauffer pour Whale !", c'est parti !

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Chat va chauffer pour Whale !
Sam 9 Fév 2013 - 13:49

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

L e soleil est déjà haut dans le ciel quand je quitte le chalet et une douce chaleur caresse la peau, je déteste cette sensation, je préfère la pluie et l'orage, j'y puise ma force. Je commence ma tournée des pièges dans la forêt enchantée ; après le voyage avec le chapeau de Jefferson, je n'ai eu de cesse que de trouver un chemin pour revenir dans ce monde inconnu de mes congénères. J'y ai vu une montagne d'opportunités, je ne pouvais pas ne pas essayer, il fallait que je puisse y revenir, et j'ai réussi, mais cela est une autre histoire.
Quand je suis revenu la première fois j'ai trouvé un chalet abandonné, du moins je crois, il n'y avait personne et il était dans un état qui le laissait supposer. Je n'ai pas cherché plus loin cela dit et je m'y suis installé, entourant le chalet de piège faisant croire aux plus crédules à de la magie. C'était suffisant pour que je ne sois gêné par personne ... ou presque.

J'entamais donc la tournée des pièges. J'en avais installé sur les passages d'animaux de tailles moyennes, il n'était pas question que je me retrouve nez à nez avec un animal que je ne puisse tuer facilement. Les débuts n'étaient pas facile, je n'avais aucune compétence dans le domaine du piégeage, mais au fur et à mesure de tests, d'essais, je commençais à acquérir une certaine dextérité. Ce n'était finalement pas difficile, l'observation du terrain et des traces donnait autant d'indice de ce qui trainait dans les environs. Je finis même par cibler les chats, c'était de bons cobayes pour les expériences, j'aimais bien. Quand je pouvais d'ailleurs, si le piège n'avait pas trop abîmé la bestiole, je la gardais vivante.

J'en étais à la moitié du circuit quand j'eus la sensation d'être suivi, je me relevais du piège que j'inspectais, ce dernier s'était déclenché mais aucune bête n'y était. C'était la première fois que cela m'arrivait. Je tentais d'en comprendre le sens. Je levais donc la tête pour regarder autour de moi. Le feuillage des arbres et arbustes ne bougeait pas d'un poil (de chat), je faisais le tour doucement, cherchant la moindre anomalie, mais je ne vis rien. Je me repenchais sur le piège, je le remis en place, perturbé par son déclenchement. Ils étaient ainsi fait qu'aucune bête ne pouvait en réchapper, sauf si ... je me frottais le menton, je me demandais si la sensation de ne pas être seul n'allait pas se vérifier.
Je me relevais pour finir mon tour, me demandant dans quel état j'allais retrouver les autres pièges.
ENFER !
Tous les pièges déclenchés étaient vides !
La mauvaise humeur commençait à m'envahir, je cherchais des traces de la personne qui avait libéré les bêtes, ça ne pouvait pas être autrement, il y a avait forcément quelqu'un qui avait volé MES cobayes !
Dans ma recherche, je m'éloignais s'en m'en rendre compte de plus en plus du chalet, allant même dans des endroits où je n'étais encore jamais allé.
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Chat va chauffer pour Whale !
Dim 10 Fév 2013 - 14:34

 
    


ElliotElliott ~ Whale

L a forêt enchantée recelait tant de mystères et de secrets qu'en dresser une liste précise semblait humainement impossible. Parmi ces secrets, on pouvait néanmoins compter une modeste maisonnette nichée au cœur de la forêt. Certains la disaient hantée. D'autres en parlaient comme un lieu de perdition dont on ne revenait pas indemne. Mais une chose était certaine, de nombreux animaux de la forêt la considéraient comme leur foyer. Ce simple fait suffisait à faire planer sur le propriétaire des lieux un soupçon d'étrangeté, et son évocation faisait frémir les plus proches habitants. Pourtant, avec ses murs en bois et son toit de chaume, la maison semblait des plus quelconques.

En cette douce matinée, le cheval qui habitait l’abri sommaire accolé à la maison somnolait encore tandis qu'une fratrie d'écureuils s’ébrouait dans son tas de foin. Tout semblait calme et paisible. Dans l'unique pièce de la maisonnette, le feu crépitait doucement dans l’âtre. On distinguait aux murs, à mesure que le soleil pointait le bout de son nez, un ensemble hétéroclite de trophées, de pièces d'armures, d'ustensiles guerriers et autres butins. Le Chat Botté, qui vivait ici, avait un certain goût pour l'accumulation de biens en tout genre. Sur la table trônaient les restes d'un repas frugal. Une appétissante bouillie, quelques miettes de pain, un trognon de pomme. Dans cette maison, on ne craignait pas les souris. Au pied du lit, un vieux chat ronronnait tout son saoul. L'animal occupait une bonne partie du couchage. Il était massif, puissant, et seuls les poils blancs qui parsemaient son épaisse fourrure permettaient de deviner son grand âge.

Son maître et ami, enfoui sous un épais tas de couvertures, se tournait et retournait, cherchant en vain le sommeil. On parlait beaucoup du Chat Botté comme une créature terrible, pleine de malice et sans pitié, mais le jeune homme qui l'incarnait semblait en cet instant précis plus désemparé que sanguinaire. Cela faisait déjà plusieurs heures qu'il était éveillé et rien ne semblait pouvoir l'aider à dormir. Il avait tout essayé pourtant. Boire une tasse de lait chaud, lire un bon livre, compter les moutons. Mais rien de tout cela n'avait calmé son inquiétude. En temps normal, c'était deux chats qui se prélassaient sur son lit. Si Mistigri se faisait un peu vieux pour les aventures nocturnes, Zig adorait arpenter les sous-bois à la nuit tombée. Mais il finissait toujours par rentrer avant le lever du soleil. Sauf cette fois.

Tobias ne se serait pas inquiété pour si peu normalement, mais cela faisait déjà plusieurs jours qu'un mauvais pressentiment le tracassait. Certains des animaux qu'il avait l'habitude d'observer et soigner au cœur de la forêt n'avaient pas montré de signes de vie depuis un moment. Cela arrivait souvent qu'un animal disparaisse soudainement, c'était la loi de la nature. Mais ce n'était jamais dans un nombre aussi conséquent. De plus, cela semblait cibler plus particulièrement les chats sylvestres qui peuplaient la forêt. C'était ce fait qui perturbait le plus Tobias. Généralement, les braconniers s'en prenaient plutôt aux animaux d'envergure plus notable, tels les cerfs ou les loups. La fourrure de chat ne présentait que peu d'intérêt pour les tailleurs de la contrée. Et pour fournir un manteau digne de ce nom, il fallait capturer un nombre trop important de chats pour que cela soit financièrement rentable.

Il ne pouvait pas rester plus longtemps sans rien faire. Il devenait évident que Zig ne rentrerait pas. D'un bon, Tobias sorti du lit sous le regard interloqué de Mistigri. En un rien de temps, il se débarbouilla sommairement, enfila des vêtements chauds et engloutit une portion conséquente de fruits et de céréales. Il ne savait pas combien de temps durerait son escapade. Avant de quitter son nid douillet, il adressa une caresse réconfortante à Mistigri. Le vieux chat avait pour habitude de l'accompagner dans ses pérégrinations forestières, mais cette fois-ci il préférait le savoir au chaud et à l'abri. Le Chat Botté s'empara d'un arc et d'un carquois plein, et, après un dernier coup d'œil à son chez soi, il s'enfonça dans la forêt.

Une atmosphère étrange régnait dans la forêt enchantée. Il l'avait remarqué depuis plusieurs jours déjà. Pour se rassurer, il avait mis cela sur le compte d'un changement climatique imminent. Mais force était de constater qu'aujourd'hui était une belle journée. Et rien ne laissait présager une tempête. Plus il s'enfonçait dans les bois, plus Tobias ressentait une sensation désagréable d'étouffement. L'air semblait vicié. Aucun oiseau ne chantait. La forêt savait parfaitement exprimer son angoisse et ses peurs, et Tobias savait l'écouter. Ce qui le déstabilisait le plus était l'absence de toute trace animale. Aucun arbre marqué, aucun reste de repas digéré, pas la moindre empreinte. Il était évident qu'aucun animal n'était passé par ici depuis plusieurs jours. Au bout de trois bonnes heures de marches, Tobias eut enfin un indice. Il entendit au loin le brame d'un cerf apeuré. Avec beaucoup d'habileté et de discrétion il grimpa à l'arbre le plus proche et, se servant des branches, se déplaça jusqu'à l'animal. Le pauvre cerf semblait perdu, il tournait sur lui-même et hurlait sa détresse. Alors que Tobias s'apprêtait à descendre pour le rassurer, le cerf fut pris d'un accès de folie et détala à toute vitesse. Le traquant tant bien que mal, Tobias assista à une étrange scène. Le cerf se stoppa net, comme arrêté par une frontière invisible, avant de reprendre sa course folle dans la direction opposée. Le souffle court, le jeune homme s'approcha de l'endroit, les sens aux aguets. Il savait reconnaître la magie quand il la voyait, mais là, ça n'avait rien à voir. Tant bien que mal, la forêt se défendait et semblait indiquer qu'au-delà de ce point se trouvait une zone pleine de dangers.

L'espace d'un instant, le Chat hésita à faire demi-tour. Il comprenait maintenant d'où venait son mauvais pressentiment des derniers jours. Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait trouver, mais au fond de lui, il savait que c'était quelque chose de terrible et profondément mauvais. Tobias prit une grande inspiration et continua sa route sur le plancher des vaches cette fois. Il se déplaçait lentement, prenant soin d'être le plus discret possible, telle une ombre. C'est alors qu'il entendit un cri qui lui fendit le cœur. Un miaulement intense et terrifié. C'était Zig, il le savait. Son pas s'accéléra. Il finit par découvrir une petite clairière où son pauvre chat se débattait. Se saisissant de son couteau il libéra prestement l'animal du piège qui le retenait. Quel monstre avait bien pu faire une chose pareille ? À peine fut-il libre que le brave Zig se précipita dans les bras de son maître, ronronnant pour exprimer sa gratitude. Tobias le serra un instant contre lui avant de s'assurer que le chat n'était pas blessé. Il lui manquait quelques poils là où le piège avait refermé son emprise, mais rien de grave. Une fois que l'animal fut rassuré, Tobias lui intima l'ordre de rentrer rapidement se mettre à l'abri à la maison. Zig ne fut pas long a convaincre, et détala rapidement loin de ces terres maudites.

Malgré cette fin heureuse, Tobias n'en avait pas pour autant fini. Il étudia quelques instants le piège et comprit rapidement que ce dernier avait été construit précisément pour capturer les chats. Mais qui pouvait bien s'en prendre aux chats ainsi, et dans quel but  ? Regardant autour de lui, il découvrit plusieurs autres pièges du même acabit. C'était insensé. Dans quel intérêt pouvait-on s'en prendre aux chats ? Surtout de cette manière. Saisi de rage, Tobias déclencha un à un les pièges. Celui qui avait commis ce crime allait payer. Son esprit était tellement plein de colère qu'il fallut quelques instants au jeune homme pour se calmer. Les images des tortures qu'il infligerait au coupable défilaient dans sa tête. Mais pour accomplir sa vengeance, il fallait tout d'abord se saisir du monstre. Celui qui avait posé ces pièges allait forcément revenir les relever. D'un bond, Tobias alla se mettre à l'abri des regards au sommet d'un arbre. D'où il était, il avait une vision parfaite de la scène de crime et les branchages le cachaient des éventuels spectateurs.

À mesure que le temps s'écoulait, les choses se faisaient plus claires dans l'esprit de Tobias. Il avait à présent plusieurs idées précises des sévices qu'il allait infliger à l'ignoble créature qui hantait ces bois. Cette forêt était sa maison, et il ne laisserait personne perpétrer de pareils crimes à l'encontre de ses petits protégés. Un bruissement le ramena à la réalité. Quelqu'un approchait. La chasse venait de commencer. Tous les sens de Tobias étaient aux aguets, ses muscles tendus prêts à passer à l'action. Mais ce qu'il vit le déstabilisa. L'homme qui apparut en bas n'avait rien de l'horrible monstre que c'était imaginé le Chat. Pourtant, quelque chose de mauvais émanait de lui. Ça, Tobias pouvait le sentir. L'espace d'un instant, il pensa à se saisir de son arc et à planter une flèche dans le crâne du chétif bonhomme. Il le voyait s'agiter en découvrant l'état dans lequel ses pièges étaient. Cela lui mit du baume au cœur. Mais ça ne faisait que commencer.

Avant d'agir, Tobias voulait savoir pour quelle raison l'homme avait agi ainsi. Quelle sombre folie l'avait poussé à profaner la forêt ? Il savait que l'être humain était par nature mauvais, mais cela dépassait tout ce qu'il avait vu. Aucun habitant de ce monde n'aurait décemment agi ainsi sans bonne raison. Et ça, Tobias était prêt à l'écouter. Juste avant de lui trancher la gorge. L'homme s'enfonça dans la forêt et le Chat commença sa traque. Il espérait qu'il allait rentrer directement à son antre. Mais cela aurait été trop simple. L'homme paraissait plutôt furieux, ce qui amusa beaucoup Tobias. L'homme n'avait apparemment aucune idée de ce qu'il devait faire. Il semblait s'enfoncer dans les bois à la recherche du « coupable » sans se douter qu'il était juste au-dessus de lui, à l'observer. À étudier sa morphologie, sa façon de se déplacer. Tobias observait son ennemie avec intérêt, cherchant à découvrir ses forces et ses faiblesses. Ses premières conclusions furent que le Chat Botté n'avait pas grand-chose à craindre de ce frêle bonhomme.

Néanmoins, tout cela manquait d'action, et il devenait évident que le criminel ne cherchait pas à rentrer chez lui. Si cela continuait ainsi, il allait définitivement se perdre. Perdant patience, Tobias voulut pimenter un peu les choses. Il était temps que l'homme se sente à son tour piégé, qu'il éprouve la crainte d'une mort imminente. Le jeune homme banda son arc et prit une longue inspiration avant de laisser filer la flèche. Si l'envie de tuer l'intrus était bien là, ce n'était pas encore le moment. La flèche frôla la tête de l'homme et alla se planter dans le tronc d'un arbre. Il s'en était fallu de peu, quelques millimètres et c'était son oreille plantée dans l'arbre. Maintenant, Tobias espérait que cela allait pousser l'animal à rentrer dans sa grotte.
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Chat va chauffer pour Whale !
Lun 11 Fév 2013 - 20:19

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

J e continuais mes recherches avec frénésie, continuant de courir un peu n’importe comment, quand j’entendis un sifflement, d’abord lointain, qui se rapprocha à la vitesse de la lumière, je n’eus pas le temps de me retourner que je sentis un souffle au-dessus de ma tête et je vis une flèche se planter dans l’arbre me faisant face.
Cela arrêta nette ma course imbécile. La stupeur prit le pas sur la colère. Je mis un temps interminable à envoyer un ordre à mes muscles pour me retourner. Quand j’y arrivais enfin, et alors que je pensais faire face à mon agresseur, je me retrouvais devant … rien.
Je regardais en haut, à gauche à droite, je ne distinguais rien hormis les traces que j’avais laissé derrière moi en courant n’importe comment.
Je remarquais le silence de la forêt, l’atmosphère pesante. En temps ordinaire j’aurais apprécié, mais là je n’étais plus le chasseur mais le cobaye.
Que cherchait celui qui avait décoché la flèche.

Je m’approchais de cette dernière, l’esprit déductif prit le pas sur la stupeur et je commençais à étudier la flèche.
J’entrepris de la récupérer, sait-on jamais peut être servirait-elle un jour, je ne cessais en même temps de regarder derrière moi, des fois qu’il lui prendrait l’idée à mon agresseur d’en envoyer une autre. Je ne pus récupérer la pointe, trop enfoncée dans le tronc, je n’en voyais même pas le bord. L’archer ne devait pas être très loin de moi ou alors il a un arc d’une force extraordinaire.
Je ne trainais pas plus, je cassais la tige et emmena l’autre bout de la flèche, les plumes utilisées pour équilibrer la flèche m’informeraient peut être sur la nature de l’archer.

A toute chose ses bons côtés, j’avais laissé des traces très voyantes au point de devenir gibier, mais cela allait me permettre aussi de rentrer au chalet, car les environs de ne me disaient absolument rien. Je me remis en route prestement, m’arrêtant de temps en temps derrière un arbre pour scruter si j’étais suivi. Il ne me semblait pas, mais je n’étais qu’un novice en matière de chasse et c’était la première fois qu’une telle mésaventure m’arrivait.

J’arrivais au chalet. Ce dernier présentait une apparence banale et des extérieurs peu entretenus. Ce serait un chalet parmi d’autres si ce n’était les éoliennes, deux, situées sur le toit, ces dernières dépassant la canopée largement.
Une clôture faite de bois, pas plus haute que la moitié d’un homme de hauteur moyenne, il est possible de l’enjamber facilement en prenant appui sur elle. Elle ceint le chalet en bois, elle est pourvue de quelques fils très fins en métal à peine perceptibles à l’œil pour celui qui n’y prend garde. Un entrecroisement de fil rendant impossible de ne pas toucher le métal lors d’un appui sur la clôture.
J’ouvris la clôture, la remettant en place correctement afin de bien fermer le circuit électrique que j’avais intégré. Je marchais en faisant attention où je mettais les pieds, afin de ne pas déclencher les pièges de poudre.
En rentrant, je fermais la porte prestement et je déclenchais le circuit électrique, si j'avais un chasseur à mes trousses, il en serait pour ces frais. connaissant les couards du coin, il verrait dans la poignée de chataignes un signe de magie noire et ne s'éterniseraient pas dans le coin.
Je scrutais dehors un moment puis je me remis dans la partie de la pièce où se trouvait mon laboratoire, et je repris mes recherches sûr d'être à l'abri dans mon antre.

Un curieux qui arriverait à déjouer les pièges pourrait s’approcher de la fenêtre proche de la porte d’entrée principale, il pourrait voir la pièce principale du chalet.
Il verrait un imbroglio de bobines de tesla, de machines diverses et variées inconnues dans ce monde ci. Des objets lancés dans un mouvement perpétuel.
Des éprouvettes et des équipements de distillation où bouillonnent des liquides aux couleurs vives desquels émanent des vapeurs inquiétantes sur des étagères ici et là.

Un recoin reste pour autant inaccessible depuis la fenêtre, c’est là que se trouve James actuellement.
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Chat va chauffer pour Whale !
Mar 12 Fév 2013 - 22:18

 
    


ElliotElliott ~ Whale

L e coup de semonce avait eu l'effet escompté. À présent, l'étrange personnage avait cessé sa course folle et semblait paralysé. Là où n'importe quelle proie aurait compris l'imminence du danger, l'être humain avait ce besoin d'analyser la situation. Ce genre de comportement faisait toujours sourire le Chat. Quelle perte de temps et manque de réactivité. Dans certains cas, cela équivalait à signer son arrêt de mort. Mais pas aujourd'hui, pas maintenant. Le Chat Botté n'avait pas fini de jouer avec sa souris. Au contraire, ça ne faisait que commencer. C'était une réelle délectation pour lui de voir ses proies se laisser peu à peu envahir par la peur. Comprendre que malgré toutes leurs gesticulations inutiles, s’en était fini de leur triste existence. Peut importe à quelle vitesse elles couraient, peut importe le nombre de barrières qu'elles parvenaient à dresser, peut importe les alliés qu'elles réussissaient à rallier. Au bout du compte, c'était toujours le Chat qui gagnait.

Cependant, Tobias dû le reconnaître, il fut surpris. Il s'attendait à voir sa petite souris fuir à toute vitesse dès qu'elle aurait retrouvé ses esprits. Le fait qu'elle s’ingénie à tenter de retirer la flèche de l'arbre où elle s'était plantée était des plus déconcertant. Quel intérêt pouvait bien avoir une flèche lorsque votre vie est menacée ? Non, vraiment, le Chat Botté avait parfois le plus grand mal à comprendre ses congénères. Tout ce qu'il voyait là était une perte de temps. La tentation était grande de bander son arc et de viser la main de la petite souris stupide. Peut-être ainsi comprendrait-elle. Peut-être ainsi se déciderait-elle enfin à rentrer dans son trou. Tobias pouvait être d'une très grande patience, mais la créature qu'il observait depuis quelques instants provoquait chez lui un agacement certain. Son attitude, ses actions, son apparence des plus inhabituelles... c'était viscéral. Le Chat ne l'aimait pas et lui ferait payer les pièges disséminés dans la forêt. Lentement de préférence.

Enfin, le triste Sir se décida à abandonner son étude attentive de la flèche et rebroussa chemin. La tâche fût aisée étant donné le nombre impressionnant d'indices qu'il avait laissés sur son chemin. Même un chien aveugle et sans odorat aurait pu remonter cette piste. Tout laissait à croire que l'homme ne connaissait aucunement la forêt et ses dangers. Encore un avantage pour le Chat. Décidément, cette chasse s'annonçait un jeu d'enfant. Depuis la cime des arbres, Tobias se déplaçait bien plus vite que sa proie. Sans un bruit, avec agilité, il sautait d'arbre en arbre. Et tout cela avec une aisance déconcertante. Il faut dire que cela faisait déjà des années qu'il s'entraînait. Ce mode de déplacement était devenu une seconde nature pour lui. Et puis, les promenades arboricoles présentaient un tas d'avantages. Outre le fait de passer totalement inaperçu pour le commun des mortels, cela lui donnait accès à des endroits improbables et lui permettait de ne jamais perdre de vue ses objectifs.

Tobias était complètement absorbé par l'observation et l'étude de sa proie. Tant et si bien qu'il manqua de se laisser surprendre par l'arrivée à la tanière de la souris. C'était une étonnante habitation. Un chalet qui semblait abandonné depuis une éternité. Mais le plus surprenant était les espèces de moulins qui le surmontaient. Non, vraiment, c'était inhabituel. Il n'y avait aucun champ à proximité, aucune route indiquant la possible venue d'un marchand de céréales. À quoi donc pouvaient bien servir ces moulins ? Surtout qu'ils n'avaient pas l'air particulièrement puissant et leur architecture était peu orthodoxe. Le Chat avait grandi dans un moulin, alors il connaissait un peu le sujet. Étrange créature, étrange maison. La souris venait de rentrer chez elle, prenant soin de fermer la clôture qui entourait la maison. Comme si une clôture allait la mettre à l'abri. Tobias avait déjà franchi des barrières bien plus hautes et bien plus dangereuses. Alors, cette petite clôture le fit sourire. C'était la seule chose qui l'empêchait d'accomplir son action punitive à l'encontre du monstre qui s'amusait à torturer les animaux de la forêt. Un simple détail qu'il allait franchir avec facilité.

Tandis qu'il s'apprêtait à redescendre, quelque chose frappa le Chat Botté. Il constata soudainement l'absence de bruit. Un léger bruissement de vent, à peine perceptible. Et rien d'autre. Pas de chant d'oiseau, pas même un corbeau. Aucune souris, aucun renard, même pas de rats. L'évidence lui apparut enfin. Ce lieu sentait la mort. Peut-être ne devrait-il pas sous-estimer la souris ? Une créature capable de vider ainsi la forêt de son essence vitale n'était pas à prendre à la légère. Ce constat attisa une fois de plus sa colère. C'était bien pire que ce qu'il avait imaginé. Quoi que l'homme puisse faire ici, c'était contraire aux règles de ce monde. Et, si Tobias ne respectait aucunement les lois des humains, il avait appris à adopter celle de la nature. Elle avait toujours été son refuge, lui servant à la fois de mère et de père quand cela était nécessaire. Il s'était construit grâce à elle, la trouvant tout à la fois plus éblouissante que tous les joyaux du monde et plus cruelle que la plus terrible des créatures. Il la craignait et la respectait. En aucun cas, le Chat ne pouvait tolérer qu'on s'en prenne à sa pureté. Quelqu'un allait recevoir sous peu une sévère correction.

Le Chat finit par s'approcher de la clôture, guettant le moindre mouvement pouvant venir de la maisonnette, prêt à saisir son arc. Il examina attentivement les lieux, à la recherche du moindre piège. Tout paraissait normal. La souris devait se penser à l'abri. Lentement, Tobias rangea son arc, toujours aux aguets, et empoigna l'épée qu'il portait à la ceinture. Elle n'était pas des plus rutilantes, mais cela faisait tellement longtemps qu'il l'avait avec lui. Il la connaissait par cœur, savait parfaitement comment s'en servir pour trancher ou assommer. Ce n'était pas son arme de prédilection, mais c'était la plus efficace pour un combat rapproché. Plus d'une fois, elle lui avait sauvée la vie, et c'est avec une grande gratitude qu'il prenait soin d'elle. Même si parfois, il devait bien le reconnaître, il rêvait d'une épée plus prestigieuse. De celles que l'on disait enchantées et capables de terrasser les dragons. Mais pour l'instant, il n'avait pas pour projet de s'en prendre à un dragon.

C'est alors qu'un étrange bruit attira son attention. À mesure qu'il s'approchait de la clôture, il se faisait plus présent. Une espèce de tic tic régulier. En y regardant de plus près, une sorte de fil semblait courir le long de la clôture. Un étrange fil de métal qui émettait un son cristallin. Le Chat approcha son oreille du fil. Tic Tic Tic. Cela ressemblait à de la magie, mais pas le genre à laquelle Tobias était habitué. Bon, il n'était pas un expert non plus, mais il pensait avoir entendu tellement d'histoire sur la magie qu'il pensait être apte à la reconnaître lorsqu'il la voyait. Vraisemblablement, c'était un piège. Mais son fonctionnement lui échappait. Avec précaution, il recula, cherchant du regard une autre issue. Mais il fallait se rendre à l'évidence. Pour attendre la maison, il fallait franchir la barrière. Sans crainte, Tobias brandit son épée et, du bout de la lame, tenta de briser le maléfique fil.

Ensuite plus rien. Du moins, le Chat n'était pas en état de décrire précisément ce qui venait de se passer. À l'instant précis où la pointe de la l'épée avait touché le fil électrique, la décharge était remontée le long de l'acier, s'était amplifiée, et avait littéralement explosé dans la main de Tobias. Celui-ci c'était retrouvé projeté quelques mètres en arrière et avait laissé tomber son arme au pied de la clôture. Le corps inerte du Chat était allongé dans la poussière, face au ciel. Un léger spasme agitait occasionnellement ses membres supérieurs. Il avait les yeux ouverts, mais regardait dans le vide. Petit à petit, il reprenait ses esprits, mais tout était embrouillé. Et la vive douleur lancinante qui palpitait dans son bras droit l'empêchait de porter son attention sur quelque chose de précis. Il retenait les larmes qui embrumaient ses yeux. Bien sûr, il y avait de la souffrance. Mais également une rage profonde et intense qui le dévorait tout entier. Pour l'instant, il lui était physiquement impossible de faire quoi que ce soit, mais son esprit recommençait à s'agiter dans tous les sens. Entre cris de douleur et de haine, Tobias émit un son profond et tenta, en vain de frapper le sol de sa main gauche. Ce n'était pas de magie. Non, c'était bien pire.

Je croyais que tu aimais les animaux pris au piège. Qu'est-ce que tu attends ?

Sa voix était haletante et puissante à la fois. Pleine d'assurance et d'arrogance. Sous peu, un chat allé manger une souris.
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Mer 20 Fév 2013 - 12:41

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

J e posais la partie de flèche que j’avais récupérée et sous la loupe je regardais les plumes, tentant de voir de quelle espèce d’oiseau elles venaient.
Le silence habituel entourait la maison, si ce n’est le léger grésillement qu’émettait le transformateur. Ce dernier alimenté par l’énergie du vent des deux éoliennes qui surmontaient le toit permettait en retour d’alimenter le circuit électrique de la maison : les appareils que j’avais patiemment ramenés depuis le monde réel et la petite protection électrique qui entourait la maison. Protection qui avait fait fuir depuis longtemps les animaux sur une circonférence appréciable, ainsi que quelques intrus.
Jusqu’ici, cette clôture s’était avérée suffisante puisque aucun piège à poudre n’avait été déclenché.
Non, décidément, ces plumes ne me disait rien. Il faudrait quand même que j’apprenne à reconnaitre un peu mieux les animaux d’ici, les chats et autres quatre patte me servaient bien, mais je ne pouvais me limiter à cela. Ca m’énervait trop quand une connaissance m’échappait.
J’étais déjà en train de chercher comment je pourrais piéger les oiseaux. A mon prochain retour dans le monde réel, je trouverai bien un livre traitant du sujet, au j’irais trouver le braconnier du coin, il doit bien en savoir un rayon sur le sujet.

J’allais jeter la flèche de côté sur une table quand j’entendis un cri. Je n’avais probablement pas semé mon poursuivant. C’était la première fois que j’avais de la visite et elle ne s’annonçait pas de bon augure. La main gauche crispée sur la flèche, je tendis la droite vers le tiroir de la table pour y prendre le revolver que je n’avais pas manqué de prendre. J’avançais doucement vers la fenêtre et je regardais dehors.
Je remarquais une personne à terre, les mouvements spasmodique de son corps ne laissait aucun doute sur ce qu’il venait d’arriver.
Je regardais à droite et à gauche avant de sortir, apparemment il était seul. J’arrivais enfin à décrisper ma main gauche et je laissais tomber la flèche à terre, je pris un gant isolant que j’enfilais sur la main gauche et armé de mon revolver je sortis et j’avançais prudemment vers le corps, évitant les pièges à poudre.
Je l’entendis alors crier : Je croyais que tu aimais les animaux pris au piège. Qu'est-ce que tu attends ?
Le tutoiement dont fit preuve l’homme, car c’était bien la voix d’un homme, me renseigna sur sa nature non noble. Un brigand ? Un braconnier ? Un meurtrier ?

Je parlais, le plus posément possible, cachant ma crainte, mon revolver pointé sur lui :

Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Est-ce vous qui m’avez visé avec votre arc ?

Je posais la main isolée sur la clôture démontrant ainsi que je ne craignais pas ce qui l’avait mis dans cet état.

Vous n’êtes pas le bienvenu ici, et ce que j’ai dans les mains sera pire que la magie de la clôture si je m’en sers.

Je joignais les gestes à la parole en appuyant sur la détente et en tirant une balle dans le sol près de lui comme démonstration.

Répondez !

J'espérais que le bluff fonctionnerait.
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Lun 25 Fév 2013 - 20:14

 
    


ElliotElliott ~ Whale

T oujours couché au sol, Tobias tentait tant bien que mal de passer outre la douleur. Cela n'avait rien à voir avec ce qu'il avait pu connaître et ressentir jusqu'à présent. Pourtant, il s'était déjà pris des coups. Et de toute sorte. D'épées, de bâtons, de pelles... Dans ces cas, la douleur était instantanée, rapide, précise. C'était un choc à chaque fois, mais avec le temps il avait appris à serrer les dents et à prendre sur lui. Généralement, l'adrénaline faisait son travail et il pouvait reprendre le combat promptement. Mais là, c'était totalement différent. Malgré toute l'énergie du monde, il lui était toujours impossible de bouger. Des spasmes violents traversaient tout son corps, remontant le long de ses membres, écrasant tout sur leur passage. Son cœur battait à cent à l'heure, comme s'il allait exploser dans la seconde suivante. Puis ça se calmait. Et recommençait. La douleur lui embrumait quelque peu l'esprit. Il avait un mal fou à se concentrer. Les images se mélangeaient dans sa tête. C'était un joyeux charivari d'événements passés et d'espoirs futurs. Comme si son cerveau tentait une déconnexion en douceur, afin d'atténuer la douleur. Cependant, il n'abandonnait pas et essayait malgré tout de focaliser ses pensées sur le but de sa présence en ces lieux. Tobias avait le sentiment qu'une éternité s'était écoulée depuis qu'il avait eu la stupide idée de toucher la clôture de la pointe de son épée. En réalité, à peine quelques secondes avaient défilé.

Le Chat s'était fait avoir, et il n'aimait pas cela du tout. Surtout qu'il avait vu le piège, il l'avait senti, et malgré tout avait foncé dedans tête baissée. Pourquoi avait-il toujours cet imbécile besoin de prouver que rien ne pouvait l'arrêter ? Une fois encore, cela avait été plus fort que lui. Impulsif comme il l'était, il n'avait pu résister à l'excitation de ce nouveau défi à relever. Et maintenant, il s'en mordait les doigts. Enfin, façon de parler étant donné qu'il lui était encore physiquement impossible d'effectuer le moindre geste. Ce qui lui avait fait cela, il en était certain, n'était pas de la magie. Mais, pour sûr, c'était maléfique. Quel esprit tordu avait bien pu imaginer un piège pareil ? Assurément, l'homme derrière tout cela n'était pas de la Forêt Enchantée. Non, un autochtone aurait placé un molosse, des piques, des pièges classiques comme une pierre sur balancier. Ce qu'il avait expérimenté ne ressemblait en rien à une création de ce monde. Mais où est-ce que l'homme avait bien pu trouver une telle chose ? Peut-être était-ce fourni avec le chalet lorsque le « monstre » de la forêt s'était installé ici ? Tandis que les questions s'entrechoquaient dans l'esprit de Tobias, une étrange sensation attira son attention. Il avait des fourmis dans les jambes. C'était extrêmement désagréable. Mais également bon signe. Il retrouvait une certaine sensibilité au niveau des membres inférieurs. Et cette simple pensée le soulagea énormément.

Alors que la chance semblait lui sourire à nouveau, Tobias se rendit compte que l'homme venait de sortir du chalet. Il produisit un effort surhumain afin de pouvoir redresser la tête de quelques millimètres et fixer son regard sur l'étranger. Il le voyait s'approcher de la clôture en pointant un curieux objet métallique. Une arme de toute évidence, état donné la tension avec laquelle il la tenait, en s'assurant de viser le Chat, toujours étendu au sol. Sa nuque commençait à le lancer, mais il ne voulait surtout pas quitter du regard le personnage qui lui faisait face. Tobias n'était clairement pas en situation de se défendre, il allait donc lui falloir toute son ingéniosité pour se sortir de ce mauvais pas.

Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Est-ce vous qui m’avez visé avec votre arc ?

Avalant sa salive, le Chat continua de fixer l'homme. Intensément. S'il l'avait pu, c'était certain qu'il aurait déjà pris le dessus sur ce gringalet. Mais pour l'instant, il se contentait d'observer. Il remarqua alors que l'homme venait de poser sa main sur la clôture qui l'avait mis dans ce triste état. L'homme touchait le fil comme s'il avait s'agit d'un simple bout de tissus inoffensif. Pas le moindre recul, pas le moindre rictus de douleur. C'était insensé, impossible.

Tobias remarqua alors la main gantée. Bien sûr. L'homme n'était aucunement immunisé contre la douleur, il avait simplement une protection contre le piège. Pourtant, ce n'était qu'un gant. Mais alors Tobias se souvint de ces énormes gants que portaient les forgerons et qui leur permettaient de tenir des métaux chauffés sans se brûler. Il n'y avait aucune magie là-dedans, juste du savoir. Même si le Chat s'en doutait, il ne pouvait s'empêcher de trouver cela fascinant. Avec un tel piège, il pourrait aisément protéger son propre territoire. Assurément, ce serait largement efficace contre les braconniers de bas étages. Ceux-là tomberaient certainement dans le grossier mensonge que tentait de lui vendre la vilaine souris qui était à l'origine de ses ennuis. Il avait une furieuse envie de lui faire avaler ses sornettes, mais se contenta d'un sourire amusé.

C'était sans compter sur la détonation qui retentit alors. Tobias perdit son sourire pour une mine étonnée et regarda rapidement autour de lui. L'homme avait usé de sa curieuse arme. Mais il n'avait pas eu le cran de viser Tobias et s'était contenté de produire un minuscule trou fumant dans la terre. Le Chat se demanda quel genre de blessure cela pouvait occasionner à un corps humain, puis se souvenant de l'état lamentable dans lequel il était, après avoir touché un simple fil, il conclut qu'il n'avait pas particulièrement envie d'une démonstration. Il pouvait se montrer téméraire mais tenait malgré tout à la vie.

Répondez !


Si l'homme avait bien tenté par son action de faire réagir Tobias, il ne s'était pas rapproché pour autant. Tobias tenta de faire une synthèse de la situation. Il était toujours dans l'incapacité de se défendre. Son adversaire possédait une arme étrange, mais apparemment puissante. En apparence, l'homme avait le dessus et maîtrisait la situation. Et pourtant, il restait toujours de l'autre côté de la barrière. Tobias avait coutume de dire que les actions importent bien plus que les paroles et que ce sont elles qui définissent qui nous sommes. Et ce qu'il avait vu de son adversaire du jour lui permettait de constituer un portrait bien peu reluisant. L'homme qui lui faisait face avait très certainement une nature cruelle, mais il n'en restait pas moins un couard. Il devait être bien plus simple pour lui de s'en prendre à des animaux sans défense qu'à un homme qui, bien qu'en apparence innofensif, pouvait lui répondre et lui faire prendre conscience de ses actes. Il avait de toute évidence affaire à une petite souris craintive. Cela ne faisait plus aucun doute dans son esprit.

Et ce constat sans appel ne pouvait produire chez lui qu'une seule sorte de réaction. Toujours étendu au sol, Tobias tenta de retenir la secousse qui commençait à agiter sa cage thoracique. Mais ce fut peine perdue. Un rire profond et puissant s'empara de lui. C'était tellement douloureux que cela lui fit monter les larmes aux yeux, mais il ne pouvait s'arrêter. Dire qu'il s'attendait à tomber sur une terrible créature, qu'il pensait devoir affronter un esprit maléfique. Et voilà face à lui une petite bête apeurée qui tentait tant bien que mal de gonfler son plumage pour se faire plus imposante. Il avait beau posséder tout un tas de choses étranges et dangereuses, cet adversaire ne faisait décidément par peur au Chat. Et de plus belle, il riait. Certes, il s'était mis en danger tout seul en se jetant dans un piège, mais il avait la conviction dorénavant que tout allait bien se terminer pour lui.

Et autre bonne nouvelle, il venait de noter que ses doigts se crispaient. Il retrouvait enfin l'usage de ses membres supérieurs. Encore groggy et pataud, il se bascula sur le flanc gauche et prit appui sur sa main droite. C'était encore très douloureux, mais il savait que ce ne serait que passager. Rien d'insurmontable. Calmement, il reprit son souffle et retrouva son calme. Encore amusé par la situation, il jeta à l'homme un regard narquois.
Un sacré jouet que voilà. Personnellement, j'aurais visé un genou...

Il était difficile pour le Chat de rester en appui sur sa main, mais il était impératif de se relever dorénavant. Avec hésitation, haletant, il réussit à se mettre sur les genoux. La sueur perlait le long de sa nuque, sa gorge le brûlait, il n'avait qu'une envie, c'était de se recoucher et d'attendre que tout cela soit passé.

Ou une épaule. C'est efficace aussi...

Au prix d'un rictus douloureux, il réussit à se hisser sur ses deux jambes. Encore chancelant, il luttait ardemment contre le désir de clore ses yeux et de perdre connaissance à nouveau. La difficulté de sa tâche était bien visible, il ne tentait même pas de cacher sa souffrance. Sans preter attention à l'homme, il examina minutieusement la paume de sa main droite qui avait tenu l'épée. La chaire était légèrement brûlée. Oui, cela lui faisait plutôt mal et n'était pas particulièrement beau a regarder. Mais qu'importe, il fallait continuer.

Bon, après, chacun fait ce qu'il veut. Je ne suis pas là pour donner de leçons...


Le pas traînant, Tobias se dirigea vers son épée quelques centimètres plus loin. Laissant échapper un faible gémissement, il se pencha en avant, récupéra calmement son bien. Ses gestes étaient lents et réfléchis. Il cherchait à gagner du temps mais souhaitait également éviter de trop maltraiter son corps. Pas maintenant. Il devait être prêt à agir.

Encore que. Ça pourrait être nécessaire. Non ?

Les mains posées sur les hanches, fiévreux et épuisé, Tobias respirait difficilement en regardant son adversaire. Mais il affichait un grand sourire satisfait.

Ça secoue votre truc dit donc. C'est bien la première fois que je vois une chose pareille.

Très tranquillement, pas à pas, le Chat se rapprocha de l'homme, faisant mine de s'intéresser à la clôture. Il tentait de paraître aussi détendu que possible. Si au fond de lui il bouillonnait, il n'en montrait rien.

Y a pas à dire, c'est efficace en tout cas. Mais je comprends, on est jamais trop prudent. Quand on possède un petit chez soi, on doit bien penser à se protéger. À mettre à l’abri ses biens, ses secrets. C'est essentiel. Parce que, si quelqu'un vient chez vous sans prévenir et commence à tout déranger, ça peut mettre de très mauvaise humeur. Non ?

Le regard du Chat était insistant, sans animosité, mais froid. Il fixait calmement l'homme, mais ne souriait plus. Il n'avait qu'à tendre le bras et il aurait pu se saisir de son ennemi. Mais il n'en fit rien. Bien sûr, il était prêt à bondir. Chacun de ses muscles était paré à l'action, bien que toujours endolori. Mais avant toute chose, il devait s'assurer qu'aucun nouveau piège n'allait lui tomber sur la tête. C'était un curieux personnage qu'il avait devant lui. Certes, le Chat ne le craignait pas, mais il se méfiait de la prochaine malice que l'homme allait bien pouvoir lui servir.
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Chat va chauffer pour Whale !
Ven 1 Mar 2013 - 22:08

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

L 'homme a terre avait du prendre une sacré poignée de châtaignes. Il semblait vraiment avoir du mal à récupérer ses mouvements, j'avais peut être un peu trop forcé sur l'intensité ... ou pas assez, j'allais sûrement regretter qu'il ne soit pas mort dans la foulée quand je l'entendis rire à gorge déployée. Malgré la situation qui était à mon avantage, il riait !
Il était à terre, les muscles ne lui répondant plus, j'avais un revolver entre les mains et il riait ... s'en était déconcertant.
Je fronçais les sourcils, je n'étais pas habitué à défendre ma vie, c'était la première fois, et mon adversaire ne réagissait pas comme c'était écrit dans les livres.
L'homme à terre ne répondait pas à mes questions, se bornant à me regarder avec un air narquois et se relevant petit à petit. Je ne savais pas quoi faire, je me contentais de le regarder se relever patiemment. J'entendis alors le son de sa voix pour la première fois, on aurait dit un miaulement persiflant :

Un sacré jouet que voilà. Personnellement, j'aurais visé un genou...
Ou une épaule. C'est efficace aussi...


C'était une idée.
J'observais alors son carquois avec les flèches, je reconnus les plumes qui en constituaient le bout. C'était les mêmes que celles de la flèche qui m'avait visée plus tôt.
Ainsi donc c'était lui.
Lentement mais sûrement l'homme se relevait tout en me parlant. Après avoir repris son épée, il s'avançait tranquillement vers moi. Je reculais instinctivement. Il se posait des questions sur le fonctionnement de la clôture, il devait maintenant se méfier.
D'une voix pas assurée je tentais une dernière intimidation :
Ne vous approchez pas plus sinon je pourrais mettre à exécution vos conseils, vous préférez quoi le genou ou l'épaule ?

Tout en le disant je continuais de reculer en positionnant les pieds correctement pour ne pas déclencher les pièges. Je fixais l'homme, je perçais ses intentions, sa détermination ne laissait aucun doute, je n'allais pas m'en débarrasser avec de simples paroles, il attendait des actes ... et encore, ces derniers devraient être forts.
Mon regard allait de l'homme à la porte du chalet.
Ce n'était pas encore la panique mais s'en n'était pas loin.
Je tirais trois coup d'affilé sans vraiment viser tout en courant vers la porte d'entrée que je refermais bruyamment derrière moi. Je tournais la clé dans la serrure maudissant de n'avoir pas pris le temps de remplacer cette serrure qui n'allait pas arrêter grand chose.
Je me précipitais sur le tiroir du vaisselier où je rangeais les munitions et je complétais le barillet de balles, puis je revenais sur mes pas, regardant par la fenêtre pour observer où en était l'homme.
Pourquoi me poursuivait-il ? Etait-ce lui qui m'avait volé mes captures ?
Je ne comprenais pas son insistance, il avait de quoi manger, que voulait-il de plus !
J'espérais que les derniers pièges anéantiraient les envies de continuer à approcher, mais intuitivement je n'y croyais pas de trop.
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Chat va chauffer pour Whale !
Sam 2 Mar 2013 - 22:57

 
    


ElliotElliott ~ Whale

T obias était si proche de son adversaire qu'il pouvait humer pleinement sa peur. Il reconnaissait cette odeur entre mille, âcre et étouffante. Il l'avait lui-même émise de longues années durant, lorsqu'il n'était qu'un enfant à la merci des brimades de ses frères. Mais c'était une époque révolue. Depuis il l'avait sentie à de nombreuses reprises chez ses victimes. Elle était plus ou moins forte, selon la situation et le caractère de la proie. De toute évidence l'homme face à lui n'était pas habitué à ce genre de confrontations musclées et ne s'attendait aucunement à voir le Chat réagir ainsi. Cela crevait les yeux qu'il aurait aimés se retrouver n'importe où sauf ici. Tobias jeta un rapide coup d’œil à la main de son adversaire, celle qui tenait l'arme. Elle s'agrippait fermement à l'objet, consciente que c'était la seule chose qui garantissait sa survie. Elle était également fine et douce, rien à voir avec les siennes qui étaient calleuses et abîmées par le travail. Tous ces petits détails ne faisaient qu'attiser encore plus la soif du Chat. Il y avait toujours une excitation bien particulière à s'en prendre à une proie apeurée. Cela renforçait son envie de jouer avec son nouveau jouet. Lentement, afin de faire durer le plaisir.

Cependant, l'homme lui avait posé une question. Il s'était approprié les mots de Tobias. Sûrement une manière détournée de se donner un peu de courage. C'était là une piètre tentative d'intimidation qui fit à peine sourire le Chat. Il avait déjà eu affaire à un personnage comme ça, un pauvre bougre qui répétait chacun de ses mots plutôt que de répondre à ses questions. Tout ça pour une poignée de pièces d'or. Inutile de dire que ça s’était mal terminé pour lui.

Le genou ou l'épaule ... hmm cruel dilemme que voilà. Dire que si je t'arrachais la tête maintenant je n'aurais même pas à me poser la question. Une perspective tentante n'est-ce pas ?

Il agrémenta sa réponse d'un sourire sadique qui ne permettait aucunement d'ignorer ses intentions à l'encontre du triste sire. De toute façon, il voulait que les choses soient très claires pour son adversaire. Il ne le laisserait pas en paix, peu importe ce que cela lui coûterait. Le Chat était un animal rancunier. Il en avait beaucoup trop vu pour faire demi-tour et comptait bien mettre ses menaces à exécutions. Et puis, le jeu ne faisait que commencer. Il était temps de mettre un coup de patte à la vilaine souris.

Mais le Chat fut contraint de reconnaître que la suite des événements le surprit un tantinet. S'il s'attendait à ce que la souris tente de prendre la fuite, il n'avait pas imaginé qu'elle pourrait tenter de le mordre. Trois coups de feu retentirent et le Chat n'écouta que son instinct en se jetant au sol. Du coin de l’œil, il vit l'écorce d'un arbre littéralement exploser à l'impact. Il n'osa imaginer ce que cela aurait produit si le projectile l'avait atteint. Mais il se doutait bien que le choc aurait été bien plus douloureux que la décharge qu'il avait reçue précédemment.  C'est pour cela qu'il resta un moment au sol, guettant la suite. Mais rien. Son adversaire s'était enfermé chez lui. Avec prudence, le Chat se releva et alla examiner le tronc d’arbre qui avait été touché. Il ne voyait qu'un trou profond à l'endroit où l'écorce avait été explosée. Trop profond pour qu'il puisse atteindre ou apercevoir le projectile qui s'y était niché. Il passa le doigt le long de l'ouverture et constata que c'était chaud. C'était bien la première fois qu'il voyait un impact pareil. Assurément, cela l'aurait transpercé de part en part. Il aurait dû vivre le restant de ses jours avec un trou en travers du corps, quelle terrible éventualité. Il avait décidément affaire à un bien curieux personnage.

Un personnage qui, même s'il transpirait la peur, semblait déterminé à se défendre. Les gens étaient tellement persuadés que leur triste vie avait de l'importance. Ne se rendait-il pas compte des torts qu'ils causaient ? C'était agaçant à la fin de les voir se démener pour leur survie alors que l’issue était écrite à l'avance. Tobias regarda le chalet et constata que depuis sa fenêtre, l'homme observait. Il ne résista pas à la tentation et harangua son adversaire.

Où est l'intérêt d'avoir un si joli jouet si c'est pour s'en servir si mal ? À moins, qu'en plus des chats, tu en veuilles aux arbres également.


La détermination du Chat était inchangée. D'un pas décidé il s'approcha de la clôture qu'il enjamba facilement. Finalement, ce n'était pas grand-chose. Il suffisait juste de le savoir. Bon, il était temps de passer aux choses sérieuses. Sans hésitation, Tobias se dirigea vers la porte du chalet. Mais il ne s'attendait pas à poser le pied sur un nouveau piège. La détonation le fit sursauter, il s'esquiva d'un bond et retomba sur un autre piège. Son cœur battait à cent à l'heure. Qu'était-ce encore que cela ? Il baissa les yeux et remarqua que sa botte était légèrement brûlée. Rien de bien grave, mais cela devenait lassant. Un piège cachait un autre piège. Que pouvait bien posséder l'homme pour que cela nécessite tant de précautions ? Le Chat voulait savoir, c'était plus fort que lui. Il n'allait pas arrêter maintenant. Calmement, il prit une grande inspiration et fixa la porte du chalet. Il devait l'attendre. Il sautilla quelques instants sur place, pour se donner du courage, et enchaîna alors avec un sprint sans quitter des yeux sa destination. Il slalomait, espérant que cela suffirait. Mais il réussit quand même à déclencher de nouveaux pièges. Cela soulevait des mottes de terre à chaque explosion. Il finit par attendre la porte. À bout de souffle. La distance était courte, mais le chemin avait été plein d’embûches. Ce nouvel épisode l'avait passablement agacé.

De rage, il tapa du poing contre la porte. Elle n'avait pas l'air particulièrement solide. D'un coup d'épaule bien placé, il aurait pu la sortir de ses gonds. Mais il n'en fit rien. Ces nouveau pièges lui avaient rappelé que malgré tout, il devait rester méfiant. Tobias n'était pas décidé à perdre la partie, pas aujourd'hui. Coincé à la porte, il hésita un instant à mettre le feu au chalet. Mais c'était trop radical. Il voulait savoir ce que cachait l'homme avant. Ensuite, peut-être, il détruirait tout cela.

Une idée lui traversa alors l'esprit. En plus, cela pourrait s'avérer divertissant. Avec agilité, il réussit à se hisser sur le toit du chalet. Cela avait été facile, ce n'était pas particulièrement haut et Tobias avait déjà vu pire. Il trouva facilement son équilibre sur le toit et regarda calmement autour de lui. Les deux étranges moulins étaient là, imposants et tellement différents de ce qu'il connaissait. Le vent faisait tourner paisiblement les immenses pales qui surplombaient la canopée. Tobias s'approcha pour regarder l'étrange architecture. C'était en métal et cela semblait solide. Il sortit l'épée de son fourreau et la fit tinter contre la solide paroi en tournant autour. Assurément, il n'allait pas pouvoir le détruire aussi facilement qu'il l'avait espéré. Mais il n'avait pas dit son dernier mot. Il venait de remarquer un léger interstice dans la structure qui lui permit d’apercevoir des sortes de câbles qui disparaissaient dans le toit. Il avait trouvé de quoi pousser à bout sa victime et allait l'utiliser sans le moindre scrupule. C'était l'occasion rêvée pour faire sortir la souris de son trou et s'introduire dans le chalet. Son épée entrait à peine dans le passage, mais c'était suffisant. En l'agitant légèrement de droite à gauche, il allait pouvoir sectionner un à un les câbles qui se trouvaient là. Il prenait tout son temps pour être sûr de faire les choses bien.

À ce moment précis, le Chat n'avait aucune idée de ce qu'il faisait. Il ne se doutait pas des conséquences possibles de son action. Tout ce qu'il savait, c'est que ça ne plairait pas à son adversaire. Pour avoir posé autant de pièges autour de cette vieille bicoque, c'est qu'il devait y tenir un minimum. Et le Chat avait toujours aimé prendre ou détruire ce qui ne lui appartenait pas.
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Chat va chauffer pour Whale !
Mer 6 Mar 2013 - 19:35

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

A lors que j’observe l’homme depuis ma fenêtre, je le vois se relever tout doucement, aucun de mes tirs ne l’ont atteint, ce qui ne m’étonne guère puisque je n’ai pas pris le temps de viser. J’ai réussi à atteindre un arbre tout de même, ce qui lui permet de se rendre compte du dégât que peut causer une arme à feu, j’espérais que cela lui donne envie de laisser tomber. Mais ce ne fût pas le cas et je perçus même ses paroles à ce moment là : il se demandait si je n’aimais pas les arbres comme les chats.
Nom d’une pipe, j’étais tombé sur un de ses fous furieux pour qui la vie animal avait de la valeur et en l’occurrence pour lui, ceux des chats. J’avais fui mon monde pour échapper aux associations de sauvegarde des animaux et je retombais sur un illuminé de ce type ici. C’était d’une malchance certaine.
Comment pouvait-on espérer faire avancer la science sans expérimenter. Se rendaient-ils compte tous ces misérables « sauveteurs » que sans nous, les chercheurs, bien des vies ne seraient plus de ce monde sans nos essais validés.
C’était rageant de voir nos avancées stoppées par ces ignares !
Je ne pensais pas retrouver ce type de comportement déviant ici.

L’ami des chats se retournait donc vers moi, allait-il faire demi-tour … Je le vis enjamber la clôture et déclencher un premier piège, puis un deuxième et s’arrêter. L’espoir revint, à force de se prendre des pièges dans la tronche, il allait bien finir par abandonner.
C’était sans compter sur sa ténacité apparemment. Il s’est mis à courir en zigzagant déclenchant plusieurs de mes pièges mais il arrivât sans encombre sur le pas de la porte d’entrée face à la fenêtre où je le surveillais.
Je reculais un peu, regardant avec appréhension la porte contre laquelle un coup fort résonna, je reculais un peu plus, face à la porte près à l’accueillir, le revolver pointé vers la porte, le chargeur entier y passerait et ce coup ci il n’en réchapperait pas.
J’attendis stoïque, sur de moi, mais rien ne venait. Par contre j’entendais des bruits venant du plafond, je me précipitais sur la fenêtre, l’ami des chats n’était plus devant la porte, il avait grimpé sur le toit !
J’enrageais, qu’allait-il faire là haut, s’il touche à mes éoliennes je l’écorche vif l’ami des chats, il me servira de cobaye grandeur nature.
Je levais la tête et tentais de suivre son évolution sur le toit, inquiet, à l’affût du moindre bruit.
J’entendis l’entrechoquement du métal puis un bruit de frottement, je distinguais au travers des lattes du toit une lame qui tentait de s’insérer dans le trou où passaient les câbles. Je me précipitais sur le levier du générateur et mis à pleine puissance :

Vas y mon coco, sectionne un câble et tu vas comprendre ton malheur.

Peut être que cette dernière décharge serait mon ultime chance de me débarrasser de cet intrus.
Néanmoins, la tournure des événement étant, je commençais à préparer mon retour dans mon monde, il ne pourrait pas me suivre, mais aurais-je le temps d'aller au bout de la procédure ?
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Chat va chauffer pour Whale !
Ven 8 Mar 2013 - 19:56

 
    


ElliotElliott ~ Whale

P our une fois, le Chat agissait prudemment. Du moins le pensait-il. Il agitait lentement sa lame en guettant plus bas le moindre signe d'activité de son adversaire. Il espérait bien le faire sortir de son trou. Mais l'homme ne semblait pas décidé à agir ainsi. Peu importe, Tobias était bien décidé à détruire petit à petit cette maison, à commencer par ces moulins filiformes. Il arrêta sa tâche un instant afin de regarder à l'intérieur du tube. Il était en bon chemin, mais le matériel utilisé semblait solide. Il aurait pu aller plus vite, mais cela aurait été gâcher son plaisir. Cependant, alors qu'il s'apprêtait à reprendre son travail, il lui sembla entendre un étrange bruit. Une sorte de léger vrombissement. Comme si que quelque chose avait été enclenché. Il arrêta sa lame alors qu'elle allait se replacer dans l'interstice et colla son oreille contre le tube de métal. Oui, quelque chose avait été mis en route. Ce n'était pas précis, mais il pouvait l'entendre. Il ne savait pas ce que c'était, mais son instinct lui hurlait d'arrêter tout de suite ce qu'il s'apprêtait à faire. C'était une sensation surprenante, difficile à décrire. Mais il la reconnaissait bien. À n'en point douter, c'était un nouveau piège. C'était certain, il le sentait au plus profond de lui-même.

Tobias en avait assez. De dépit, il mit un violent coup de pied dans le moulin. Il savait que c'était totalement inutile, mais cela lui fit un bien fou. Il commençait à en avoir par-dessus la tête de ce curieux personnage qui multipliait les coups fourrés. Qu'avait-il donc à cacher de si précieux ? Où avait-il trouvé tous ces mécanismes inconnus ? Le Chat voulait savoir et cela le rongeait. Il était de nature curieuse et n'aimait pas être ainsi dans l'ignorance. Il commença à faire les cent pas sur le toit, tentant de reprendre ses esprits. Volontairement, il avait un pas lourd et prenait soin de couvrir tout l'espace disponible. Il était hors de question que la petite souris se sente en sécurité.

Mais à quoi pouvaient bien servir ces moulins ? Est-ce que cela avait un lien avec les pièges qu'il avait rencontré jusqu'à présent ? En tout cas, il ne pouvait pas mettre en doute la redoutable intelligence de son adversaire. Jusqu'à présent, il était allé de surprises en surprises. C'était assez satisfaisant de trouver enfin un ennemi à sa mesure, mais également particulièrement frustrant de devoir produire tant d'efforts pour si peu de résultats. Cependant, il savait qu'il était en mesure de le vaincre, malgré tous ces artifices. Au moins, l'homme n'utilisait pas de magie, c'était déjà un bon point. Contre la magie, Tobias était totalement impuissant. C'était un univers inconnu pour lui. Ensuite, de toute évidence, son adversaire était un couard. Jusqu'à présent, il s'était caché derrière ses tours de passe-passe et n'avait pas tenu à se mesurer à Tobias. Il n'était clairement pas coutumier des affrontements directs. Le Chat pouvait tirer avantage de cela. Il avait senti la peur de son adversaire, et il était tout à fait en mesure de l'accentuer. Il était excité par la perspective d'un choc frontal avec la petite souris. Cela allait être sanglant.

Il était temps d'agir. Fini les entourloupes, les pas de côté et la palabre. La souris ne voulait pas quitter son trou, alors le chat allait l'y rejoindre. Tobias caressa le pommeau de son épée en avançant vers le rebord du toit. Il était à présent de l'autre côté de la maison. Il lui semblait bien avoir aperçu une seconde entrée. Avant de descendre, Tobias prit une grande inspiration. Il n'avait aucune idée de ce qui allait se passer par la suite, mais il était déterminé à mener à bien cette histoire. Si son adversaire ne voulait pas agir, il allait devoir attaquer. Une fois encore. Mais maintenant, il n'allait pas prendre de gants. Il avait la conviction qu'en s'y prenant bien, prendre le dessus sur son ennemi serait une simple formalité. Physiquement, il était clairement en position de force. Généralement, il préférait agir avec plus de finesse, mais l'homme était venu à bout de sa patience.

Quand le Chat se décidait à agir, il prenait habituellement le temps de réfléchir au meilleur angle d'attaque. D'expérience, il favorisait l'astuce à la force brute. Il avait des aptitudes physiques étonnantes, de par sa souplesse et son agilité, mais il n'utilisait la brutalité qu'en dernier recours. Lorsqu'il était acculé ou quand il souhaitait écourter les choses. Dans le cas présent, il était devenu évident à ses yeux qu'il devait agir promptement. Faire les choses vite et bien, sans possibilités de fuite. Son adversaire ne s'attendrait sûrement pas à cela. L'homme devait espérer un nouvel impair de la part du Chat, mais le bandit ne lui ferait pas ce plaisir. Il imaginait déjà la petite souris entre ses griffes. Cette pensée l'aurait presque fait saliver. En entrant dans la maison, il allait non seulement pouvoir se venger des tortures infligées aux animaux de la forêt, mais également découvrir ce que l'homme pouvait cacher.

De retour sur la terre ferme, Tobias tendit l'oreille. Rien que le silence angoissant. Il se trouvait devant une porte close qui menait à l'intérieur du chalet. Juste à côté se trouvait une petite fenêtre. Avec beaucoup de prudence, le Chat s'avança en espérant pouvoir se faire une idée plus précise des lieux. La pièce était très sombre, et à vrai dire il ne distinguait pas grand-chose. C'était dû à l'opacité de la fenêtre, liée à une importante couche de poussière. Aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. De ce qu'il pouvait deviner, la pièce semblait être une sorte de cuisine très peu entretenue et particulièrement désordonnée. De toute évidence, son rival n'était pas un aficionado des tâches domestiques.

Le Chat se demanda à quoi pouvaient ressembler les journées de l'homme. Il n'osait penser que la vilaine souris passait son temps à piéger les animaux de la forêt et créer des pièges. Il devait forcément y avoir autre chose. C'est ce qui inquiétait Tobias. Il ne pensait pas que l'homme faisait tout cela par pur sadisme. Il était bien trop malin et lâche pour cela. Non, la raison de tels agissements lui était inconnue, mais il était convaincu qu'elle était terrible. Forcément. Sinon, dans quel intérêt posséder un pareil équipement ? En repensant à l'arme à projectiles que son adversaire utilisait, le Chat eut un désagréable frisson. Il revoyait l'état de l'arbre et s'accordait pour dire qu'il n'avait aucune envie de subir le même sort. Même un tout petit peu. Aussi, lorsqu'il lui sembla déceler un mouvement, le jeune homme se baissa instinctivement afin de disparaître d'un imaginaire champ de vision.

Mais Tobias ne pouvait pas renoncer, pas maintenant. Il avait enclenché un redoutable processus en chassant l'homme dans les bois et devait aller jusqu'au bout. Il prit son courage à deux mains et se releva très calmement. Même si les choses devaient mal tourner pour lui, il devait au moins essayer d'enrayer cette menace qui planait sur la Forêt Enchantée. C'est pourquoi, avec une certaine anxiété, il alla se placer devant la porte et leva la main. Pour toquer très poliment contre les planches de bois brut qui constituaient l'entrée secondaire de la maisonnette.

Écoute, c'est idiot de réagir comme ça. Je le reconnais, j'ai été excessif. Je n'aurais jamais dû te faire peur avec cette flèche.

Tobias parlait calmement, avec sincérité. Il prenait sa voix de repentir, tentant tant bien que mal d'apaiser l'homme. Tout en parlant, il écoutait à travers la porte et guettait la moindre réaction de l'homme. Il espérait juste qu'en cas de réponse explosive il aurait le temps de se mettre à couvert.

Mais en même temps, le coup de la barrière repoussante et des bombes dans le jardin, c'était pas mal aussi. Sans parler des animaux piégés dans la forêt...


C'était vrai après tout. D'une certaine manière, ce n'était pas lui qui avait ouvert les hostilités. Si l'homme n'avait pas fait intrusion ainsi dans la forêt, jamais Tobias ne s'en serait pris à lui. Ils auraient pu continuer leurs petites insignifiantes chacun de leur côté. Mais il en était autrement. Cependant, Tobias tenta de contrôler la colère qui montait en lui et continua de s'exprimer d'une voix douce. Il ne voulait surtout pas effrayer sa proie.

C'est que tu n'es pas de la région, c'est ça ? Non, forcément, personne dans le coin ne possède un équipement semblable. Et tout le monde sait ce qu'il en coûte de chasser trop près de mon territoire. Allez, tu ne savais pas, je veux bien te pardonner pour cette fois.


Il lui semblait entendre du mouvement, mais pour l'instant il ne se sentait pas en danger. Il devait à tout prix faire sortir la souris de sa réserve s'il voulait l'attendre.

Tu ne crois pas qu'il serait plus sain pour tous deux d'arrêter les frais ? Je t'attaque, tu m'attaques, je me défends, tu te défends... ça ne rime à rien. Je pense qu'il est temps d'être un peu civilisé. Vraiment. Je m'excuse. Pour la flèche et tout le reste.

Dès que la souris serait à sa portée, il ne la laisserait pas s'échapper. Pas cette fois. Le Chat était prêt à réagir.
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Chat va chauffer pour Whale !
Dim 10 Mar 2013 - 13:23

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

J e m’activais dans la pièce pour ouvrir le portail et m’enfuir, si l’homme ne se prenait pas la décharge espérée je le sentais mal et en même temps laisser toutes mes affaires ici me contrariait au plus haut point, j’avais mis du temps à ramener tout cela et à tout monter.

James regarda la pièce autour de lui, il avait réussi à refaire un laboratoire digne de ce nom ici. Il avait tout installé dans le recoin du chalet. Au milieu trônait une table en métal d’à peine 1 mètre de large, elle devait bien en faire deux de long. Pourvu de divers ceintures en cuir tout autour permettant d’attacher des animaux de toute taille y compris des humains, ou ce qui pouvait s’en approcher. Dans ce monde où tout était possible, les possibilités de recherches étaient immenses et James était très curieux, et s’était préparé à toutes éventualités. Mais il n’en oubliait pas pour autant sa recherche principale : trouver comment ramener son frère à la vie avec toute sa tête. Le cœur rapporté lors de son premier voyage ici avait été efficace mais le cerveau ne semblait pas avoir suivi. Il était donc revenu pour trouver la solution à ce deuxième obstacle. En attendant de trouver la solution, des opportunités d’expérience avait vu naissance. James cherchait à expliquer les phénomènes magiques par la science, persuadé de pouvoir tout expliquer.
Il avait commencé à engranger un certain nombre de données, elles se trouvaient dans les cahiers rangés sur les étagères près de la table contre le mur en bois, écrite dans une langue comprise que par le savant. A l’opposé de cette étagère se trouvait une autre étagère, meublée celle-ci de cages, deux d’entre elle retenait un hôte, des chats. Ces derniers miaulaient mais aucun son ne sortait de leur bouche. James excédé par leurs miaulements ou leurs cris avait pris la précaution de couper leurs cordes vocales.
James avait placé une tringle à rideau ainsi qu’un rideau permettant d’isolé ce recoin de tous regards indiscrets. Il y avait pensé en cas de visite, il n’avait jamais eu besoin d’y avoir recours, néanmoins cela lui servait quand il quittait la maison.

Je perçus malgré les vrombissements légers des appareils électriques, que l’homme avait cessé ce qu’il faisait sur le toit, il marchait maintenant, d’un pas lourd, je scrutais et tentais de comprendre quelle serait sa prochaine action. Je l’entendis descendre et je perçus son ombre se refléter dans la fenêtre près de la porte de derrière. J’étais loin d’avoir atteint la puissance nécessaire pour faire apparaitre le vortex pour fuir. Je sentais perler les gouttes de sueur le long de la tempe et un frisson parcourir ma colonne vertébrale. J’avais négligé de piéger les portes pensant que la clôture et les pièges à feu enterré suffiraient. J’avais péché par suffisance. L’ombre sur la fenêtre se matérialisa et je pus voir le visage de l’homme, instinctivement je me plaquais contre le mur pensant pouvoir échapper à son regard, lui-même fit un rapide mouvement et je ne le vis plus.
Nous restions ainsi chacun de notre côté immobile, le temps semblant s’être arrêté quand j’entendis des coups frappés à la porte.
J’en restais perplexe et je ne bougeais pas de suite.
L’homme se mit à parler. Il semblait vouloir repartir sur d’autres bases. Etait-ce possible ? Pouvais-je lui faire confiance ?
En même temps je n’avais pas vraiment le choix. Peut être qu’il fallait mieux faire profil bas et tenter une médiation, j’étais assez doué dans ce domaine, plus que dans une épreuve de force physique.
Je m’avançais vers la porte en tirant le rideau afin de soustraire la vue de mon laboratoire à l’étranger. Tenant fermement le revolver dans ma poche droite, je tournais la clé et je reculais laissant l’inconnu entrer dans la partie de la maison qui ressemblait à toutes les autres pièces de vie des autres maisons.

Entrez mais ne faites pas de mouvements brusques, j’ai dans la main l’objet qui fait des trous assez gros et j’ai de quoi vous en faire six.
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Chat va chauffer pour Whale !
Ven 15 Mar 2013 - 22:07

 
    


ElliotElliott ~ Whale

L e Chat Botté était aux aguets, prêt à agir. Chacun de ses muscles était tendu, paré à réagir à la plus infime impulsion. Il savait qu'il devait se méfier de l'homme. Il avait vu ce dont il était capable. Quand il entendit du mouvement de l'autre côté de la porte, Tobias envisagea de reculer, de se mettre à l'abri derrière le jardin miné et l'étrange barrière. Mais il ne pouvait plus reculer, plus maintenant, il était si proche du but. Qu'importe ce que cela lui coûterait, il était bien décidé à terminer sa mission. Même si cela impliquait de devoir se défendre contre la dangereuse arme que possédait son adversaire. Bien entendu, la perspective de perdre la vie dans de si horribles circonstances ne l'enchantait guère.

Mais le Chat aimait à penser qu'il pouvait compter sur plusieurs vies. Bien qu'il fût incapable de dire combien il lui en restait exactement. Sa hardiesse lui avait souvent joué de mauvais tours. Mais cette fois, il était conscient qu'il devait être particulièrement prudent. Il avait du dépasser plusieurs pièges pour en arriver jusque-là. Aussi, Tobias se tenait prêt en entendant les pas se rapprocher de l'autre côté de la porte. Rien ne lui garantissait qu'un nouveau piège n'allait pas lui tomber dessus. À mesure qu'il entendait l'homme s'approcher de lui, le Chat caressait nerveusement le pommeau de sa fidèle lame. Il était décidé à vendre très cher sa peau, et l'homme regretterait amèrement de s'en être pris à la forêt. Même s'il sortait vainqueur de ce combat.

Lorsque la poignée se baissa et que la porte s'entrouvrit, Tobias eut un mouvement de recul. D'un bond, il s'écarta et brandit son arme, prêt à en découdre. Mais il du bien admettre que son mensonge avait fonctionné à la merveille. L'homme semblait ouvert à la discussion, ce qui n'était pas particulièrement étonnant considérant son attitude de lâche jusqu'à présent. La vilaine souris se tenait dans l'ouverture de la porte. Tobias était quelque peu surpris et cela se lisait sur son visage. Il n'avait osé espérer que ce serait aussi simple. Il se sentit très bête de ne pas y avoir pensé dès le début. Constatant qu'il ne risquait pas grand-chose pour l'instant, il se décida à ranger son épée.

C'était incroyable. Il avait dû affronter mille et un dangers, tous plus étranges les uns que les autres, et encore une fois il se sortait d'un mauvais pas en usant uniquement de simples mots. S'il n'avait pas dû se servir aussi souvent de ses armes pour sauver sa vie, Tobias s'en serait débarrassé aussitôt. Mais il ne devait surtout pas laisser paraître la joie et le soulagement qui l'envahissait en ce moment. Après avoir joué avec ses nerfs, le triste sire l'invitait très poliment à entrer. Il marchait à cent pour-cent dans les tromperies du Chat. C'était trop beau pour être vrai. Il avait beau menacer d'user de son arme, il la gardait dans sa poche. S'il avait vraiment voulu être menaçant, c'est sous le nez de Tobias qu'il aurait dû la pointer. Le jeune homme le savait, mais ne laissa rien deviner de sa satisfaction.

Car, malgré tout, l'arme était toujours présente. Cela, il ne devait surtout pas l'oublier. Non, cette fois il ne ferait pas preuve d'un excès de confiance. Il ne laisserait pas l'homme se jouer une nouvelle fois de lui. Il devait continuer à le mettre en confiance. En souriant aimablement, Tobias acquiesça aux paroles de l'homme.

J'en prends bonne note. J'espère ne pas te donner de raisons de sortir ce vilain joujou de ta poche.


Le Chat laissa éclater un rire léger et s'avança vers l'homme pour pénétrer dans la maison. Il pouvait voir l'arme gonfler la poche droite de l'homme. Il devinait aisément ses petits doigts délicats agrippés à la crosse de l'arme. Tobias aurait pu tenter de s'en saisir, mais il avait une petite idée de ce qu'il risquait en tentant cela. Il devait trouver autre chose.

Toutefois, il venait enfin d'entrer dans la tanière de la bête et cela lui procura un léger frisson de plaisir. Il pouvait finalement découvrir l'antre de l'homme. Il ne reconnaissait pas la moitié des objets qu'il apercevait, c'était assez déstabilisant. Mais il ne pouvait s'empêcher de poser son regard sur tous ces trésors. C'était plus grand et mieux rangé que ce qu'il avait imaginé. Mais à son goût tout cela manquait de chaleur humaine. À l'image du propriétaire des lieux se dit-il. Tiens, il ne devait surtout pas l'oublier celui-là. Du coin de l’œil, il l'observait. Trouvait-il cette situation aussi incongrue que lui ?

Mais Tobias n'oubliait pas pour autant pourquoi il était ici. Il devait faire payer l'homme pour ses crimes. En faisant mine de regarder autour de lui, il se rapprocha de sa proie. Il devait agir vite, ne surtout pas lui laisser une chance de fuir à nouveau. Un nouvel échec n'était pas acceptable. L'homme était si proche de lui qui pouvait clairement sentir un faible relent de peur. C'était juste ce qu'il manquait au Chat pour se convaincre qu'il était temps d'agir et raviver son appétit. Il allait faire regretter à l'homme d'être venu massacrer ses petits amis. Le Chat allait sortir ses griffes.

Il ne devait surtout pas laisser une chance à l'homme de saisir son arme. Il devait exécuter ses gestes avec précision et rapidité. C'était la seule façon de prendre le dessus sur son adversaire. Mais plus spécialement, il ne devait pas perdre de temps à réfléchir. En un éclair, Tobias adressa à l'homme un violent coup de poing au visage. Il lui écrasa littéralement le nez. Aussitôt, un flot de sang jaillit et éclaboussa la chemise de lin du Chat qui ne prit même pas la peine de reculer. Non, il préférait regarder sa proie s'effondrer au sol, inconscient. Il n'aurait su dire si c'était la surprise, la violence du coup ou le torrent sanguin qui avait suivi qui avait fait perdre connaissance à l'homme. Mais il ressentait une étrange satisfaction à regarder l'étrange personnage au sol. C'était une bonne chose de faite pensa-t-il.

Cependant, son travail n'était pas terminé. Il ne savait pas combien de temps l'homme resterait évanoui, mais il ne devait surtout pas prendre de risque. D'un coup de botte, il le fit rouler sur le dos et s'accroupit à ses côtés afin de fouiller dans ses poches. Le contact du métal froid de l'arme fit frémir le Chat. L'espace d'un instant, il envisagea de la garder pour lui, de s'en servir pour punir la vilaine souris. Ce pourrait intéressant. Mais il sentait que cette arme n'était pas faite pour lui, que c'était un objet bien trop dangereux pour s'en servir sans danger. Aussi sa décision était prise. Tobias se saisit de l'arme, se releva, et alla la jeter le plus loin possible dans le jardin. Elle ne pourrait pas faire de mal maintenant. En revenant sur ses pas, le jeune homme prit soin de refermer la porte derrière avant de retourner à ses affaires.

Très calmement, le Chat se pencha sur sa victime. Il n'en avait pas encore fini avec elle, mais il voulait avant toute chose faire le tour de la maison. Aussi décida-t-il qu'il serait bien plus prudent d'attacher l'homme. Il lui retira délicatement sa blouse blanche, la déchira d'un coup sec en deux et lui attacha sans gestes brusques les poignets et les chevilles. Si l'homme tentait de se sauver, au moins Tobias n'aurait pas grand mal à le rattraper. Cependant, il espérait que l'homme serait assez malin pour comprendre que toute tentative de fuite ne ferait qu'énerver plus le Chat. Il imaginait déjà les souffrances qu'il allait infliger au propriétaire des lieux. Cela aiguisa l'appétit du Chat. Mais il était maintenant temps de fouiller les lieux.

La pièce principale n'était pas particulièrement accueillante. Ce n'était clairement pas le genre d'endroit où l'on avait envie de s'attarder pour boire le thé. Rien que cette grande table nue au centre de la pièce vous donnait des frissons. De toute évidence, elle n'était pas destinée à accueillir de bons repas. En faisant glissant ses doigts dessus, Tobias eut un très mauvais pressentiment. Des choses affreuses c'étaient déroulées en ce lieu, c'était certain. Peut-être qu'en fouillant dans la bibliothèque le Chat trouverait quelques indices sur la nature de l'homme ? Mais non, ce n'était qu'un charabia incompréhensible qui s'étendait sur des pages et des pages. De la folie pure pensa Tobias. Par pure malice, il passa son bras le long des étagères. Il regardait avec plaisir les cahiers s'étaler au sol. Sans prendre de précaution, il les piétina furieusement et se dirigea vers le rideau qui s'étendait à l'opposé.

Avec précaution, il l'ouvrit, craignant une autre mauvaise surprise. Mais quel fut son étonnement de découvrir plusieurs cages soigneusement entreposées. Deux d’entre elles contenaient des chats. Ils venaient très certainement de la forêt considérant leur taille et leur fourrure. Mais quelque chose clochait. Ils avaient une étrange odeur. Un mélange de peur, de colère, et une chose que Tobias n'arrivait pas à identifier. Très délicatement, il se saisit d'un des chats et le posa contre lui. Il sentait le cœur de l'animal battre à la chamade, mais il percevait également sa joie d'être délivré. En passant ses doigts le long du coup de l'animal, Tobias sentit une étrange aspérité. En regardant plus attentivement entre le pelage de l'animal, il découvrit une cicatrice. Assez récente à première vue. Et aussitôt, il comprit. L'horrible souris avait mutilé ces animaux. Avec précision. C'était du pur sadisme. Tobias ne pouvait en supporter plus. Il devait punir l'homme. Rapidement, il libéra les chats et les laissa fuir par une fenêtre. Leur instant leur suffirait pour éviter les pièges dispersés dans le jardin. Il prit ensuite grand de jeter à terre tout ce qui se trouvait à portée de main. Mais il ne devait pas laisser éclater sa rage, pas maintenant.

D'un pas furieux, il retourna auprès de sa victime, toujours au sol. Il annonça son arrivée d'un violent coup de pied à l'estomac. Si l'homme n'était pas éveillé, cela suffirait. Tobias le saisit par l'épaule et le traîna jusqu'à l'immense table en métal. Sans précaution, il souleva la souris et l'y déposa violemment. Il était temps de répondre à quelques questions.

Qui es-tu ? Que fais-tu ici ? Pourquoi ? Pourquoi mutiler des animaux comme ça ? Quel intérêt malsain y trouves-tu ?

Le Chat parlait d'une voix lente et grave. Il contenait sa rage avec beaucoup de difficultés. Il ne devait pas la libérer tout de suite. Il lui fallait des réponses. Et il était bien décidé à les obtenir. En fouillant dans les affaires de l'homme, il découvrit une pince. Elle était assez fine, mais pouvait faire des dégâts si l'on servait correctement. Tobias la fit claquer deux coups et retourna au-dessus de l'homme.

Je veux des réponses, maintenant. Saisis ta chance de sauver ta triste vie.

Bien sûr, il était disposé à écouter les explications de l'homme. Mais il n'était pas sûr de pouvoir les comprendre. Tout cela le dépassait. Néanmoins, il irait jusqu'au bout.
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Chat va chauffer pour Whale !
Sam 6 Avr 2013 - 12:04

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

L ’homme entra dans la maison d’une démarche féline, les mains libres sans aucune arme. Il arborait un petit sourire de satisfaction en avançant tranquillement. Je commençais à me demander si j’avais vraiment fait le bon choix. Ce monde recelait mille et un mystères qu’il me tardait de découvrir, de comprendre mais j’avais un peu oublié le reste. Les habitants et leur manière de primate, ils étaient restés ici à l’ère du moyen-âge, la parole n’était pas leur moyen de communication privilégié. Il avait une démarche souple, c’est à peine si on entendait le son de ses pas, il donnait l’impression de marcher sur du velours. Il scrutait autour de lui, sûrement étonné par ce qu’il voyait et qu’il n’avait pas l’habitude de voir, il est vrai que la pièce qui devait jadis servir de cuisine ressemblait maintenant plus à l’arrière d’un laboratoire, mais de cela il ne devait en avoir aucune idée. Mon esprit observateur prit le dessus encore une fois intrigué par ce qu’il allait faire, j’en oubliais le fondement de toute prudence qui aurait du m’alerter en voyant l’homme se rapprocher de moi, entrer dans mon espace vital, mais quand je le compris, il était déjà trop tard, j’eus la sensation d’un choc au niveau du visage puis plus rien.

Quand je repris ce qui me semblait être un peu de conscience, j’étais au milieu d’un trou noir, je sentais quelque chose de chaud couler le long de ma joue. J’avais atrocement mal au nez. J’avais froid et je n’arrivais plus à bouger, comme si mon cerveau était déconnecté de mes muscles. Etais-je mort ? C’était la confusion la plus total, néanmoins ce n’était pas le néant, j’en déduisais que si j’arrivais à réfléchir, c’est que j’étais vivant ou alors j’avais découvert un truc excitant sur la mort. Etais-je en train de vivre l’après ? Je tentais de secouer la tête pour remettre de l’ordre dans mon cerveau, mais là encore la commande musculaire ne fonctionnait pas.
Il y avait du bruit autour de moi, mais je n’arrivais pas à en saisir le sens. Des chocs, des objets qui tombaient à terre dans un grand fatras, des mouvements, il y avait quelqu’un. Je cherchais, c’était quoi le dernier souvenir que je pouvais me rappeler ?
Pas moyen de le saisir.
J’allais me manifester en demandant de l’aide mais je sentis alors un coup violent dans le ventre puis je sentis que je volais et que j’atterissais sur une surface au contact froid. J’entendis une voix, une succession de son mais je n’arrivais pas à comprendre le sens.
J’ouvrais les yeux cherchant à distinguer quelque chose, mais rien ne venait, ça restait noir, je n’y voyais plus rien.
Je ne comprenais rien de ce que l’on me disait.
Je n’arrivais plus à savoir ce que je faisais là.
Et comble de tout, alors que j’essayais de m’exprimer, sorti de ma bouche une succession de son digne d’un nouveau-né.
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Chat va chauffer pour Whale !
Dim 14 Avr 2013 - 17:34

 
    


ElliotElliott ~ Whale

T obias considérait sa proie avec un certain dédain. Il écoutait ses misérables borborygmes avec dégoût et épiait ses faibles signes de vie. Tout cela était pitoyable. Il n'avait pourtant pas l’impression d'avoir frappé si fort que ça. Mais cela ne faisait que confirmer sa première impression d'avoir affaire à un être particulièrement faible. Une souris chétive qui une fois désarmée n'était plus apte à défendre sa vie. Si l'être humain avait été un animal comme les autres, le savant fou n'aurait eu aucune chance de survie, c'était certain. Son savoir n'avait pas été capable de le protéger face à la force brute. C'était un triste spectacle auquel assistait le Chat, il en avait bien conscience. Au vu de ce qu'il avait traversé pour en arriver jusque-là, il avait espéré un peu plus de résistance. Était-ce trop demander, un dernier pas de danse avant le coup final ? Il fixait avec intensité ce corps à sa merci et une étrange idée lui traversa la tête. Et si tout cela n'était qu'une piteuse comédie afin d'éviter les coups ? Après tout, il avait déjà eu la preuve qu'il avait affaire à un faible, ce jeu de pantomime n'avait alors rien d'étonnant. Il existait tout un tas de créatures qui trompaient leur ennemie en feignant la mort. L'homme était-il ainsi ?

Si tel était le cas, il ne s'agissait clairement pas d'une bonne stratégie face au Chat Botté. Car s'il y avait bien une chose qu'il détestait par-dessus tout, c'était que l'on se moque de lui éhontément. Il ne pouvait supporter que l'on tente de le prendre pour un idiot, c'était inimaginable.Aussitôt, il sentit la rage le gagner petit à petit. Ce terrible ouragan qui dévastait tout sur son passage. Il ne chercha même pas à lutter, bien au contraire. Il la sentait irradier une à une chaque parcelle de son être. C'était une sensation enivrante. Avec colère, Tobias jeta la pince qu'il tenait à travers la pièce. Il commença à faire les cent pas, frappant furieusement le sol.

Est-ce si compliqué de répondre à mes questions ?!

Il hurlait plus qu'il ne parlait, d'une voix puissante et décidée. Quelques inflexions trahissaient la colère sourde qui l'animait. Sans vraiment se rendre compte de se qu'il faisait, Tobias se saisit des étagères face à lui et les envoya s'exploser au sol. Avec hargne, il sauta à pieds joints sur les meubles au sol afin de les réduire en miettes. Puis, il se mit à attraper tout ce qui se trouvait à portée de main et s'acharna à le briser, le fracasser, le détruire. Rien n'échappait à sa colère. Les fioles étranges répandaient leur contenu sur le sol, imbibant les carnets remplis de curieuses notes. Les outils de travail étaient projetés contre les murs, les fenêtres, cassant ce qui pouvait l'être sur leur passage. Le Chat était hors de lui, incontrôlable. Un brouhaha envahissait la maisonnette alors si paisible. Rapidement, ce qui avait été un laboratoire ordonné se transforma en champ de bataille. Haletant, le jeune homme faisait le tour de chaque pièce, s'assurant que rien n'échappait à sa rage destructrice. Une armée de sanglier aurait pu traverser la maison que le résultat n'aurait pas été différent.

Enfin, le Chat reprit ses esprits. La colère avait disparu aussi vite qu'elle était venue. Il reprenait son souffle avec calme, constatant les dégâts qu'il avait causés. Il ressentait une certaine satisfaction, mais il n'en avait pas fini, avec la vilaine souris. Il ramassa la pince qu'il avait jetée auparavant et retourna se mettre à côté de sa victime. D'un geste appliqué il remit en place une mèche de cheveux gênante et s'épongea sommairement le front avec sa manche. Il se mit ensuite à fixer sa victime avec une certaine curiosité et finit par se racler la gorge.

Tu ne sembles pas bien comprendre ce qui se passe ici. Tu devrais veiller à affûter ton sens de l'observation. C'est une qualité nécessaire pour survivre dans ce monde.

Sa voix était redevenue calme et posée, presque douce. Il prenait soin de choisir chacun de ses mots afin de rendre son discours clair. Il restait droit comme un i à côté de la table d'opération, jouant machinalement avec la pince entre ses doigts.

Je n'avais jamais rencontré une personne comme toi avant. Et pourtant, tu dois me croire, j'ai vu un sacré nombre d'horreurs dans ce monde. Mais toi, toi... ce que tu as osé faire. C'est contre nature. Tu ne peux pas venir ici, dans cette forêt, et croire qu'elle t'appartient. Ce n'est pas comme ça que les choses fonctionnent.

Son ton était presque professoral. Il marchait calmement maintenant, tout autour de la table, ne quittant pas des yeux l'homme entravé. Il s'amusait à faire claquer la pince à la fin de chacune de ses phrases, comme une annonce de ce qui allait suivre.

Tu vois, c'est comme ce que je viens de faire. Entrer chez toi et tout saccager. Détruire ce qui ne m'appartient pas. Je peux donc imaginer parfaitement ce que tu ressens maintenant. De la colère, du dégoût, une certaine tristesse... C'est vrai, voir les choses qui nous tiennent à cœur être brisé avec autant de facilité, c'est un véritable déchirement. Mais je pense qu'il était nécessaire que tu le ressentes. Afin de comprendre ce que j'ai pu éprouver quand j'ai découvert tes pièges dans la forêt, quand j'ai compris ce que tu faisais aux animaux.

L'homme attaché était suffisamment malin pour entendre ce que venait de lui expliquer le Chat. La vertu de l'exemple n'était plus à prouver et Tobias espérait bien avoir été suffisamment clair pour son hôte. Sa petite démonstration était on ne peut plus explicite après tout. Mais assez parlé, il était temps pour le jeune homme d'avoir enfin les réponses qu'il était venu chercher. Avec sérénité, Tobias se rapprocha de la tête de la vilaine souris et, d'un geste précis, l'inclina légèrement sur le côté. Se penchant en avant, il saisit du bout de la pince coupante le lobe de l'oreille de sa victime et, pinçant légèrement dessus, se mit à lui murmurer.

Sois sage maintenant, et répond à mes questions. Je te laisse une dernière chance.

Tobias était bien décidé à aller jusqu'au bout. S'il devait arracher l'oreille de l'homme, il le ferait. Après tout, il pourrait très bien se débrouiller avec une seule. Ce n'est pas comme s’il envisageait de lui couper les cordes vocales. Même si cette perspective était tentante, le Chat Botté n'était pas un boucher, qu'on se le dise.
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Chat va chauffer pour Whale !
Mer 1 Mai 2013 - 7:13

 
    


FrankensteinElliott ~ Whale

J e fronçais les sourcils de concentration. Je devais absolument me rappeler où j’étais et ce que je faisais et pourquoi j’étais entravé ainsi. Ce qui ne fut pas chose facile tellement il y avait un brouhaha effroyable. Il y avait-il une armada de sangliers autour de moi ?
C’était rageant de se sentir aussi perdu qu’un nouveau-né !

Commençons par le début. Je suis James Whale, ça déjà c’est sur et je suis adulte, donc je devrais savoir parler. Si rien ne sort de ma bouche, c’est qu’il y a un traumatisme, fichtre que j’ai mal à la tête d’ailleurs ! S’ils pouvaient cesser tout ce bruit les sangliers, ça m’arrangerait quand même.
Bien donc, je suis … dans mon laboratoire ?
Non, non, non … ah oui mon frère … la visite étrange de cet être … le contrat, un cœur contre une tentative … cet autre monde fascinant … oui je me rappelle !
Je suis dans mon laboratoire mais pas celui de mon monde et un abruti est en train de détruire le fruit de mes expériences d’ici !
J’en étais là quand je me rendis compte que le silence envahissait le chalet. Je tentais d’ouvrir les yeux, mais la vue était encore trouble. Je fis l’homme s’approcher.
Les souvenirs revenaient. La flèche, la course dans la forêt, les explosions, la marche sur le toit et … j’avais laissé rentrer l’énergumène ! Ma curiosité va me perdre !

Tu ne sembles pas bien comprendre ce qui se passe ici. Tu devrais veiller à affûter ton sens de l'observation. C'est une qualité nécessaire pour survivre dans ce monde.

Je constatais avec soulagement que le sens des mots reprenait leur place dans ma tête. Quelque soit le traumatisme, il était temporaire, un peu de temps suffirait pour le retour à la normal. Mais avais-je le temps ? La mise au point oculaire se faisait de plus en plus précise et l’homme continuait de parler.
Il voulait savoir pourquoi je touchais aux animaux qui lui appartenaient apparemment au vu de la comparaison avec le tsunami qu’il avait fait subir à mon intérieur.
Je levais d’ailleurs légèrement la tête pour voir l’étendu des dégâts. La rage m’envahit immédiatement en m’apercevant que plus rien n’existait de ce que j’avais patiemment ramené, mes cahiers parterre au milieu des fioles et de leur liquide, piétinés, toutes mes notes … S’il me laisse la vie sauve, il le paiera !

Oui je sentais la rage m’envahir mais je ne comprenais pas, je n’ai jamais compris qu’on puisse faire passer les animaux avant l’avancée de la science, ici comme ailleurs il existe donc toujours des êtres assez bêtes pour ne pas en comprendre l’intérêt. Mais sa capacité à s’émouvoir pour les animaux sera sa perte, ce type de personnage est incapable de tuer de sang froid un être dans la repentance.
Aussi quand je sentis la pince me titiller le lobe de l’oreille je ne me fis pas prier pour débiter tout ce qu’il voulait savoir avec des yeux de chat potté à faire fondre la plus grande des colères :

Je m’appelle James, je suis un docteur, je cherche un moyen de sauver mon jeune frère, pitié ne me tuez pas ! laissez moi partir ...

Je continuais de le fixer, ouvrant grand mes grands en tentant d'y mettre le plus d'apitoiement possible.
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Invité
Chat va chauffer pour Whale !
Sam 25 Mai 2013 - 9:52

 
    


ElliotElliott ~ Whale

C 'était avec une certaine délectation que le Chat regardait sa proie reprendre peu à peu ses esprits. Il imaginait avec gourmandise l'état de confusion dans lequel devait se trouver le scientifique. Tobias se considérait comme un implacable prédateur, et rien ne lui procurait plus de jouissance que la terreur qu'il pouvait provoquer chez ses victimes humaines. Ce n'était qu'un juste retour des choses après tout. Cet affreux personnage s'était « amusé » à piéger de pauvres animaux sans défense, à présent son heure était venue d'endurer l'angoisse d'une captivité et la peur du supplice. Le Chat appréciait tout particulièrement l'ironie de la situation. L'intense plaisir qu'il éprouvait se lisait très facilement sur son visage. Une étrange lueur animait son regard et un sourire cruel se dessinait lentement sur ses lèvres. Oh oui, il savourait ce moment, guettant la moindre expression de crainte sur le visage du savant fou. La chasse avait été pleine de surprises et de rebondissements, et maintenant, enfin, il pouvait profiter de sa récompense.

Le Chat Botté était coutumier de ce genre de situation. C'est pourquoi il ne fut pas surpris lorsqu'il constata le regard implorant de l'homme. C'était tellement prévisible. La nature humaine était ainsi faite. Tous les moyens étaient bons pour sauver sa peau. Il faut dire qu'il en avait vu des bien plus coriaces, des gros balourds au cerveau vide, implorer et geindre comme de jeunes pucelles pour préserver leur triste vie. Hélas pour eux, ils n'avaient jamais le bon argumentaire et le Chat finissait toujours par accomplir sa sentence. Cette fois, il devait l'admettre, il était curieux de découvrir ce que la vilaine petite souris allait inventer pour sauver sa carcasse. Même si cela ne servait pas à grand-chose en fin de compte. Il était bien décidé à lui faire payer ses crimes d'une manière définitive.

Cependant, lorsque l'homme annonça que tout ceci était pour sauver son frère, Tobias fut quelque peu désarçonné. Il ne comprenait pas le lien entre la torture d'animaux et la vie d'un frère. C'était absurde. Était-ce donc tout ce que ce « brillant » esprit pouvait trouver pour préserver son existence ? C'était tout bonnement ridicule. Il s'attendait à quelque chose de mieux. Oui, le Chat était déçu par tant de médiocrité. Il perdit son large sourire et posa un regard noir sur l'homme attaché. Après une intense respiration, il resserra un peu plus la pince sur l'oreille de l'homme. Ça y est, la chair était entaillée. Il n'avait qu'à tirer un coup sec pour arracher ce lobe inutile. Mais il n'en fit rien et approcha son visage de celui de sa victime. Il secouait lentement la tête de gauche à droite avec un air de réprobation.

James, James, James... voyons, ne me prends pas pour un idiot. Tu veux me faire croire que capturer, torturer et tuer des chats sauvages va sauver la vie de ton frère ? Allons, ne sois pas stupide. Je sais que tu as peur, mais tu faire mieux que ça.

Force était de constater que ce n'était plus un monstre vicieux qu'il avait devant lui, mais un être humain chétif et apeuré. C'était décevant. Même pour lui, qui avait pourtant appris à se contenter de peu. Où était-il ce terrible combat épique qui permet aux valeureux aventuriers de terrasser enfin l'ignoble bête ? À croire que le Chat était devenu exigeant. Avait-il vraiment bravé tous ces dangers pour si peu. Juste une créature fébrile et passablement dérangée. Les idées contradictoires fusaient dans l'esprit du bandit. Est-ce que lui arracher l'oreille allait redonner un peu de courage et d'audace au savant fou ? Rien n'était moins sûr. Et pourtant, c'était certain, cela l'aurait soulagé. Il n'aurait pas affronté toutes ces épreuves en vain.

Et pourtant, une drôle de petite voix se faisait entendre dans la tête du Chat. Douce et bienveillante, elle tentait de le ramener à la raison. Elle lui expliquait calmement qu'en agissant ainsi, en torturant pour le plaisir cette souris sans défense, il ne vaudrait pas mieux que ce monstre qui avait mutilé les animaux de la forêt. L'affrontement entre l’instinct primaire de Tobias et sa bonne conscience était dévastateur. Il ne savait que faire. De rage, il relâcha l'oreille de Whale et envoya voler à travers la pièce la pince coupante. Il voulait sa vengeance, il voulait du sang, mais il en avait assez de se comporter en monstre. Et si l'homme avait dit vrai, si tout cela était pour sauver son frère. Il n'admettait pas que l'on sacrifie des animaux pour sauver une vie humaine, mais il comprenait tout à fait ce genre d'amour qui pouvait vous pousser aux pires extrémités. Même s'il ne l'avait jamais éprouvé lui-même, il en avait déjà entendu parler, il avait déjà lu des livres dessus. Il ne pouvait que comprendre et se mettre à la place de cet homme. Bien sûr, considérant sa propre histoire familiale, le Chat aurait pu éprouver une certaine jalousie mêlée de rancœur. Mais pas cette fois, pas aujourd'hui. Comment aurait-il pu être jaloux d'un tel homme après tout ? Cependant, tout cela ne faisait que rendre Whale bien plus misérable à ses yeux.

Il avait besoin de faire le point, de définir les options qui s'offraient à lui. Tobias s'éloigna de la table d'opération et commença à faire les cent pas. Il marmonnait en réfléchissant. Il n'avait jamais laissé personne lui échapper jusqu'à présent. Qu'allaient dire les gens si cette fois il épargnait la vie de l'étranger. On le prendrait pour un lâche, on dirait qu'il se laisse aller, qu'il s'est attendri. Mais c'était faux ! Ou alors, peut-être qu'avec ce témoignage d'une victime rescapée, sa renommée reprendrait du poil de la bête. Les témoins vivants avaient leurs avantages après tout. Si l'homme racontait la traque qui avait précédé, cela allait sûrement ajouter du crédit à ses talents de chasseur. C'était une option envisageable après tout. Mais si l'homme recommençait ses méfaits malgré tout ? Alors dans ce cas le Chat n'aurait d'autre solution que de mettre définitivement fin à ses agissements. Oui, c'était une idée.

Exalté et souriant, le Chat retourna se mettre à côté de sa victime. Il avait pris sa décision. Et d'une certaine façon, il était soulagé. Il tournait autour de la table, réfléchissant à ce qu'il allait pouvoir dire. Comment ne pas passer pour un lâche malgré son abandon ? Non, ce n'était pas un abandon, c'était du sursis. La triste créature ne devait surtout pas oublier qu'il était sur les terres du Chat Botté et, qu’où qu'elle aille, il aurait toujours un œil sur elle.

James, c'est ton jour de chance on dirait. Tu ne vas pas mourir. Enfin, si, tout le monde meurt. Mais pas aujourd'hui.


La voix de Tobias était enjouée. Il rapprocha son visage de celui de Whale et le força à le regarder droit dans les yeux.

Toutefois, ne crois pas que ton ardoise est effacée. Je serais toujours là, à te surveiller, à guetter le moindre de tes gestes. Commets un seul acte qui va à l'encontre des créatures de cette forêt et jamais tu n'auras la possibilité de sauver ton frère... est-ce clair ?


Il n'attendit même pas de réponses. Ce n'était pas le but. Tobias se releva et asséna un puissant crochet du droit à l'homme attaché. Puis, sans chercher à savoir s'il était ou non toujours conscient, il envoya valser la table d'opération qui se retourna sur elle-même. Il était temps de partir. Mais il n'oublierait pas sa promesse. Il allait garder un œil sur cet homme. Et s'il constatait le moindre écart de sa part, il ne ferait pas preuve de clémence, c'était certain. Cependant, avant de quitter les lieux, le Chat jeta un dernier coup d’œil autour de lui. Il avait mis une jolie pagaille dans la maison du savant. Une tornade n'aurait pas mieux fait. Il avait au moins cette satisfaction d'avoir accompli une partie de son travail avec brio. Sur le chemin du retour, cette vision de dévastation allait lui redonner du baume au cœur. Après tout, il avait bien mérité de se reposer maintenant.



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